Les citoyens pourront-ils se prononcer sur le complexe sportif?

Les citoyens pourront-ils se prononcer sur le complexe sportif?

Si l’étude de faisabilité est concluante, la Ville ira de l’avant avec le projet de complexe sportif au parc Rabastalière (Photo : archives)

Une pétition a été déposée à la Ville de Saint-Bruno, lui demandant de reconsidérer la localisation du complexe sportif. À défaut, le regroupement Les Amis du parc Rabastalière demande la tenue d’un référendum. Est-ce que la Ville entend répondre à cette demande ou du moins instaurer une autre consultation citoyenne qui satisfera davantage?

Le 21 janvier dernier, le groupe citoyen Les Amis du parc Rabastalière, représenté cette fois-ci par Ludovic Grisé Farand, a déposé une pétition contre l’emplacement désigné au parc Rabastalière. Ces personnes demandaient alors que la localisation du complexe sportif soit revue, ce qui ne sera pas le cas. « Le parc Rabastalière est l’endroit le plus intéressant pour ce type d’équipement. Si toutes les conditions sont remplies, c’est sûr qu’on va aller de l’avant, maintient le maire Martin Murray. Si l’étude dit que c’est faisable, on le fera. »

L’étude dont il est question est l’étude de faisabilité commandée à la firme BC2 en août 2018 afin de déterminer si le terrain visé peut permettre la construction d’un complexe sportif. Les résultats devraient être connus sous peu.

Le maire dit prendre cette pétition au sérieux, mais ne pense pas mettre sur pied un référendum : « On comprend bien que les gens nous ont déposé une pétition, on est conscients que ça ne reçoit pas l’assentiment de tout le monde, mais je trouve qu’on est en train de demander des référendums pour tout. »

« Si après tous ces efforts on ne s’entend toujours pas, il faudra sonder la population clairement et oui, à ce moment, il est bien probable que j’appuie l’idée du référendum. »

– Caroline Cossette

Il pense notamment qu’un référendum ne serait pas révélateur, qu’en fin de compte, pas beaucoup de gens se déplaceront pour aller voter et qu’une majeure partie sera en faveur du projet et de sa localisation. Et qu’un tel exercice pourrait être néfaste. « Dans un référendum, il y a le côté du oui et le côté du non. Ça laisse des séquelles qui sont très longues à cicatriser parce qu’on fracture la population. Je ne suis pas dans la division », d’ajouter le maire.

La conseillère municipale Caroline Cossette croit que la Ville ne peut rester insensible face à l’ampleur du mouvement citoyen. L’élue se dit favorable aux recommandations qui privilégient l’implantation des infrastructures publiques au centre-ville et pense qu’il est possible d’offrir un nouveau site de baseball qui ferait plaisir aux amateurs.

« Si après tous ces efforts on ne s’entend toujours pas, il faudra sonder la population clairement et oui, à ce moment, il est bien probable que j’appuie l’idée du référendum. »

Quant au conseiller municipal Jacques Bédard, qui est maintenant indépendant, si un référendum se met bel et bien en place, il faudrait que ce soit à propos d’autres choses que la localisation. « Si nous décidons d’y aller avec une consultation publique qui coûterait entre 175 000 et 200 000 $, il est impératif à mes yeux que nous en profitions pour poser plus d’une question, soutient-il. Des questions pour valider les différentes options de la ville dans le cadre de ce projet : l’emplacement, les inclus dans ce centre sportif, les coûts. »

D’autres moyens de consultation?

Martin Murray croit plutôt qu’il y aurait d’autres moyens pour prouver que la population est en accord avec le projet de la Ville : « Il y a d’autres moyens pour aller chercher le pouls de la population, beaucoup moins coûteux et beaucoup moins invasifs. » Il n’a toutefois pas donné plus de détails sur lesdits moyens : « Vous allez voir dans le temps, on ne peut pas en dire plus aujourd’hui. L’étude va être connue bientôt, ça va cheminer dans les prochains mois. »

La tenue d’un registre n’est pas complètement hors de portée. Est-ce qu’il pourrait y en avoir un pour le complexe sportif, comme il y en aura un en février pour les résidants contigus de l’Îlot Natrel? « Il pourrait y en avoir un si on va vers un règlement d’emprunt, où l’ensemble de la population pourrait voter et il faudrait un certain nombre de signatures pour demander un référendum, explique le maire. Les citoyens seraient donc interpellés sur la phase du financement, si tant est qu’on aille vers un règlement d’emprunt, mais je ne pense pas que ça arrive. »

La suite des choses?

L’étude de faisabilité de BC2 devrait être publiée prochainement, la Ville procédera donc à son analyse ce printemps. Si tout se déroule comme le prévoit le maire, les plans et devis pourront être commencés cet été.

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