La précarité du bal de finissants

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Par Frank Rodi
La précarité du bal de finissants
L’an dernier, l’école secondaire du Mont-Bruno soulignait la fin de parcours de ses finissants avec un événement spécial organisé à l’extérieur. (Photo : archives)

Finissants du secondaire

L’an dernier, en raison de la COVID-19, les élèves de 5e secondaire n’ont pas eu l’autorisation de souligner la fin de leur parcours scolaire comme la tradition le veut, avec un bal de finissants. Avec une pandémie qui se poursuit, la situation semble vouloir se répéter cette année.

Déjà, Télé-Québec a annoncé le retour du Bal MAMMOUTH pour ce printemps. Sarah-Jeanne Labrosse, Pierre-Luc Funk et plusieurs personnalités célébreront en grand les finissants et les finissantes. Un rendez-vous à inscrire au calendrier, le vendredi 18 juin.

École secondaire du Mont-Bruno

« Je n’ai pas grand scoop pour vous! », lance d’emblée la directrice adjointe de 5e secondaire à l’école secondaire du Mont-Bruno, Marie-Claude Messier.

« Nos étudiants ne s’attendent à rien mais espèrent quelque chose. »- Marie-Claude Messier

Le 19 juin 2020, l’école secondaire du Mont-Bruno soulignait la fin de parcours de ses finissants avec un événement spécial organisé à l’extérieur. Plusieurs élèves s’étaient présentés à l’école en voiture pour défiler sous les applaudissements des membres du personnel. « Nous ne voulons pas répéter ce qui a été proposé l’an dernier; c’est déjà fait, nous passerons à autre chose. Nous avons plusieurs options, un plan A, un plan B, C, D… Nous attendons de nouvelles consignes pour savoir si les rassemblements seront permis », raconte une Marie-Claude Messier qui confie que le plan A n’est pas nécessairement un bal de finissants dans sa formule traditionnelle.

École secondaire du Grand-Coteau

C’est un peu le même constat que nous révèle le directeur de l’école secondaire du Grand-Coteau, à Sainte-Julie, Vincent Barouh. « Nous sommes tributaires des décisions de la santé publique et du gouvernement. Nous avons quelques plans, B, C, D… qui évolueront selon les évaluations. Pour l’instant, ce n’est pas encore déterminé à 100 %. D’ici le mois de mai, nous devrions avoir plus de détails », répond M. Barouh.

L’établissement scolaire est reconnu pour accueillir dans ses programmes réguliers et multisports des jeunes de la 1e à la 3e secondaire. « Nous avons aussi des élèves inscrits en projet pédagogique particulier intégration des technologies de l’information et de la communication jusqu’en 5e secondaire », précise Vincent Barrouh. On parle alors de trois groupes de 5e secondaire, soit 93 finissants. À Saint-Bruno, ils sont plus de 415.

Collège Trinité

Du côté du Collège Trinité, « les comités d’élèves et les intervenants responsables sont à l’œuvre pour tenter d’organiser des activités pour les finissantes et finissants, en tout respect des mesures sanitaires », nous répond par courriel la responsable des communications du Collège Trinité, Stéphanie Hamel.

« Concernant le bal des finissants, le comité travaille sur trois scénarios distincts. Le premier consiste à organiser un bal dans le respect des mesures sanitaires actuelles. Le second est élaboré en fonction d’un allégement potentiel des mesures et le troisième advenant un resserrement desdites mesures. Différents lieux et heures sont envisagés selon chaque scénario, mais la date du bal n’a pas encore été déterminée. »

Le comité gala y met aussi du sien afin de trouver une nouvelle formule au gala des finissants du Collège Trinité. Cette soirée de remise de prix et de diplômes se déroule comme une collation des grades universitaire. L’événement, s’il avait lieu, se déroulerait à la fin juin. Comme bien des activités au cours de la dernière année, cette célébration serait diffusée sur le Web afin de permettre aux parents et aux familles d’y assister aussi. « La forme et le lieu ne sont pas encore confirmés, mais les mesures sanitaires en vigueur seront respectées », assure Stéphanie Hamel.

Ne pas les oublier

Quand on leur demande pourquoi c’est important d’organiser un événement spécial d’ici la fin de l’année, tous les trois s’entendent pour dire que les jeunes le méritent. « Nos étudiants ne s’attendent à rien mais espèrent quelque chose. Ils sont réalistes; ils savent qu’ils n’auront pas de soirée honorifique ni de bal de grande ampleur. Mais la fin de leur parcours demeure majeure et nous ne voulons pas passer à côté. C’est primordial que l’école fasse quelque chose pour eux », explique Mme Messier.

Ce à quoi Vincent Barouh ajoute : « C’est un passage important, un rite de passage qui se doit d’avoir lieu pour eux. C’est nécessaire aussi de souligner les efforts que ces jeunes ont réalisés tout au long de l’année, dans des conditions pas toujours évidentes. Nous ne voulons pas les oublier. »

« Les élèves sont conscients que les activités des finissants seront différentes cette année. Ils font malgré tout preuve d’une grande détermination à adapter ces activités aux conditions en vigueur. Ils sont motivés et la frénésie se fait sentir à l’approche de la fin de leur parcours secondaire », de conclure Mme Hamel.

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