L’artiste peintre Francine Leroux expose à Sainte-Julie

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Par Frank Rodi
L’artiste peintre Francine Leroux expose à Sainte-Julie
L’artiste peintre Francine Leroux. (Photo : courtoisie)

L’artiste peintre Francine Leroux expose à Sainte-Julie, jusqu’au 1er avril. 

Avec cette exposition, Francine Leroux souhaite se faire connaître parmi ses concitoyens. « Il y a plusieurs nouveaux arrivants à Sainte-Julie depuis les années 2000 », affirme Mme Leroux.

Rappelons que l’ensemble de la Montérégie a été une région attractive lors de la première année de la pandémie. Entre 2020 et 2021, le taux d’accroissement annuel de la région a été de 9,7 %, alors qu’il n’était que de 3 % en moyenne au Québec. Cet afflux migratoire en Montérégie a été bénéfique pour Sainte-Julie, entre autres.

En hausse

La population de Sainte-Julie dépasse désormais la barre des 31 000 citoyens, avec 31 009 résidants sur son territoire. Il s’agit d’une hausse de 569 personnes. Depuis 2017, le nombre de résidants a grimpé de 1032 citoyens.

Ce n’est pas la première fois que Francine Leroux expose ses œuvres dans sa cour. Un privilège, selon la principale intéressée. « Je me sens privilégiée d’exposer chez nous, dans ma ville. Je suis toujours honorée d’avoir été acceptée », répond l’artiste peintre.

« Je me sens privilégiée d’exposer chez nous, dans ma ville. » – Francine Leroux

Au public, elle présentera deux types de toiles, soit des monotypes (art imprimé) ainsi que la suite de ses tableaux reflétant sa série sur les encres. « Je suis tombée en amour avec les arts imprimés! Je compte poursuivre ma recherche dans ce sens, tout en continuant mes recherches sur les différents types de médiums. Surtout si je veux continuer d’être à jour pour mon enseignement! », explique celle qui enseigne à l’atelier libre de Saint-Hyacinthe depuis plus de 20 ans.

L’enseignement pousse l’artiste peintre à expérimenter, à oser explorer, à sortir des sentiers battus, à se mettre au défi, à se réinventer. Elle précise : « Depuis un an, j’expérimente, avec les conseils judicieux d’une artiste graveur, les arts imprimés, dont les monotypes. J’ai également participé à plusieurs présentations conférences d’artistes graveurs reconnus. Depuis lors, je poursuis mon expérimentation! C’est avec une grande fébrilité que je présente quelques-unes de mes créations réalisées dans ce nouveau médium. »

L’exposition à la salle multifonctionnelle est organisée dans le cadre du Fonds du patrimoine, présenté une fois par année. Il s’agit d’un événement portes ouvertes aux artistes qui résident à Sainte-Julie ou qui y ont demeuré au cours de la dernière décennie. « Je suis honorée d’avoir été choisie parmi la quantité de dossiers reçus! De plus, la Ville fait l’acquisition d’une œuvre, parmi [les toiles] présentées par l’artiste. L’œuvre fera partie de la collection de la Municipalité », commente Mme Leroux.

Quand on lui demande si la salle multifonctionnelle de la bibliothèque est un endroit d’intérêt pour exposer des œuvres à Sainte-Julie, l’artiste peintre estime que c’est le cas, parce que ses amis et ses élèves, à qui elle offre ses ateliers, visitent l’exposition et, éventuellement, peuvent s’inscrire pour les expositions suivantes à la bibliothèque. « Bien entendu, si Sainte-Julie pouvait être équipée comme les villes voisines, ce serait super! Il manque un endroit où les artistes pourraient se rencontrer, échanger et partager leurs connaissances; créer ensemble, ce serait super, mais bon… », souligne-t-elle.

Lieux pour les artistes

À Saint-Bruno-de-Montarville, le centre d’exposition du Vieux Presbytère assure aux artistes ce genre de lieu. À Saint-Basile-le-Grand, le Centre civique Bernard-Gagnon accueillait encore diverses activités culturelles, notamment la Fête des arts, avant la pandémie. Mais l’année dernière, la Ville a acquis un bâtiment – celui du bar Le Huard – et souhaite en faire une Maison de la culture.

Francine Leroux a exposé à divers endroits au cours des dernières années, dont des solos à Coaticook, Boucherville, Contrecœur, Saint-Isidore, Brossard, Châteauguay et Montréal… En 2020 et 2021, on a pu la voir aussi parmi les participants de la formule extérieure du Circuit des arts de Saint-Bruno. « Si je regarde les différentes expositions auxquelles je participe, la population de Saint-Bruno aime les arts et on nous l’a démontré lors des expositions extérieures des deux années de pandémie; les gens avaient besoin d’art. Ce fut un peu la même chose pour le Symposium de peinture et de sculpture Art & Passion de Sainte-Julie, dont je suis membre depuis plus de 15 ans, et spécifiquement avec la nouvelle formule. »

L’œuvre de cetteJulievilloi-se est « une rencontre intérieure à la recherche d’un mouvement de liberté, un cri de joie, de colère, de douleur reflétant une urgence de vivre ». Elle se sent « interpellée par Gaïa, notre terre mère, son environnement; donc, tout ce qui vit et respire : la faune, la flore, la nature humaine, la condition humaine en opposition au déséquilibre ».

Un besoin vital

Francine Leroux ajoute : « Créer est un besoin vital, tout comme boire ou manger. La création est une forme d’exutoire à la maladie qui m’a frappée il y a quelques années. Dans ma pratique artistique, elle m’énergise et m’apporte sens et équilibre. Dans cet espace, je ressens, j’admire et je m’émerveille de la simplicité de ce qui est, de qui je suis et de ce qui m’entoure. »

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