Le projet de récupération d’un père

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Par Frank Rodi
Le projet de récupération d’un père
Martin Caron et ses deux filles souhaitent voyager, en Europe ou aux États-Unis. (Photo : courtoisie)

Martin Caron et ses deux filles souhaitent voyager, éventuellement, en Europe ou aux États-Unis. Pour réaliser leur rêve, ils parcourent les rues de Saint-Basile-le-Grand et ramassent tout objet qui peut se réparer et se revendre ensuite afin d’accumuler l’argent nécessaire pour s’envoler ou rouler vers leur destination.

La somme à récolter oscille entre 10 000 et 15 000 $. Le Montarvillois ramasse divers objets dont les gens se débarrassent, comme les appareils électroménagers, les chauffe-eau, les tondeuses et les souffleuses, les taille-bordures, les vélos… tout ce qui est constitué de métal, d’aluminium, de cuivre. Il y a un certain montant à récupérer de ces matériaux. Or, Martin Caron reconnaît que ce n’est pas très payant. « La tonne de fer a baissé de prix, donc il est certainement plus dur pour nous de ramasser notre objectif », dit-il.

La population est peut-être au fait de l’action des Caron, puisqu’ils ont distribué des feuillets publicitaires à Saint-Basile et Saint-Bruno il y a quelques mois.

D’où l’idée aussi de récupérer des objets destinés à la poubelle ou dormant depuis des années dans le sous-sol ou le garage des citoyens. « Les gens sont très gentils. Nous ramassons tout ce qui peut se vendre, comme micro-ondes, cage pour animaux, lampe, cuisinière, chaufferette, air conditionné, banc de parc… Je les répare pour ensuite les revendre; j’ai récupéré un banc de parc, que j’ai soudé, réparé, peinturé et revendu 190 $. S’il est impossible d’arranger ces objets, nous les envoyons à la cour de recyclage, raconte le père de famille. Grâce aux actions que nous accomplissons, nous rendons service à la planète en donnant une seconde vie à ce qui aurait fini aux sites d’enfouissement. »

« C’est un projet à long terme. » – Martin Caron

Au moment d’écrire ces lignes, un montant supérieur à 8 000 $ a ainsi été obtenu pour le projet de voyage. Ensemble, les Caron circulent donc dans les rues de Saint-Basile, à la recherche de la perle rare à retaper et revendre. C’est possible de les rejoindre par ce
courriel : metalvoyage@hotmail.com.

Atteindre ses objectifs

Martin Caron voit un autre aspect à son initiative amorcée l’année dernière. En entrevue avec Les Versants, il poursuit : « C’est un projet à long terme, qui ne se réalisera pas dans l’immédiat. Je veux démontrer à mes filles de 11 et 14 ans que lorsque nous voulons quelque chose ou quand nous avons un but, il faut prendre tous les moyens pour y accéder. »

Le trio souhaite traverser l’océan pour visiter divers endroits en sol européen, entre autres Londres, Amsterdam, Paris, Prague, Munich, Rome… « Nous aimerions commencer par Londres, prendre le train pour Amsterdam, ensuite aller à Berlin, Prague, Vienne, Budapest et continuer à Munich, Rome, Zurich, Stuttgart et finir par Paris. Nous voulons prendre les mythiques autobus rouges et dormir dans les trains pendant le trajet. Nous tenterons de découvrir chaque ville le plus possible. »

Advenant un coût trop élevé pour un tel périple, la famille a un plan B, soit celui d’acquérir une vieille voiture pour emprunter la célèbre route 66 jusqu’à Los Angeles. « Nous sommes déchirés entre ces deux projets, mais on ne peut en réaliser qu’un seul. Ce qui est plaisant de cette deuxième option, c’est que nous pourrions conserver l’automobile pour que mes filles puissent la conduire à 16 ans », relate Martin Caron, qui voulait voyager quand il avait 17 ou 18 ans. Il se souvient : « J’avais deux emplois, dont un au ciné-parc. Mais j’ai eu un accident, et je n’ai jamais pu voyager. Si on réussit, ce serait une première pour les trois. »

QUESTION AUX LECTEURS :

Que faites-vous avec vos vieux objets?

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