Le service de police de Longueuil étonné par l’annonce du SPVM

Photo de Frédéric Khalkhal
Par Frédéric Khalkhal
Le service de police de Longueuil étonné par l’annonce du SPVM
(Photo : archives)

Le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) n’est pas favorable à la fusion de ses services avec ceux de Montréal et de Laval.

La concertation ne semble pas avoir été le maître mot entre les services de police de Montréal, Laval et Longueuil, ni avec l’ensemble de ces trois municipalités.

Après la parution d’un rapport du Service de police de la Ville de Montréal (SPM), le 28 octobre, concernant la réorganisation de la police au Québec, il était possible d’y lire comme recommandation que le SPVM suggère la fusion des services de police de Montréal, Longueuil et Laval.

Une recommandation qui a surpris les deux autres corps de police. À Laval, la Ville a clairement indiqué ne pas vouloir d’une fusion de son service de police avec celui du SPVMet du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

Pour Fady Dagher, directeur du SPAL, « ça dépend de quoi on parle. Si c’est de la fusion de certaines unités, sur le plan opérationnel, pour être plus efficace en termes de criminalité entre Montréal, Longueuil et Laval, j’ai toujours été favorable, car effectivement, les criminels n’ont pas de frontières. Mais si l’on parle d’une fusion totale des organisations, je suis tout à fait contre. Je préfère connaître la communauté de manière plus intime que de m’élargir avec deux autres très grosses communautés que sont Montréal et Laval. Je souhaite une police de proximité. »

Longueuil a vécu, il y a quinze ans, une fusion avec quatre autres municipalités. « On n’en a pas fini avec cette fusion. J’ai été vraiment surpris de cette annonce, que j’ai apprise en même temps que la sortie du rapport du SPVM », de préciser M. Dagher.

« Le SPAL doit se concentrer sur la fusion avec sa communauté. » – Fady Dagher

Longueuil aussi contre

« La proximité actuelle de notre service de police avec la population a permis de développer une expertise du territoire tout en adaptant les services aux citoyens en fonction de leurs besoins spécifiques. Une fusion des services de police engendrerait la perte de cette expertise, en plus d’empiéter sur les responsabilités des municipalités, ce qui n’est donc pas souhaitable », a déclaré dans un communiqué la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent.

Un élargissement vers la Rive-Sud

Le chef de police à Longueuil ne s’oppose pas à des escouades mixtes, mais n’est pas en faveur d’une fusion totale. « S’il y a des économies d’échelle opérationnelle sur certaines façons de travailler en fusion, il n’y aura pas de souci, on peut toujours s’améliorer. Par contre, on n’en est pas à une fusion totale. C’est en plus totalement contre ce que j’essaie de mettre en place sur le plan de la proximité. C’est possible qu’un jour, il y ait un élargissement du SPALvers la Rive-Sud, mais moi, je n’ai rien de concret devant moi. Le SPAL doit se concentrer sur la fusion avec sa communauté », de conclure M. Dagher.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires