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L’art des produits dérivés

Photo de Frank Rodi
Par Frank Rodi
L’art des produits dérivés
Les produits dérivés sont un complément financier intéressant pour les artistes. (Photo : courtoisie)

Les membres de l’Association des artistes peintres affiliés de la Rive-Sud (AAPARS) qui ont pris part au 12e Circuit des arts de Saint-Bruno ont généré des ventes de 35 000 $. Plus de 115 œuvres ont trouvé preneurs.

Cette somme de 35 000 $ inclut aussiles commandes et les produits dérivés. Le journal Les Versants a appris que ces fameux produits dérivés que proposent de plus en plus d’artistes peintres représentent environ 10 % des ventes totales. À défaut d’être très lucrative pour les principaux intéressés, la vente de ces articles aux couleurs et aux motifs à l’effigie des œuvres des artistes devient un complément intéressant.

« Pour quelqu’un comme moi qui aspire à vivre de son art, les produits dérivés sont essentiels. » – Jade Picard

Jade Picard

Selon Jade Picard, par exemple, une artiste peintre de Saint-Bruno-de-Montarville, offrir des produits dérivés est important. « Pour quelqu’un comme moi qui aspire à vivre de son art, les produits dérivés sont essentiels »,
dit-elle au journal.

Or, elle précise que la vente de ses articles n’est pas plus lucrative que celle de ses toiles originales. « En ce qui me concerne, [les produits dérivés] sont actuellement un complément, mais cela est toujours proportionnel à l’effort investi pour distribuer les produits », précise Jade Picard, qui évoque la recherche de distributeurs comme magasins, la mise en marché… « Étant toujours enseignante à temps plein, je n’ai pas ce temps actuellement! »

Entre autres produits dérivés, la colorée artiste propose des reproductions d’œuvres, des affiches, des coussins, des sacs, des tabliers, des cartes de souhaits. Sur son site Internet, ils sont disponibles dans la section boutique-cadeaux. Elle poursuit sur le même sujet : « De plus, ils permettent d’encourager plusieurs artistes, contrairement à n’acheter que des œuvres originales. [Les produits dérivés] permettent aussi d’étendre son coup de cœur pour un artiste au prêt-à-porter ou à la décoration. »

Jacques Landry

Le vice-président de l’AAPARS et artiste peintre Jacques Landry propose aussi quelques produits dérivés. Sa fille, Véronique Landry, présente également quelques articles autres que ses œuvres originales. Le journal a approché le père concernant le marché des produits dérivés. « Les produits dérivés, c’est une source de revenus additionnels; cependant, il faut tenter de trouver des produits différents et originaux », d’observer le Montarvillois.

Ensemble, le duo Landry suggère notamment signets magnétiques, cartes de souhaits, calendriers, reproductions sur bois de grange, encadrements magnétiques et reproductions aimantées, sacs à bandoulière…

De plus en plus d’artistes possèdent des produits dérivés dans l’offre à la clientèle. Par contre, ce ne sont pas tous les symposiums qui permettent de les étaler en kiosque. Jacques Landry reprend : « Comme nous sommes dans nos ateliers pendant le Circuit des arts de Saint-Bruno, [ce rendez-vous] est une belle vitrine, car les gens qui nous visitent aiment ce que nous créons.

Apparemment, il y a aussi des modes à propos des produits dérivés… « Les cartes de souhaits ont longtemps été à la mode; toutefois, cela diminue graduellement », ajoute l’artiste, dont on reconnaît le style avec les musiciens qui parsèment tous ses tableaux. Cette année, sa fille Véronique et lui avaient mis sur pied une section rassemblant leurs articles dérivés, un coin qui a été apprécié des visiteurs. Ensemble, pendant le Circuit des arts, ils ont vendu pour environ 1 200 $ de ces produits. « Véronique et moi avons participé au cours des deux dernières années au Marché de Noël de La Prairie; c’est la raison pour laquelle nous avons une gamme plus étendue de
produits. »

D’autres artistes créent des produits dérivés : Guylaine Ruel, Marie-France Marchand, Hughette Prince, Lorraine Arsenault.

Le 12e Circuit des arts de Saint-Bruno-de-Montarville a généré quelque 2 000 visites d’atelier, les 21 et 22 septembre derniers. Cette année, 12 ateliers faisaient partie du trajet à parcourir.

QUESTION AUX LECTEURS : Avez-vous déjà encouragé un artiste en achetant ses produits dérivés? 

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