La police prend le virage de la sécurité routière

La police prend le virage de la sécurité routière

Embauche de 18 policiers spécialistes

Parce que le nombre d’accidents a plus que doublé en 25 ans sur les routes du territoire de l’agglomération de Longueuil, parce que le nombre de kilomètres parcourus par déplacement a augmenté, et aussi parce le Service de police de l’agglomération de Longueuil reçoit annuellement plus de 200 plaintes écrites relatives à la problématique de la sécurité routière, une nouvelle unité permanente de sécurité routière a été créée.

Seize nouveaux policiers seront embauchés ainsi que deux sergents pour assurer une plus grande sécurité sur les routes des cinq villes de l’agglomération. Ces experts en sécurité travailleront à l’application de la règlementation en matière de sécurité routière, mais ils devront également analyser le bilan routier et identifier des stratégies pour l’améliorer.

Ces policiers seront assignés par secteurs géographiques et ils seront en quelque sorte les vedettes locales de la sécurité routière, a mentionné le directeur du service de police de l’agglomération de Longueuil, Denis Desroches, lors d’un point de presse la semaine dernière.

Il y a environ 1500 accidents avec blessés graves et légers par année sur le territoire, soit une trentaine par semaine. En 2011, cinq accidents ont été fatals. Dans trois cas, ils impliquaient la vitesse et dans les deux autres, les conducteurs avaient un taux d’alcool plus élevé que les normes, a pour sa part révélé le responsable de la nouvelle unité de sécurité routière, le capitaine Daniel Côté.

L’enjeu est de taille a souligné Denis Desroches. «À chaque heure de pointe, dit-il, la congestion routière déborde dans les petites rues résidentielles. Il faut améliorer la fluidité du réseau et revoir notre façon de faire pour être capables d’avoir un plan d’action efficace.»

Déjà, quatre villes de l’agglomération ont réduit la vitesse à 40 km/h dans les rues résidentielles et une autre (Saint-Lambert) à 30 km/h. Mais il faut d’autres interventions.

Le plan d’action passera par l’éducation et la sensibilisation, et non pas nécessairement par l’augmentation de contraventions. «On peut bien donner plus de constats d’infraction, mais les études ont prouvé que la sensibilisation avait de bien meilleurs résultats à long terme, a souligné M. Desroches. Il n’y a pas un parent, aujourd’hui, qui accepte que son enfant ne soit pas attaché dans une voiture. Tout le monde s’attache, maintenant.»

Si ce message a passé, d’autres passeront, est-il persuadé. «Il est urgent d’éduquer les gens qui se partagent la route et ceux-ci incluent aussi les piétons et les cyclistes.»

Du cellulaire au texto en passant par les «minounes»

Des campagnes de sensibilisation seront donc tenues au cours de la présente année. Elles auront pour cibles la vitesse, l’alcool et la drogue au volant, et la sécurité des piétons particulièrement aux abords des écoles. La première campagne visera l’utilisation des cellulaires au volant ainsi que les textos. Saviez-vous, par exemple, que l’envoi d’un texto représente de quatre à six secondes d’inattention pour le conducteur ? C’est suffisant pour causer un accident, qui parfois peut s’avérer dramatique. D’autres campagnes se dérouleront sur les thèmes suivants : la courtoisie au volant, le port de la ceinture de sécurité, les conducteurs de motocyclettes et cyclomoteurs, les cyclistes, et enfin, les propriétaires de «minoune». Cette nouvelle unité représente une dépense au chapitre salarial de 1 054 081 $ en 2012. Aucun nouveau véhicule ne sera acquis.

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