L’année d’apprentissage de Richard Pelletier

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Par Frank Rodi
L’année d’apprentissage de Richard Pelletier

Conseiller municipal à Saint-Basile-le-Grand

En poste depuis le 5 novembre 2017, le conseiller municipal du district 4 dans Saint-Basile-le-Grand, Richard Pelletier, revient sur la dernière année. Celle de l’apprentissage. Entrevue.
Au terme du scrutin de l’élection municipale de l’automne dernier, Richard Pelletier obtenait une majorité de 286 votes sur le conseiller sortant, Jacques Fafard (698 contre 412). Il faisait ainsi son entrée en politique. La veille, il occupait encore le poste de président de la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand.
En compagnie des conseillers Josée LaForest, Line Marie Laurin, Valérie Sirois, Guy Lacroix, Émile Henri et du maire, Yves Lessard, Richard Pelletier allait former le nouveau conseil municipal. « Les citoyens ont élu une équipe complètement différente, dont plusieurs membres s’étaient portés candidats indépendants, indique Richard Pelletier. La plupart, je ne les avais jamais vus; en fait, je connaissais davantage les élus précédents! J’ai rencontré mes nouveaux collègues pour la première fois le soir même de l’élection. »

Apprentissage et organisation

De cette première année en politique municipale, Richard Pelletier retiendra deux mots : apprentissage et organisation. L’apprentissage des règlements, des différents dossiers, de la terminologie adéquate à adopter… Et aussi l’organisation de sa nouvelle réalité, car, M. Pelletier sera le premier à l’admettre, la tâche est plus ardue qu’il ne croyait : « C’est vrai! C’est une responsabilité – élu municipal – plus difficile que ce à quoi je m’attendais. Je l’anticipais; maintenant, je le vis tous les jours. »
Les éléments plus pénibles concernent l’ampleur de la tâche et les disponibilités requises. Il s’explique : « L’étude des dossiers demande beaucoup de temps et il y a des événements auxquels il est important d’assister. Ça ajoute à la tâche. »

Différents engagements

En plus de son titre de conseiller du district 4, Richard Pelletier est responsable des Travaux publics et immeubles. Il est également membre de différents comités municipaux : consultatif d’urbanisme, de développement culturel, de finances, de travail du budget participatif. De plus, le photographe amateur représente la Ville au sein de ces organismes : la Fondation Villes et villages d’art et de patrimoine, la Régie intermunicipale d’assainissement des eaux usées de Saint-Bruno et Saint-Basile, la Régie intermunicipale de l’eau de la Vallée-du-Richelieu.

« C’est une responsabilité – élu municipal – plus difficile que ce à quoi je m’attendais. Je l’anticipais; maintenant, je le vis tous les jours. » – Richard Pelletier

Quand on lui demande s’il regrette sa candidature au poste de conseiller municipal, Richard Pelletier répond qu’au-delà des grands défis, des difficultés et du temps consacré à son entourage qui s’est amenuisé, il y a aussi de bons côtés. « Personnellement, et c’est peut-être égoïste, j’éprouve beaucoup de satisfaction à mieux comprendre ma ville et le milieu municipal », commente-t-il.
Il accepte les critiques. Cependant, il rappelle qu’il y a aussi des commentaires positifs : « Le conseiller municipal est un élu de proximité. Il y a parfois un sentiment de confiance qui s’installe avec des citoyens; c’est gratifiant de répondre à leurs attentes. »

Prendre une bière avec Guy Lacroix

Mais au-delà du mandat qu’il a accepté de remplir, le Grandbasilois constate qu’il y a des amitiés qui se sont développées au cours des 12 derniers mois. Par exemple, avec le conseiller municipal du district 5, Guy Lacroix, qu’il ne connaissait pas avant le 5 novembre 2017. « Je l’ai rencontré le soir des élections et nous avons découvert quelques atomes crochus. C’est un plaisir de le côtoyer, de prendre une bière avec lui. J’ose croire que c’est partagé et que cela va au-delà du travail. »
M. Pelletier ajoute qu’il aurait pu aussi évoquer le nom de n’importe quel autre représentant du conseil : « Émile Henri, par exemple… Je le découvre, dans sa fraîcheur, ses idées. À l’occasion, il me déconcerte! Il est tellement loin de ce que je suis, mais j’apprécie sa compagnie d’autant. »

Fierté

À son arrivée à la Ville, Richard Pelletier croyait qu’il se verrait confier la culture ou l’urbanisme. Or, Yves Lessard en a décidé autrement, et celui qui arrivait de la Société d’histoire a hérité des infrastructures et des immeubles, une « immense déception! ». Il précise : « Je me suis lancé en politique avec l’objectif d’améliorer le domaine culturel, entre autres. Toutefois, M. Lessard me confiait un grand défi, des dossiers dont je ne connaissais presque rien! »
Depuis, il dit apprécier ses responsabilités. Un an plus tard, le politicien croit pouvoir affirmer qu’il a rempli son mandat, surmonté son défi. « Je ne suis pas gêné de me présenter, de prendre la parole devant les gens qui m’ont fait confiance afin de défendre mes réalisations. »

Écrire pour la Société d’histoire

Malgré son titre de conseiller municipal, Richard Pelletier poursuit son rôle au sein de la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand. Durant ses temps libres, il rédige une suite au bouquin Saint-Basile-le-Grand, son cœur de village, afin d’en faire une trilogie, la « volonté de départ ». Le tome 2 abordera le milieu de vie agricole, alors que le suivant introduira les lecteurs au-delà du cœur du village.

QUESTION AUX LECTEURS :

La politique municipale, est-ce pour vous?

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