Le retour des traditions

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Par Frank Rodi
Le retour des traditions
Parmi les traditions de la guignolée de la paroisse, le souper-spaghetti devrait attirer quelque 500 convives. (Photo : (Photo : archives))

La 57e guignolée de la paroisse de Saint-Bruno se déroulera ce dimanche 27 novembre. Le traditionnel porte-à-porte est de retour. 

« À Saint-Bruno, il y a une tradition qui est très forte », témoigne la coordonnatrice des activités paroissiales pour l’unité pastorale Saint-Bruno/Saint-Basile, Caroline Rodrigue, en évoquant la collecte de dons. Les guignoleux qui chantonnent des cantiques de Noël seront de retour ce dimanche.  

« La guignolée de la paroisse, c’est important. » – Louis Mercier

Lors des rendez-vous de la guignolée 2020 et 2021, les dons alimentaires et en argent avaient été recueillis devant l’église de Saint-Bruno-de-Montarville. Ce ne sera pas le cas cette année. « Quand nous avons pris la décision de faire la guignolée dans le stationnement pendant la pandémie, des familles de guignoleux étaient déçues de ne pas passer dans les rues. Elles demandaient le retour du porte-à-porte. C’est une tradition, ici. Les gens se mobilisent, passent du temps ensemble et terminent la soirée avec un souper-spaghetti. Collectivement, il y a quelque chose de bien derrière cette guignolée », constate Mme Rodrigue.

Cette 57e guignolée de la paroisse marque donc aussi le retour du traditionnel souper-spaghetti, prévu dès 17 h 30 ce dimanche soir. Une trentaine de bénévoles seront sur place pour assurer le succès de l’activité. Quelque 500 personnes sont attendues.

Des secteurs à combler

Au moment d’écrire ces lignes, ce ne sont pas tous les secteurs de Saint-Bruno-de-Montarville qui sont comblés par des guignoleux. Actuellement, 28 quartiers sur 115 ne sont pas couverts. « Ça ne nous stresse pas trop, admet Mme Rodrigue. Déjà, avec plus de 80 qui le seront, nous sommes contents. » Tout de même, il y a toujours la possibilité de former un groupe et de prendre part à ce qui s’avère une belle activité intergénérationnelle.

Les citoyens devraient avoir reçu au cours des derniers jours une lettre les invitant à donner à la guignolée paroissiale. Il faut dire que cette année, le comité organisateur se tourne vers une formule hybride. Les gens peuvent contribuer de diverses façons. Apporter leurs dons en denrées ou en argent au Centre Marcel-Dulude le 27 novembre, entre 13h et 17 h; remettre leurs dons aux guignoleux qui serpenteront les rues de Saint-Bruno entre 16 h et 20 h le 27 novembre; ou encore effectuer un don en ligne (https://www.unitesaintbasilesaintbruno.org/) ou par la poste.  

Objectif 90 000 $

L’objectif est établi à 90 000 $ pour cette guignolée 2022. « C’est un objectif réaliste pour 2022, commente Caroline Rodrigue, qui se dit confiante de le voir atteint. Je pense que les gens sont assez généreux. À Saint-Bruno, il y a des citoyens qui sont capables de donner et qui sont vraiment généreux. »

Rappelons qu’en 2020, en pleine pandémie, une somme de 105 000 $ avait été accumulée. En 2021, la récolte avait été plus difficile, avec un total de 75 000 $. « Nous savons que plusieurs personnes souffrent de difficultés financières, c’est une situation économique qui n’est pas facile. Il faut passer cette crise où tout augmente, sauf les salaires, qui ne suivent pas. Mais nous sommes confiants que les [Montarvillois] pourront nous aider à atteindre nos objectifs. Il faut être solidaires les uns envers les autres », plaide Caroline Rodrigue. 

Ainsi, les 90 000 $ visés, c’est ce dont le comité organisateur a besoin pour maintenir le soutien au comptoir alimentaire et à l’entraide dans Saint-Bruno-de-Montarville. 

Don de la Ville

La Ville a octroyé un don de 5000 $ à la guignolée de la paroisse. Un montant de 2500 $ a aussi été versé à la Guignolée du Dr Julien, prévue sur le territoire le 10 décembre. Des aides financières qui ont été bonifiées depuis l’année dernière. Pour le conseiller municipal du district 5, Louis Mercier, il importe « de penser local » dans cette série de guignolées tenues en sol montarvillois. « On parle d’achat local. On a des besoins locaux à Saint-Bruno et on s’imagine toujours qu’il n’y a pas de situations qui sont difficiles. La guignolée de la paroisse, c’est important. J’invite les gens à penser local dans leurs actions… non pas de négliger l’autre, mais de penser local », d’insister Louis Mercier. 

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