Le maire Martin Murray dans la tempête

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Par Frédéric Khalkhal
Le maire Martin Murray dans la tempête
(Photo : Courtoisie)

Les élus du Parti montarvillois se sont rendus avec le maire de Saint-Bruno et la présidente du Parti montarvillois aux Versants pour montrer leur union face à la tempête à laquelle fait face Martin Murray.

Le journal Les Versants a questionné chacun des trois membres du Parti montarvillois vendredi. Ces derniers ont tenu à rencontrer de nouveau Les Versants lundi matin afin de montrer leur solidarité à leur maire et leur ouverture quant aux demandes faites par la nouvelle majorité.

Pour des raisons d’emploi de temps, Isabelle Bérubé, élue du district 5, n’a pas pu accompagner les membres de son parti. Mais elle avait déjà indiqué au journal « qu’il reste deux ans et demi à notre mandat, et en tant qu’élus, nous continuerons à travailler et à collaborer ensemble ».

La présidente du Parti montarvillois, Martine Bousquet, a commencé par indiquer qu’au sein de son parti, « c’est une vive déception de voir deux conseillers partir, mais on a resserré les rangs derrière, réitéré notre confiance envers le maire et les conseillers. On prend acte de la nouvelle dynamique minoritaire et on compte bien fonctionner ainsi. » Le maire, à ses côtés, a réitéré le fait qu’il aurait préféré que le courrier adressé au Parti montarvillois reste à l’interne en ajoutant « les charges dans ce courrier sont contre le maire. Quand on lit dans une des demandes que le maire doit rendre publics tous ses courriels, on tombe dans l’absurde. »

Réaction des conseillers

À leurs côtés, Martin Guevremont (élu du district 4) et Vincent Fortier (élu du district 2) ont également montré leur soutien au maire. Les deux élus acceptent la première partie du courrier qui évoque des « principes louables », comme l’indique M. Guevremont, qui explique cependant que certaines demandent vont au-delà de ce qui est permis. « Un avis légal devrait bientôt être déposé. Mais de ce que j’ai compris de mes conversations avec Jacques Bédard (élu du district 7), les anciens membres du Parti montarvillois maintenant indépendants restent enlignés avec nos engagements. S’il y a des gens qui ne veulent plus s’identifier au parti, c’est leur raison. Ce qui compte, c’est qu’au final, les engagements se réalisent, car ils sont directement liés avec le bien commun. »

Rappelons que M. Guevremont a été choisi comme porte-parole du Parti montarvillois par la nouvelle majorité. « Un statut que j’ai refusé. Il faut dire que je connais Jacques avant la politique », explique-t-il.

« Les conseillers n’ont de pouvoir que lorsqu’ils siègent, en dehors de ça ce sont des citoyens ordinaires. Le seul qui a un rôle permanent, c’est le maire. » – Martin Murray

Pour M. Fortier, le message est paradoxal. « Les premières demandes ont du bon sens. Il y a de bonnes intentions dans cette demande, mais il y a un aspect paradoxal. On nous invite à collaborer avec un fusil sur la tempe qu’on met sur le maire. On lui dit que si vous ne faites pas ce qu’on demande de faire, on va imposer notre volonté, ce qui est contraire à la collaboration. »

Dans l’attente de l’avis légal

Quand le journal demande s’il y aura une fin de non-recevoir des demandes de la majorité, le maire rappelle qu’il attend des réponses à ses questions.

« Il n’y a pas de refus à ce stade. J’ai demandé un avis légal qui devrait être produit lundi ou mardi, mais quand on aura le document entre les mains, je me suis engagé a en discuter avec les gens en séance plénière. On a toujours agi en toute transparence, même si on entend le contraire. On doit tous se dire qu’on est avant tout au service de notre communauté. »

Pour Martin Murray, ce courrier communiqué au journal, « ça ne profite à personne ».

Rencontre avec le MAMH

Ce dernier confirme que le 25 février, une rencontre sera organisée avec le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH). Alors que du côté de Mme Dion, l’on voit là l’occasion « de mieux faire comprendre (à Martin Murray) son rôle de maire », pour M. Murray, cela servira à éclaircir certains aspects aux conseillers : « Le politique appartient au maire, l’administration appartient au Directeur général. Il y en a qui ont des difficultés à saisir leur rôle, mais les conseillers n’ont de pouvoir que lorsqu’ils siègent, en dehors de ça, ce sont des citoyens ordinaires. Le seul qui a un rôle permanent, c’est le maire. La question de la démission, cela n’a aucune portée légale. »

Tout va bien

M. Murray continue à dire haut et fort, malgré les événements à l’interne qui secouent le conseil municipal, qu’ « on a une communauté exceptionnelle. Ça va très bien. On cherche les éléments négatifs et je n’en trouve pas. On est cité en exemple partout. On est perçu comme une ville novatrice et qui est citée en exemple. »

Pour M. Fortier, il y a déjà de la collaboration avec les élus de l’opposition au comité d’éthique et de gouvernance avec Mme Dion, ou encore avec M. Boucher au comité milieu de vie : « Ça va très bien. Dès que j’ai une information, je partage la chose avec eux. Il y a de la collaboration, ce n’est pas vrai qu’il y a eu une exclusion systématique. »

« Lorsqu’il y a eu discussion pour répartir les comités, Marilou Alarie a refusé de participer au comité finance, et récemment, Caroline Cossette a démissionné du Parti et s’est désistée du comité développement économique », ajoute Martin Guevremont. Cette dernière est d’ailleurs toujours responsable du marché public et du marché de Noël, rappelle le maire.

Quant à la redistribution des tâches, cela semble évident pour tous.

« Au-delà de la redistribution des rôles, ce qui est important, c’est la volonté de travailler dans l’intérêt des Montarvillois. C’est ça qui est important », explique le maire.

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