Le retour du parc canin

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Par Frank Rodi
Le retour du parc canin
La Ville cible ce terrain pour son futur parc canin. (Photo : Frank Jr Rodi)

Saint-Basile-le-Grand

Saint-Basile-le-Grand lorgne un terrain à proximité de la halte Richelieu, au coin de la montée Robert et du rang des Trente, afin d’y aménagé un parc canin. La Ville a formulé une demande d’autorisation à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) pour utiliser ce lot à une autre fin que l’agriculture.

Le projet de parc canin à Saint-Basile-le-Grand n’est pas mort. Le dossier, une promesse électorale lors des élections municipales de l’automne 2017, a refait surface la semaine dernière, en assemblée ordinaire.

« On a besoin de 2000 à 3000 m2 pour ce type de parc. » – Line Marie Laurin

Il faut savoir que depuis le 19 décembre 1985, la Municipalité est propriétaire du terrain qui est ciblé.

La Ville effectue une demande d’autorisation auprès de la CPTAQ parce qu’elle estime que l’aménagement d’un parc canin n’aura aucun impact sur le potentiel du lot à des fins agricoles. « À un moment donné, un conseil municipal doit se faire une tête…, mentionne la conseillère municipale Line Marie Laurin. On a besoin de 2000 à 3000 m2 pour ce type de parc. Utiliser ce terrain pour en faire un endroit pour les propriétaires de chiens ne compromet pas le lot et il serait facile, éventuellement, de revenir en arrière pour l’agriculture. »

Le terrain mesure 42 mètres par 70 mètres de profond. Actuellement, seul le tiers du lot est utilisé sur la profondeur pour la halte Richelieu. Pour Line Marie Laurin, c’est l’endroit idéal pour un parc canin. « C’est le site le moins intrusif pour la population et le plus intéressant. Il n’y a qu’une seule maison à proximité. »

En mars 2018, le maire de Saint-Basile-le-Grand, Yves Lessard, soulignait au journal Les Versants que plus de 50 % des résidants possèderaient un compagnon à quatre pattes. « Il y a beaucoup de chiens à Saint-Basile-le-Grand. Je l’ai constaté en période électorale, lors du porte-à-porte. »

Il y a deux ans, la Municipalité hésitait encore sur l’emplacement où pourrait se situer un tel parc. Elle ne souhaitait pas hypothéquer un territoire qui pourrait potentiellement se développer. Un terrain près de la gare était envisagé, de même qu’une place sur le site du ministère de la Défense nationale, sur le rang des Vingt. Puisqu’il s’agit d’un « projet grandement demandé », la Ville pourrait aussi envisager d’implanter un jour un deuxième parc sur son territoire afin d’accommoder les citoyens des deux côtés de Saint-Basile-le-Grand. C’est ce que M. Lessard avait confié au journal en mars 2018.

« Nous avons regardé pour un terrain en milieu plus rapproché, mais il n’y en a pas d’autres qui correspondent à nos critères, soit l’accessibilité et la quiétude du quartier. Le site sur la montée Robert est un bel endroit pour promener son chien. Déjà, il y a un accès à l’eau tout près, il y a un parc adjacent, le terrain est vacant et n’est pas exploité pour l’agriculture », répond Yves Lessard en entrevue. Quant à la question du stationnement, il serait envisagé que les propriétaires de chiens utilisent le rang des Trente pour leurs voitures.

Aussi, il est toujours question que le parc canin s’autofinance par les propriétaires de toutous à quatre pattes.

Quand on lui demande à quoi il s’attend de la réponse de la CPTAQ, le maire répond qu’il s’agit parfois d’une entité imprévisible. « Nous espérons une réponse positive. Nous allons laissé passer l’hiver. Je m’attends à un retour d’ici février, c’est ce que je souhaite. »

Dans l’éventualité que la demande d’autorisation soit acceptée par la CPTAQ, un parc canin pourrait être aménagé à Saint-Basile-le-Grand le printemps prochain… à quelques mois des prochaines élections municipales.

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