La vente de livres compromise

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Par Frank Rodi
La vente de livres compromise
La vente de livres d’occasion de la Société d’histoire de Saint-Basile attire des centaines de visiteurs. (Photo : archives)

Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand

Une 10e grande vente de livres d’occasion, orchestrée par la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand, devait se dérouler les 30 et 31 mai à l’aréna Jean-Rougeau. Or, en raison de la COVID-19, c’est un énième événement qui tombe au combat à la date prévue.

La grande vente de livres d’occasion de la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand est un rendez-vous annuel, une tradition. Une campagne de financement aussi, notamment. Depuis les dernières années, la Société d’histoire récolte des revenus bruts oscillant entre 7 000 et 8 000 $. Une récolte énorme quand on sait que les bouquins se vendent à bas prix, entre 0,75 $ et 2 $. L’année dernière, l’organisme a enregistré ses plus gros résultats à ce jour; plus de 6 000 livres, sinon davantage, ont trouvé preneurs.

« Quel casse-tête! » -Richard Pelletier

« On oublie ça »

« Notre activité de vente de livres… comme c’est complexe!, lâche le président de la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand, Richard Pelletier, après avoir été questionné par Les Versants sur le sort de l’événement. On y réfléchit depuis un moment. Bon nombre de citoyens ont également très hâte; comme ça ferait du bien une bonne pile de livres en temps de confinement! L’évènement était prévu pour les 30 et 31 mai à l’aréna. Mais on oublie ça, ces dates sont fermées. »

Pandémie ou pas, le local dans lequel les livres sont conservés normalement avant la lucrative fin de semaine, déborde quasiment. « Notre entrepôt est presque plein. Nous avons reçu des livres comme jamais, si bien que nous avions demandé à la Ville [de Saint-Basile-le-Grand] un supplément de tables pour la vente. Or, personne ne peut prédire quand nous pourrons tenir cette vente », déplore Richard Pelletier.

Celui qui est également conseiller municipal à Saint-Basile-le-Grand indique qu’éventuellement, si l’aréna rouvre ses portes au public, la glace commencerait à être faite vers la mi-juillet. « Si elle ne rouvre pas de si tôt, c’est valable pour nous aussi. »

Logistique complexe

Selon lui, mis à part l’aréna, il n’y a pas de salle assez grande sur le territoire pour la vente de livres d’occasion. L’année dernière, la Ville avait fourni 75 tables pour installer des centaines de boîtes de romans, de bandes dessinées, d’albums pour enfants, de magazines, de DVD, de dictionnaires et autres volumes de recettes. Richard Pelletier poursuit : « On pourrait penser à l’École de la Mosaïque en compressant, mais en période scolaire, on ne peut s’y installer avant 17 h le vendredi. En comptant sur une grande équipe, il faut au moins une journée d’installation, et il faut désinstaller le dimanche soir. Quel casse-tête! »

Les écoles primaires de la Communauté métropolitaine de Montréal, dont fait partie l’École de la Mosaïque sur le territoire de Saint-Basile-le-Grand, ne reprendront pas les cours avant septembre.

Notons que la vente de livres annuelle représente l’essentiel des revenus de la Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand. Les items sont reçus et classés dans un entrepôt commercial, partagé avec la paroisse, pour lequel un loyer est à payer. « Enfin, si nos points de collecte rouvrent – la bibliothèque, le Centre de bénévolat, la paroisse – devra-t-on refuser les dons de livres, au risque de briser l’habitude qui a pris des années à bâtir? On ne peut les accepter faute d’espace, et on n’a pas de réseau pour les écouler », confie M. Pelletier.

QUESTION AUX LECTEURS :

Quel site proposez-vous pour la vente de livres?

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