Le baptême politique d’Émile Henri

Le baptême politique d’Émile Henri

Le conseiller municipal Émile Henri, lors de son assermentation. (Photo : Frank Jr Rodi)

Conseiller municipal à Saint-Basile-le-Grand

Vainqueur le 5 novembre 2017 dans le district 6 à Saint-Basile-le-Grand, Émile Henri parle d’une première année enrichissante au poste de conseiller municipal. Entrevue.

À la suite de son élection, le jeune homme de 22 ans a hérité du dossier Famille, aînés et enfants. Au-delà de son âge, 21 ans pendant la campagne électorale, c’est aussi la première fois qu’Émile Henri votait dans le cadre d’une élection municipale. Le journal Les Versants s’est entretenu avec lui. « Je dirais que comme première expérience, comme première année, ce fut très enrichissant!, s’exclame-t-il. Je suis très fier d’être là, de faire partie du conseil municipal de Saint-Basile-le-Grand. Je m’entends bien avec mes collègues et je suis heureux des dossiers que le maire, M. Lessard, m’a attribués. »

« Je n’ai senti personne me regarder de haut. J’étais un sujet de discussion, mais je n’ai jamais senti de jugement, malgré mon inexpérience. » – Émile Henri

Responsable de la Famille, des aînés et des enfants, Émile Henri dira qu’il se rattache à ces dossiers, notamment celui concernant la branche des aînés, car c’est « mon futur à moi, et en même temps, le futur de tout le monde ».

Au lendemain des élections municipales, conscient qu’il avait beaucoup à apprendre dans le domaine politique, Émile Henri mentionnait au journal qu’il souhaitait prendre son temps, observer, écouter. Ensuite, parler et agir. Aujourd’hui, il confirme : « J’ai joué un rôle d’observateur, pour prendre le temps d’apprendre. Au début, je ne voulais pas trop me mouiller, en raison de mon inexpérience, mais je commence à prendre ma place! Je n’hésite pas à apporter mes réflexions lors des pléniers avec mes collègues. »

En plus de son poste de conseiller municipal, Émile Henri partage son temps dans un deuxième emploi. Un travail qui l’amène à voyager sur la route et à rencontrer des gens de la région. « Bon an, mal an, je croise bien des citoyens grandbasilois. Ceux-ci me font part de leurs problèmes, de leurs points de vue. J’ai à cœur plusieurs de ces sujets, que j’aborde lors des réunions plénières », poursuit-il.

Un jeune dans un monde d’adulte

Selon lui, sa place est importante au sein du conseil municipal, en raison de sa vision des choses, « différente, divergente et plus jeune ». En ce sens, il admet que « nous vivons dans un monde d’adultes » et Émile tient pour acquis que « tout le monde est de bonne foi et respectueux » avec lui. « Je n’ai senti personne me regarder de haut. Aux yeux de plusieurs, j’ai constaté la surprise, parfois l’étincelle. J’étais un sujet de discussion, au début lors de rencontres avec les municipalités de Beloeil et de McMasterville, mais je n’ai jamais senti de jugement, malgré mon inexpérience. Au sein du conseil municipal de Saint-Basile, je suis rentré dans le moule parfaitement; et c’est l’union qui fait la force. »

Conseiller de justesse

Il y a un an, Émile Henri a gagné le scrutin du district 6 grâce à une avance de 33 voix seulement sur Chantal Éthier, du Parti grandbasilois (279 contre 246).

Faire boule de neige

Émile Henri se dit fier de partager des « idées de son cru » au conseil municipal ou encore parmi les différents comités auxquels il siège. « Ce sont parfois de petites idées, qui font boule de neige, qui se transforment en bonhomme de neige et qui ensuite deviennent une parade! » En exemple, le Grandbasilois cite une idée-pilote qui pourrait se mettre en branle au cours des prochains mois, voire d’ici 2020, en collaboration avec d’autres villes de la vallée du Richelieu : « Le projet serait d’organiser en parallèle avec la Fête nationale un événement pour les jeunes, une sorte de festival consacré à la danse et au hip-hop. »

Pourquoi se lancer en politique?

Quand on lui demande s’il a un conseil à partager avec d’autres jeunes qui souhaiteraient suivre ses traces, l’élu du district 6 répond qu’il faut être motivé et avoir une raison pour se lancer en politique, surtout municipale. « J’ai pour dicton : “Dans la vie, s’il y a un aspect que tu n’aimes pas, change-le!” J’ai grandi et vécu toute ma jeunesse à Saint-Basile. Il n’y a aucune activité pour les 14-18 ans. Pour eux, c’est plat dans le Saint-Basile d’aujourd’hui, alors j’ai envie de leur faire plaisir. J’ai aussi envie de vieillir ici et d‘avoir des enfants. »

QUESTION AUX LECTEURS :

Feriez-vous de la politique à 22 ans?

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