Le milieu des arts de nouveau sur pied

Photo de Gabriel Provost
Par Gabriel Provost
Le milieu des arts de nouveau sur pied
Le député fédéral de Montarville a mis de l’avant cette toile, de l’artiste Serge Bellemare. (Photo : courtoisie)

La pandémie n’a pas été facile pour les artistes locaux, mais les lieux où prendre des cours, les salles d’expositions et les créateurs de la relève sont revenus au rendez-vous.

Stéphane Bergeron aime mettre de l’avant les œuvres des artistes du Québec. Cette fois-ci, c’est un tableau de l’artiste Serge Bellemare qu’a choisi le député. On y voit le Château Frontenac dans un paysage hivernal. C’est d’ailleurs cette image qui illustrera l’une des cartes de vœux qu’enverra M. Bergeron durant la période des Fêtes.

À l’atelier de peinture l’Artlequin, où Serge Bellemare prend des cours depuis près de six ans, la pandémie a fait en sorte de chambouler les cours pendant un certain temps. Ceux-ci se donnaient uniquement en présentiel et les normes gouvernementales en vigueur l‘an dernier ont forcé à la fermeture. « Une fois qu’on a rouvert, on a installé des plexiglass et ça s’est bien passé », indique la directrice de l’établissement, Danielle Larouche. Elle ajoute que la pandémie a été pour plusieurs le moment de se découvrir des passions et que la peinture ainsi que le dessin ont fait partie de ces passe-temps. 

Relève artistique

Au total, l’école, qui est en activité depuis 18 ans, compte une centaine d’élèves de tous âges. Mme Larouche indique que plusieurs sont des enfants et qu’il y a également « des jeunes de 14 à 19-20 ans. Il y a maintenant beaucoup plus d’enfants que d’adultes ». 

À son avis, il ne manque donc pas de relève dans le milieu artistique, que plusieurs choisissent comme loisir au même titre que font certains autres enfants avec les activités sportives.  

Danielle Larouche nomme en exemple l’une des professeures de son école. « Maude a commencé avec nous alors qu’elle avait huit ans. Elle étudie désormais à l’université en arts et cela fait dix ans qu’elle donne des cours à des élèves. »

Exposer dans nos villes

Avec les mesures sanitaires qui commencent à se faire de moins en moins nombreuses, le député de Montarville estime que l’occasion pourrait être bonne pour renouer avec la tradition d’exposer des toiles d’artistes locaux, comme celle qu’il a acquise, à son bureau de circonscription de Sainte-Julie. Nos villes offrent d’ailleurs divers espaces d’exposition aux artistes, endroits qui rouvrent peu à peu leurs portes avec des conditions normales. 

À Saint-Bruno, nombreux sont les artistes qui ont eu l’opportunité de voir leur talent exposé à la population par l’entremise du Centre d’exposition du Vieux Presbytère. L’établissement a d’ailleurs repris des heures d’ouverture régulières depuis plusieurs mois. Des panneaux extérieurs, situés à l’opposé du presbytère, ajoutent également à la quantité d’endroits réservés aux arts dans la ville. Re/Max offre également un espace dans ses locaux pour présenter des talents artistiques locaux. 

Du côté de Saint-Basile-le-Grand, aucun centre d’exposition n’est présent pour le moment sur le territoire, mais l’acquisition de l’établissement du Bar le Huard, situé à l’angle des rues Principale et montée Robert, servira entre autres à cette fonction. La bibliothèque Roland-LeBlanc présente quelques expositions chaque année, mais les artistes locaux ne sont exposés qu’en les murs de la mairie, dans des espaces qui ne sont pas accessibles aux citoyens. Cela changera donc une fois l’ouverture du centre culturel que sera le Huard. 

À Sainte-Julie, une salle d’exposition à l’entrée de la bibliothèque est le lieu dont se sert la Ville pour donner accès à des œuvres d’art pour les citoyens. Cette salle est cependant partagée avec sa vocation de lieu de formations, ce qui fait qu’elle n’est pas réservée uniquement à l’art.

Que pensez-vous de la place accordée à l’art dans nos villes?

 

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires