L’artiste peintre Andy Alain pour une bonne cause

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Par Frank Rodi
L’artiste peintre Andy Alain pour une bonne cause
L’artiste peintre Andy Alain collabore avec la Société canadienne du cancer pour la vente de l’œuvre Together. (Photo : courtoisie)

L’artiste peintre Andy Alain met en vente l’une de ses œuvres, Together, dont 50 % de la valeur sera remise à la Société canadienne du cancer.

La Montarvilloise Andréanne Alain, artiste peintre connue sous le nom d’Andy Alain, s’associe avec la Société canadienne du cancer dans le cadre d’une campagne de financement.

L’œuvre Together, créée il y a quelques mois dans le cadre de la pandémie, fait référence à l’arc-en-ciel. Un symbole fort qui a été reproduit à maintes reprises au printemps 2020, en pleine tempête de la crise de la COVID-19 et du premier confinement au Québec.

« C’est le symbole d’espoir que les gens mettaient dans leurs fenêtres il y a quelques mois. » – Andy Alain

Le prix de la toile (40 po X 30 po) est fixé à 900 $. L’artiste peintre s’engage donc à verser la somme de 450 $ à la Société canadienne du cancer lorsque l’œuvre sera acquise.

« De nombreuses causes me touchent, lance d’emblée Andy Alain, prétextant que c’était complexe de faire un choix. Mais j’y suis allée avec la Société canadienne du cancer (SCC), entre autres parce que le cancer est la principale cause de décès au Canada. »

En effet, les données montrent que près d’une personne sur deux recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie. Un individu sur quatre en décédera. Des statistiques que déplore Andy Alain. « C’est vraiment malheureux! J’ai appris durant la pandémie que [la SCC] prévoyait une perte de 80 millions de dollars en dons pour l’année à venir. Je crois donc qu’elle a besoin de toute l’aide qu’elle peut recevoir. »

De plus, elle se dit marquée par la cause, puisque diverses personnes de son entourage ont été touchées par cette maladie ou le sont actuellement. « C’est une autre raison qui fait que la cause me touche personnellement. »

Un geste que la SCC salue. « La SCC est reconnaissante des initiatives, telle que celle de l’artiste Andy Alain, et l’est d’autant plus à travers le contexte économique difficile que nous avons traversé au cours de la dernière année. Grâce à des initiatives organisées par la communauté, telle que la vente de l’œuvre Together, la SCC peut poursuivre le financement de ses services et des recherches liées à la maladie », explique au journal Les Versants la spécialiste des événements tiers à la SCC, Jade Éthier Bélec. C’est elle qui vient en aide à l’artiste pour réaliser la collecte de fonds.

Pour Andy Alain, l’œuvre Together (traduction : Ensemble) met de côté l’aspect négatif de la pandémie pour n’en laisser transparaître que le beau. « C’est le symbole d’espoir que les gens mettaient dans leurs fenêtres il y a quelques mois. Tout le monde a vécu, et vit encore, cette période à sa façon. Nous avons tous des réalités différentes, mais cette œuvre nous rappelle que nous ne sommes pas seuls. Nous sommes tous ensemble dans cette situation et, plus que jamais, nous devons nous soutenir les uns les autres », analyse-t-elle.

Dans son atelier, la Montarvilloise souhaitait créer une œuvre illustrant ce qui rejaillit de beau de la pandémie. Or, elle désirait aussi conserver son style, reconnu par sa texture et ses couleurs. L’idée de l’arc-en-ciel lui est venue en tête. « Ça m’a vraiment sortie de ma zone de confort, puisque c’était la première fois que je créais une œuvre aussi linéaire!, dira-t-elle. Je n’avais aucune idée si j’aimerais le résultat ou non. Finalement, j’ai adoré la créer et j’aime vraiment le résultat! »

L’œuvre est actuellement dans son atelier à Saint-Bruno-de-Montarville. Les gens peuvent communiquer avec Andy Alain afin de prendre rendez-vous pour observer la toile ou elle peut se déplacer pour leur montrer.

Quand on lui demande ce qui justifie un coût à 900 $, la principale intéressée explique que les prix sont fixés en fonction des grandeurs des œuvres. « C’est quelque chose qui augmente avec la carrière d’un artiste selon ce qu’il accomplit, sa notoriété, l’offre et la demande… Il y a plusieurs facteurs qui entrent en compte, mais au moment où j’ai créé cette œuvre, c’est le prix qu’un « Andy » de ce format valait », soutient-elle.

Ce n’est pas la première fois qu’Andréanne Alain s’associe ainsi avec un organisme. Depuis plusieurs mois, elle collabore avec la fondation Skateboards for Hope pour ses créations qu’elle peint sur planches à roulettes. Elle s’engage ainsi à lui verser 25 $ pour chaque planche vendue afin de venir en aide à un enfant dans le besoin. Skateboards for Hope est une fondation à but non lucratif qui soutient les jeunes de milieux défavorisés à accéder au sport tout en leur offrant les outils destinés à briser le cycle de la pauvreté.

Enfin, elle revient sur la façon dont elle a vécu la pandémie en tant qu’artiste. « J’ai trouvé ça difficile les premiers mois, puisque je suis quelqu’un de très empathique. Je ressentais les émotions négatives des gens et ça affectait ma création. Quand je n’aime pas ce que je crée, je refuse de signer. Donc, je n’ai pas sorti autant d’œuvres et ça affectait bien évidemment mon moral. J’ai appris à me mettre des « barrières émotionnelles » et, depuis le début de l’année, je déborde de créativité! », lance-t-elle, ravie.

Andy Alain exposera au Salon des arts visuels de Brossard, du 24 au 26 septembre.

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