L’effet des Raptors se fait-il sentir?

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Par Frank Rodi
L’effet des Raptors se fait-il sentir?
L’Association de basketball desCougars de Saint-Bruno compte une équipe féminine supplémentaire cette saison. (Photo : courtoisie Association de basketball des Cougars de Saint-Bruno)

Association de basketball des Cougars de Saint-Bruno

Au basketball, est-ce qu’il y aurait un effet Raptors de Toronto qui se ferait sentir? C’est ce que l’Association de basketball des Cougars de Saint-Bruno semble constater, puisque son directeur du recrutement, Alexandre Dumouchel, affirme que le basketball des Cougars est en santé.

En juin dernier, les Raptors de Toronto, seule équipe canadienne de la NBA, étaient en mission avec leurs joueurs vedettes Kawhi Leonard et Kyle Lowry. Pour la première fois en 24 ans d’existence, la formation du nord de la frontière a remporté les grands honneurs, à la suite d’un gain de 114 à 110 contre les Warriors de Golden State. Toronto venait alors de gagner le trophée Larry-O’Brien en six affrontements.

« Le nerf de la guerre étant de trouver des entraîneurs avec des disponibilités. » -Alexandre Dumouchel

Du côté de l’Association du basketball des Cougars de Saint-Bruno, cette frénésie pour les Raptors ne s’est pas fait sentir sur le champ; l’organisation avait alors mis un terme à sa saison, quelques semaines plus tôt, en avril, et les joueurs étaient pour ainsi dire « libérés ». « Par contre, je crois fortement qu’une très grande majorité de nos jeunes suivent les résultats et les finales de la NBA, surtout pour les Raptors. Les Raptors suscitent énormément d’intérêt au Canada », nous avait alors répondu le président des Cougars de Saint-Bruno, Pierre J. Labelle.

C’était il y a plusieurs mois. Depuis, dans l’univers basket, il y a eu la saison morte.

Maintenant que le calendrier 2019-2020 s’amorce, l’Association de basketball des Cougars peut déjà confirmer un nouvel engouement. En effet, cette saison, il y aura une troisième troupe féminine au sein de l’organisation. « Nous couvrons désormais les [catégories] mini, benjamine et cadette », mentionne au journal Les Versants le directeur du recrutement chez les Cougars de Saint-Bruno, Alexandre Dumouchel. Ce troisième groupe de filles fait en sorte que le total d’équipes compétitives proposées par l’organisme montarvillois est à neuf.

Un regain chez les Cougars de Saint-Bruno

Mais l’intérêt ne s’arrête pas à cette équipe féminine supplémentaire. Alexandre Dumouchel précise : « [Il y a eu] une très forte participation aux camps de sélection des différents niveaux en septembre dernier. De plus, on a vu une marée de nouveaux jeunes à notre Académie de basketball du samedi – anciennement la Ligue du samedi -, pour une augmentation de participation de près de 20 % dans toutes les catégories. »

Le directeur du recrutement des Cougars de Saint-Bruno évoque à ce moment le cas des Raptors de Toronto, et les retombées qu’aurait pu créer leur conquête du printemps dernier. « Est-ce que c’est l’effet Raptors de Toronto, se demande-t-il. Difficile à confirmer… »

La question se pose. Il poursuit : « Difficile de faire une équation directe, mais le championnat gagné par les Raptors a sans doute eu un impact sur nos inscriptions. En effet, à notre Académie de basketball du samedi, nous notons une augmentation des inscriptions. Du côté des camps de sélection, plusieurs casse-têtes à gérer pour les entraîneurs. »

C’est qu’habituellement, une troupe de basketball est composée de 10 à 12 membres. Pour certains niveaux, plus d’une vingtaine de candidats prenaient part aux camps afin de décrocher un poste. « Dire que par le passé, il arrivait que nous ayons eu tout juste le nombre minimal de participants pour former une équipe », de constater M. Dumouchel.

Le nerf de la guerre

Selon lui, les Cougars auraient pu se retrouver, cette saison, avec plus de clubs dans diverses catégories. N’eût été un aspect en particulier, plutôt important, les entraîneurs, une denrée rare : « Le nerf de la guerre étant de trouver des entraîneurs avec des disponibilités. Il faut garder à l’esprit que c’est une responsabilité de prendre de son temps pour le consacrer à un groupe de jeunes, les faire évoluer en tant que joueurs, mais aussi en tant que futurs citoyens. C’est demandant et très engageant; ce n’est pas à la portée de tous. Les heures consacrées chaque semaine, c’est affolant… », avance le responsable des Cougars, rappelant qu’une campagne au basketball s’amorce en septembre et se termine en mars ou avril après avoir accumulé moult entraînements, matchs, tournois, événements spéciaux… « Voir les jeunes sourire, s’épanouir et grandir individuellement et collectivement compensent amplement le temps consacré. »

QUESTION AUX LECTEURS :

Est-ce que le sport professionnel influence les inscriptions loisirs de vos enfants?

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