Les générations de Carole Laliberté

Les générations de Carole Laliberté

L’artiste peintre Carole Laliberté a illustré le piano public avec son œuvre . (Photo : Frank Jr Rodi)

Piano public de Saint-Basile-le-Grand

Carole Laliberté a obtenu le mandat de créer une œuvre d’art pour décorer le piano public de Saint-Basile-le-Grand. Les couleurs de l’instrument ont été dévoilées mercredi dernier lors de l’annonce de la programmation culturelle estivale.

Le piano public est orné d’une œuvre réalisée par Carole Laliberté. Intitulée Générations, elle symbolise les citoyens de toutes les tranches d’âge, de toutes les générations, les interactions entre chaque groupe d’âge et l’importance de chacun au sein de la communauté. Elle évoque aussi la présence de certaines familles enracinées à Saint-Basile-le-Grand depuis plusieurs générations.

« Ce qui fait la richesse principale d’une ville, c’est la population qui l’habite. » – Carole Laliberté

Le journal Les Versants a rencontré l’artiste : « C’est un honneur pour moi d’avoir été capable de rendre hommage à la population de Saint-Basile-le-Grand de cette façon, grâce à mon art. Ça me touche!, mentionne Carole Laliberté, pour qui la peinture demeure l’aspect de sa vie qui lui apporte le plus. La peinture est représentative de ce que je peux offrir à la municipalité. »

Mme Laliberté raconte que durant sa réflexion pour l’élaboration de sa toile, elle s’est posé des questions sur le sujet à explorer. Selon elle, une municipalité se distingue par ses infrastructures, son paysage, ses commerces, le territoire qu’elle occupe. Mais aussi par ses gens : « Ce qui fait la richesse principale d’une ville, c’est la population qui l’habite. J’ai voulu parler de ces gens de tous âges représentés ici par différentes générations. »

L’œuvre illustre six personnages : un couple d’aînés, une mère et un père, un garçon et une fillette. Ceux-ci sont sans visage. « Ce qui laisse l’opportunité à chacun et chacune de s’identifier à eux, explique celle qui est présidente de l’Atelier de peinture de Saint-Basile-le-Grand depuis neuf ans. Les couleurs vives et vibrantes et le traitement de facture enjouée sont à l’image d’une population dynamique et active. »

Selon la coordonnatrice culturelle, Julie Patenaude, Mme Laliberté est fortement impliquée dans la vie communautaire de la ville, notamment par l’Atelier de peinture où elle donne des cours d’art à la population. « Elle comprend notre communauté et a créé une œuvre parfaitement adaptée au contexte. Par ailleurs, nous n’avions pas d’œuvre de Mme Laliberté dans notre collection d’œuvres d’art. C’est un peu comme si nous en ajoutions une avec cette œuvre-là! »

Carole Laliberté a déjà eu l’opportunité de produire une œuvre pour le 45e anniversaire du Cercle de Fermières. L’image, des femmes représentant quatre générations et la transmission de la connaissance, s’est retrouvée sur des signets. Cette fois, elle a inclus les hommes dans son travail. « Je vois autour de nos familles qu’elles sont tricotées serrées. C’est la raison pour laquelle mes personnages restent près les uns des autres dans Générations. » Rappelons qu’en septembre dernier, la 2génération de la Politique familiale de Saint-Basile était adoptée, réalisée sous le thème « Pour une communauté tricotée serrée ».

La Grandbasiloise se dit heureuse d’avoir pu passer le message souhaité par la peinture. « C’est ce que je connais le mieux », de poursuivret celle qui a remporté le prix Dollard-Morin en 2014 pour le bénévolat, de même qu’un certificat de reconnaissance de l’Assemblée nationale pour son implication dans la collectivité. Cette distinction lui a été remise le 16 avril dernier, en lien avec l’Atelier de peinture.

Carole Laliberté demeure à Saint-Basile-le-Grand depuis 36 ans. « J’ai vu grandir la ville. J’ai été témoin de son développement. Elle a connu plusieurs améliorations, notamment en culture et en sports. Il y a de la vie à Saint-Basile-le-Grand, plusieurs activités aussi; ce n’est pas un quartier en dormance », observe celle qui a publié, en 2015, le livre Petit recueil philosophique pour gens trop occupés.

Pas une pianiste

Bien qu’elle se soit manifestée pour embellir le piano public avec une œuvre sortie de son imagination, Carole Laliberté ne s’adonne pas à cet instrument. Par contre, elle a déjà joué de la guitare. « J’aurais aimé être musicienne, mais on ne peut malheureusement pas tout accomplir dans la vie. Pas avec le temps que nous avons. Je peins en écoutant de la musique; elle me transporte, m’amène ailleurs. »

L’instrument, offert à la Municipalité par Anabelle Lavallée en 2016, a été rendu disponible à la population une première fois l’été dernier, à la place des Générations, face à l’église. En plus d’être décoré, le piano public a été déplacé pour la belle saison à venir, cette fois à la halte du Village, située au coin de la montée Robert et de la rue Savaria.

QUESTION AUX LECTEURS :

Depuis combien d’années votre famille demeure-t-elle à Saint-Basile-le-Grand?

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