Les corridors de poudrerie connus

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Par Frank Rodi
Les corridors de poudrerie connus
Un tronçon de la montée Robert, entre le chemin du Richelieu et la rue des Cerisiers, est propice aux corridors de poudrerie. (Photo : archives)

Ministère des transports du Québec

Des tronçons de route à Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Basile-le-Grand et Sainte-Julie sont identifiés dans les contrats de déneigement du ministère des Transports du Québec pour le risque de corridors de poudrerie.

Les corridors de poudrerie, du même genre que celui qui a causé deux décès lors d’un carambolage sur l’A-15 en février à La Prairie, sont connus du ministère des Transports du Québec (MTQ). D’ailleurs, ces corridors de poudrerie sont actuellement à l’étude, nous dit-on. « De façon globale, les corridors de poudrerie sont connus par le Ministère et une analyse est en cours afin de mettre à jour les zones de poudrerie et de déterminer si des ajustements doivent être apportés aux contrats de déneigement », répond la conseillère en communication du MTQ, Karine Abdel.

Avec cette étude, le MTQ souhaite aussi identifier les endroits qui pourraient présenter une problématique d’accidents, de même que les lieux où des aménagements particuliers devraient être réalisés afin d’améliorer la sécurité.

« La route 223 à Saint-Basile, l’autoroute 20 à l’est de Sainte-Julie et l’autoroute 30, entre la montée Montarville et l’autoroute 20, à [hauteur de] Boucherville, font partie de cette liste. » -Karine Abdel

Dans les contrats de déneigement

Ces couloirs propices aux bourrasques de vent et de neige sont aussi identifiés dans les contrats de déneigement du MTQ. Les municipalités de Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Basile-le-Grand et Sainte-Julie n’y échappent pas. Karine Abdel témoigne : « La route 223 à Saint-Basile, l’autoroute 20 à l’est de Sainte-Julie et l’autoroute 30, entre la montée Montarville et l’autoroute 20, à [hauteur de] Boucherville, font partie de cette liste. »

Afin d’assurer une meilleure sécurité aux automobilistes, « ces routes requièrent une attention particulière de la part des prestataires de service de déneigement ».

Plus d’interventions, plus de patrouille

La représentante du MTQ reprend : « Les entrepreneurs sont tenus de faire une surveillance du réseau et des interventions préventives et plus fréquentes aux endroits propices à la poudrerie. »

Il existe un certain nombre d’accidents qui sont survenus sur le territoire et qui sont reliés à ces phénomènes de bourrasques subites. Des statistiques peuvent être relevées depuis des constats rédigés par les policiers. « Les données disponibles ne permettent toutefois pas d’identifier les accidents directement liés à une situation de poudrerie », prévient Mme Abdel.

Cependant, il est tout de même possible d’obtenir un aperçu en se fiant sur le nombre d’accidents qui répond au critère « vent fort » lors de la période hivernale. D’après les chiffres fournis, il y aurait eu 8 accidents dans les 19 dernières années sur les 3 routes mentionnées plus haut, soit la route 223, l’autoroute 20 et l’autoroute 30 sur le territoire de Saint-Basile, Saint-Bruno et Sainte-Julie. Trois de ces cas ont eu lieu sur l’autoroute 30, à Saint-Bruno-de-Montarville et Sainte-Julie. L’autoroute 20, à Sainte-Julie, aura été le théâtre de 5 accidents.

Des artères à juridiction municipale

Il n’y a pas que sur les grands axes routiers du MTQ que les automobilistes peuvent faire face à des couloirs de poudrerie. Il y a aussi des routes rurales, sous juridiction municipale, qui sont parfois aussi à risque. Un tronçon de la montée Robert, à Saint-Basile-le-Grand, en est un exemple. « La montée Robert, entre le chemin du Richelieu et la rue des Cerisiers, est propice aux corridors de poudrerie, fait valoir la directrice au Service des communications de la Municipalité, Stéphanie Plamondon. Par contre, en 2016, lors des travaux de réfection, la Ville a de manière proactive procédé à la plantation d’arbres et d’arbustes longitudinalement à la montée Robert afin de réduire les effets de la poudrerie. Les arbres et arbustes ont été soigneusement choisis afin de contrer les effets du vent. » Selon Saint-Basile-le-Grand, ce phénomène météo n’a jamais été la cause de carambolage ou de blessés sur la montée Robert.

À Saint-Bruno-de-Montarville, la direction des Travaux publics évoque qu’aucun incident relié à un corridor de poudrerie n’a été relevé sur la montée Montarville/boulevard De Montarville (une artère qui mène vers Boucherville et l’A-20). « Cependant le rang des 25, en direction de Sainte-Julie, est sujet à de grands vents », ajoute la directrice des communications, Suzanne Le Blanc.

Elle poursuit : « La vitesse réduite à 50 km/h et l’arrêt à l’entrée de l’IRDA et de la Sépaq contribuent à ralentir le trafic. Les citoyens adaptent aussi leur conduite en hiver. »

En février dernier, à la suite du carambolage de l’A-15, le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, avait déclaré qu’une « forte poudrerie en provenance du fleuve » aurait causé l’accident meurtrier entre quelque 140 voitures, une dizaine de poids lourds et des autobus, dont un autobus scolaire.

QUESTION AUX LECTEURS :

Avez-vous déjà affronté un corridor de poudrerie pendant que vous étiez au volant?

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