Le vernissage d’un duo montarvillois

Le vernissage d’un duo montarvillois
Ils étaient plusieurs, dimanche, à assister au vernissage des expositions du Vieux Presbytère. (Photo : Cybèle Olivier)

Magnétique Nord et Jeux de fils

C’est dimanche dernier que se tenait le vernissage des deux artistes montarvilloises Lise-Anne Caron et Suzanne Langlois, au Vieux Presbytère.

Un texte de Cybèle Olivier

Bercé par le son d’une harpiste aguerrie, le public était doucement invité à convoiter les œuvres des nouvelles exposantes dimanche dernier. Le centre d’exposition réservait son premier étage à la brodeuse de longue date, Lise-Anne Caron, alors que le second étage laissait ses murs blancs satisfaire les désirs de la peintre Suzanne Langlois.

« C’est un endroit magnifique, un endroit privilégié pour exposer. » – Suzanne Langlois

Avec son exposition Jeux de fils, Lise-Anne Caron espère faire découvrir la broderie au public. « J’entends tellement peu parler de broderie que c’est un peu pour ça que je fais une exposition », a -t-elle expliqué. Elle confiait au journal l’importance qu’elle accorde à la reconnaissance de la broderie comme un art. Même si elle lance à la blague « [qu’elle] ne fait rien d’utile », la brodeuse rappelle l’investissement de temps que ce procédé lui demande. Elle s’est inspirée de sa collection de quelque 300 livres et revues pour recréer des images qui l’ont séduite. Des oiseaux, des papillons, des natures mortes et des créations imaginaires arborent ainsi les murs.

Nord magnétique

Au second niveau, Suzanne Langlois nous transporte au pôle glacé : « Je vous invite à venir explorer ces lieux errants et uniques qui sillonnent l’inconscient et la curiosité. Ces vastes paysages sculptés et marqués par la soufflerie du vent qui sont à la fois abstraits et concrets, durs et rigides, et pourtant si fragiles. » Elle nous raconte l’histoire d’un Nord inhospitalier, empreint de vastitudes et de beautés éphémères. Fière de ses 22 œuvres, la peintre aura attendu plusieurs années avant de se voir offrir une place, bien qu’elle habite Saint-Bruno depuis longtemps.

Un Vieux Presbytère inaccessible?

Ce lieu ancestral reçoit chaque année des centaines de dossiers d’artistes qui désirent exposer, mais peu sont acceptés par le comité de sélection. Lorsqu’ils sont choisis, la fierté de dévoiler des œuvres à leur collectivité envahit les artistes.

Pour la brodeuse, exposer au Vieux Presbytère était impensable, utopique : « C’est une amie qui m’a poussée à envoyer mon dossier, car je n’avais jamais pensé à ça. Je ne pensais pas qu’on pouvait reconnaître mon travail comme une œuvre d’art. » Bien qu’elle expose depuis cinq ans près de Québec, cette nouvelle opportunité enchante madame Caron.

Suzanne Langlois abonde dans le même sens : « C’est un endroit magnifique, un endroit privilégié pour exposer. » Comme son homologue, elle relate la beauté de l’établissement et le professionnalisme de la galerie, la seule de Saint-Bruno-de-Montarville.

Pour compléter ce témoignage, le journal s’est entretenu avec une artiste bien connue des Montarvillois : véroniKaH. Elle qui n’a pas la langue dans sa poche confie au journal qu’elle a attendu près de sept ans avant de pouvoir exposer sur ces murs mythiques. Lorsqu’elle a finalement exposé l’an dernier, un puissant sentiment s’est emparé d’elle. « C’est ma ville, mes garçons ont grandi ici et j’étais fière. » Effectivement, être exposées dans leur communauté semblait être l’objectif pour toutes ces artistes.

L’exposition qui prenait place le 21 juillet dernier au Vieux Presbytère se poursuivra jusqu’au 25 août 2019.

QUESTION AUX LECTEURS :

Êtes-vous curieux de découvrir ces expositions?

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