Les enjeux du district 4

Par Marianne Julien
Les enjeux du district 4
Si relocalisation il y a, la nouvelle gare se trouvera dans le district 4. (Photo : Archives)

Au terme de l’élection partielle dans le district 4, le nouveau conseiller municipal devra faire face à plusieurs enjeux, mettre en place des solutions et assurer le suivi de certains dossiers.

Il y a par exemple la relocalisation de la gare de Saint-Bruno. Celle-ci se trouvant dans un coin reculé du parc industriel, la Ville dit vouloir la relocaliser depuis plusieurs années.

En 2015, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) avait financé une étude de faisabilité au coût de 100 000 $. Celle-ci s’est terminée en décembre 2016 et proposait trois scénarios : que la gare reste à sa place, que la gare soit déplacée au dépôt à neige ou qu’elle soit déplacée en partie au dépôt à neige avec une passerelle piétonne menant au Sud-116.

Selon les dernières discussions du journal Les Versants avec le premier magistrat de la Ville, c’est le troisième scénario qui serait retenu.
L’étude évalue le coût de la relocalisation à 20 millions de dollars. Il faut noter qu’avec le déplacement de la gare, il faudra notamment penser à l’augmentation de la circulation de transit et aussi aux solutions concernant ce problème.

« Le promoteur arrive avec un projet conforme, il n’y a pas de dérogation et le zonage est beau, mais les gens qui ont voté pour le Plan d’urbanisme changent d’idée. » – Guy Hébert

Ce dossier ne semble pas bouger depuis un certain temps, or on a appris hier soir au conseil municipal qu’il semblait y avoir du mouvement avec des bribes concernant une étude d’accessibilité au Sud-116 reportée pour 2019 et une dépense de 110 000 $ pour des services professionnels en lien avec la relocalisation de la gare.

Boisé des Tilleuls
Un autre enjeu récent pour le district 4 est la question de la préservation du boisé des Tilleuls. Récemment, le conseil municipal a décidé de repousser le projet Riopel, un développement immobilier d’une centaine de logements. Or, au dire de l’ancien directeur général de la Ville, Guy Hébert, ce projet respecte en tout point le Plan d’urbanisme adopté par la Ville en 2017 et devrait pouvoir suivre son cours. « Le promoteur arrive avec un projet conforme, il n’y a pas de dérogation et le zonage est beau, mais les gens qui ont voté pour le Plan d’urbanisme changent d’idée », déplorait-il en entrevue avec le journal avant son départ.

Selon plusieurs, ce boisé devrait rester en place afin de protéger l’entrée de la Ville et celle-ci devrait y aménager un parc pour ce quartier qui n’en a pas. Pour d’autres, le promoteur devrait avoir le droit de construire sur ce boisé, qui n’a pas beaucoup d’intérêt.

Sécurisation d’une intersection

En troisième lieu, il y a un problème de sécurité à l’intersection du boulevard Seigneurial et de la rue De Chambly. D’après les élus, des accidents y ont souvent lieu à cause de la vitesse. En novembre, le conseil municipal a décidé de faire installer deux panneaux d’arrêt dans les bretelles de l’intersection, soit celle qui monte vers la rue des Tilleuls et celle qui descend sur la rue De Chambly. Cette intersection pourrait éventuellement devenir un carrefour giratoire.

Les candidats doivent se faire une tête par rapport à ces enjeux et penser à des pistes de solution. Rappelons que l’élection aura lieu le 2 juin.

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