La magie Casse-Noisette

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Par Frank Rodi
La magie Casse-Noisette
Sur la scène de Casse-Noisette. (Photo : courtoisie )

Deux sœurs de Saint-Bruno dans le célèbre spectacle de Noël

Deux sœurs de Saint-Bruno-de-Montarville s’apprêtent à vivre un moment magique comme seule la période des Fêtes peut en créer. Chacune campera un rôle dans le traditionnel Casse-Noisette de Ballet-Ouest de Montréal.

Il ne reste que quelques jours avant les représentations du ballet Casse-Noisette, du 12 au 14 décembre. La production de Ballet-Ouest de Montréal, présentée en collaboration avec le Ballet classique du Haut-Richelieu, est de retour à Saint-Jean-sur-Richelieu pour les Fêtes. Des auditions pour le spectacle ont eu lieu en septembre dernier, auditions lors desquelles deux jeunes sœurs, des écolières de l’Académie des Sacrés-Coeurs, ont décroché un rôle.

« La réalisation de monter sur scène dans une belle production, c’est une chance inouïe pour des jeunes ballerines. » -IsaBelle Paquette

Ève-Marie et Sophie font partie des danseurs qui se manifesteront sur les planches du Théâtre des Deux Rives. « Je suis l’une des souris pendant la scène de la bataille entre le Soldat et le Roi souris, annonce fièrement Ève-Marie, 10 ans. Il s’agira pour elle d’une deuxième expérience dans le conte d’Hoffmann. L’année dernière, elle personnifiait une petite dragée. « J’étais surprise, excitée et amusée d’avoir un rôle encore cette année. C’est toute une expérience à vivre, se réjouit-elle. Sur la scène avec les danseurs, mais aussi dans les coulisses. C’est une chance de pouvoir rencontrer les professionnels! »

Pour sa sœur Sophie, ce sera une première incursion dans l’univers Casse-Noisette. À 9 ans, elle hérite du rôle que son aînée tenait une année auparavant. Elle arrivera sur scène lors du deuxième acte, aux côtés de la Fée dragée. Malgré cette première expérience, elle ne se sent pas nerveuse. « Je me sens calme. Je ne suis pas stressée », répond Sophie en entrevue.

Même pour la mère des deux danseuses, Hélène Demers, ce sera aussi une deuxième expérience, à titre de bénévole. L’année dernière, elle était responsable du groupe des 12 dragées. C’est un aspect peut-être méconnu, mais plusieurs parents s’impliquent à différents niveaux dans les coulisses, et ce, durant le spectacle. « Je ne verrai aucune représentation à partir de la salle. En tant que parents des danseurs, nous observons le spectacle autrement, d’un autre point de vue. »

Casse-Noisette, une tradition familiale

Dans la famille, le conte de Casse-Noisette est une tradition qui remonte à loin et qui traverse les générations. « Je n’ai jamais fait de ballet, raconte la maman des deux fillettes. Par contre, je conserve de beaux souvenirs de vacances chez ma grand-mère. Elle nous préparait du fudge, à ma sœur et moi, et nous laissait regarder toutes les variations possibles de Casse-Noisette : le ballet, le dessin animé, sur VHS… Très petites, nous avons été initiées à cet univers féerique. »

Or, aujourd’hui, la tante de Sophie et Ève-Marie enseigne l’orgue à Waco, au Texas. Munie d’un doctorat en interprétation, elle souhaite que ses nièces développent leur intérêt musical. « Ève-Marie est née un 24 décembre. Pour son anniversaire, ma sœur lui a offert un DVD de Casse-Noisette. Alors toute jeune, Ève-Marie dansait dans le salon et reproduisait les pas de danse vus dans le spectacle », se souvient Hélène Demers.

Casse-Noisette n’est plus un secret pour les membres de cette famille. Chacune d’elles a son moment favori dans l’histoire. Ève-Marie apprécie la partie qui se déroule dans le pays de la Fée dragée, tandis que Sophie préfère la fête familiale, au premier acte. D’ailleurs, toutes les deux rêvent un jour de jouer le rôle d’un enfant de cette célébration. « Il y a un côté très familial et enfantin associé à cette fête, dit la maman. Les petites filles ont les cheveux bouclés, une belle robe, reçoivent des cadeaux. C’est un beau moment. »

Quand on leur demande ce qui les fascine dans ce ballet, chacune, encore une fois, partage sa propre idée. « C’est la magie, le pays de la Fée dragée », répond Ève-Marie. « Un univers d’enfant plein de magie », ajoute Sophie. « Chaque enfant s’approprie facilement Clara, ou le fameux Casse-Noisette, constate la mère. Je me souviens quand je regardais la cassette VHS, le sapin qui grandit, c’était wow! On comprenait alors que tout allait grandir avec Clara. »

Apprendre le ballet

Dès 4 ans, Ève-Marie était inscrite à des cours à l’Atelier de ballet classique. Son enseignante, IsaBelle Paquette, demeure à Saint-Bruno-de-Montarville. Quant à Sophie, qui observait sa grande sœur, la ballerine, dans la vitrine, elle apprend aujourd’hui au même endroit. Elle a été acceptée à l’école de danse avant même d’avoir 4 ans. « Elles travaillent fort dans leurs cours, affirme IsaBelle Paquette. La réalisation de monter sur scène dans une belle production, c’est une chance inouïe pour des jeunes ballerines. Je suis très fière d’elles! J’ai eu la chance de danser dans le Casse-Noisette des Grands Ballets canadiens et aux Ballets Ouest de Montréal; aussi comme jeune fille et ce spectacle a marqué ma vie. Je leur souhaite de danser longtemps et de profiter de chaque moment sur scène, puisque c’est fabuleux. » Cette année, leur petite sœur s’est jointe à elles pour s’adonner aussi à cette discipline. « J’aime danser parce que c’est beau, et aussi parce qu’un jour, j’aimerais être capable de faire des pointes », mentionne Sophie. Sa sœur renchérit : « Faire des pointes, c’est le rêve de toutes les petites filles. J’aime le ballet parce que c’est beau, c’est lent, c’est gracieux. Ça permet aussi de s’exprimer par une chorégraphie. »

QUESTION AUX LECTEURS :

Êtes-vous fascinés par l’univers de Casse-Noisette?

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