Les églises fermées juste à temps pour célébrer Noël

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Par Gabriel Provost
Les églises fermées juste à temps pour célébrer Noël
L'église de Sainte-Julie a complètement rouvert ses portes juste à temps pour célébrer Noël. (Photo: archives)

Les églises de nos villes ont pu profiter de la période des Fêtes pour accueillir une dernière fois les fidèles, avant de finalement fermer à nouveau dès janvier.

Ainsi se termine une séquence de plusieurs mois durant lesquels les lieux de culte avaient l’autorisation d’accueillir celles et ceux qui souhaitaient s’y rendre. Des cérémonies traditionnelles s’y déroulaient durant la semaine et le dimanche. Désormais, il n’y a que les funérailles avec groupes de 25 personnes qui peuvent avoir lieu, peu importe la taille de l’église où elles se déroulent. 

Du côté de Sainte-Julie, la fin de l’année 2021 marquait la fin d’une période de deux années durant lesquelles l’église située au cœur du vieux village subissait des travaux de rénovation. 

Le président de la fabrique, Daniel Richard, était d’ailleurs heureux de pouvoir annoncer la réouverture des portes principales du bâtiment, de même que le retour à des cérémonies à plus grande capacité au mois de décembre. « Nous avons reçu 175 paroissiens dans l’église, qui ont pu assister au spectacle du violoniste David Piché, que nous avions invité pour marquer le moment », disait alors avec enthousiasme M. Richard au journal Les Versants en lien avec l’événement ayant eu lieu le 30 novembre dernier. 

Hausses de cas

À la fin novembre, l’esquisse d’une période plus permissive, où davantage de vie reviendrait dans les lieux de culte, a dû être modifiée en raison de la hausse des cas liés au variant Omicron dans la province. 

Le spectacle de Johanne Blouin, qui devait se tenir le 17 décembre à l’église de Sainte-Julie, a d’abord été annulé. Puis, les messes ont fini par être réduites à 130 personnes pour respecter les mesures de distanciation sociale, mettant fin à l’espoir de remplir les quelque 300 sièges de la paroisse. Daniel Richard dit toutefois que les messes du 24 et du 25 décembre ont pu accueillir « pas mal de monde. Nous avons été chanceux que le changement de capacité a été fait après les messes de Noël. »

Les annonces de fermeture des lieux de culte sont ensuite arrivées en même temps que la fermeture de plusieurs autres activités de la société québécoise. En réaction aux annonces faites par le gouvernement Legault à la fin décembre, la fabrique de l’est de la montagne, dont font partie les églises de Sainte-Julie, a choisi de suspendre les cérémonies jusqu’au 10 janvier. « Nous voulons protéger notre population ainsi que notre système de santé. Prions pour le rétablissement de la situation et merci de votre compréhension. »

En ligne

C’est la seule manière dont les messes pourront se tenir jusqu’à nouvel ordre au Québec

M. Richard indiquait le 7 janvier au journal Les Versants que « deux bénévoles sont présentement en train de planifier un retour aux messes en ligne. » 

Baisse de revenus

Pour la paroisse, cette fermeture complète, qui s’ajoute à l’interdiction de tenir des cérémonies en présentiel, fait en sorte de créer une baisse de revenus. « Des funérailles étaient prévues pour plusieurs journées au mois de janvier, mais les familles ont choisi de reporter étant donnée la limite des 25 personnes. Avec les messes qui ne peuvent également accueillir personne, cela crée une baisse de nos revenus. 

Le président de la fabrique indique que son organisation avait au moins réussi à créer la Contribution paroissiale annuelle (CPA), à laquelle une centaine de fidèles se sont inscrits. Cette manière de recueillir des dons fait en sorte de garantir des entrées d’argent mensuelles et donc de payer les employés de bureau ainsi que les agents pastoraux pour le moment. Daniel Richard ajoute que l’objectif de sa fabrique est de garder ce personnel, une volonté qui correspond également à celle du diocèse Saint-Jean-Longueuil. 

Toutefois, contrairement à 2020 et 2021, aucune annonce d’aides salariales provenant du gouvernement fédéral n’a été faite pour le moment. Avec la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC), qui était en vigueur entre le 15 mars 2020 et le 23 octobre 2021, la majorité des emplois étaient financés et donc gardés. 

M. Richard dit que sa paroisse « n’est pas à plaindre, mais il y en a d’autres qui ne sont pas riches et qui vont avoir plus de difficulté à s’en sortir sans aides gouvernementales. »

Que pensez-vous de la décision du gouvernement provincial de fermer les lieux de culte?

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