La courtoisie la plus élémentaire

La courtoisie la plus élémentaire

(lettre adressée aux membres du Comité des affaires civiques, au maire et aux conseillers municipaux de la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville)

Toutes les bonnes organisations comptent sur des bénévoles afin de fonctionner de façon efficace. Il y a 31 ans, la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville a décidé d’honorer les bénévoles de sa communauté en établissant « L’Ordre du Mérite ». Au fil des ans, cette distinction honorifique et la cérémonie qui s’y rattache ont été très bien acceptées par les citoyens et citoyennes. Certaines années ont été moins fructueuses que d’autres, non pas parce que la Ville n’avait pas suffisamment de bénévoles de qualité, mais plutôt parce que les nominations ne se faisaient pas ou encore n’étaient pas préparées de façon appropriée. Malgré tout, ce prix a perduré.

Le comité a accepté d’étudier toutes les soumissions et, je crois, qu’il les a toutes traitées de façon équitable, que la recommandation soit écrite en français ou en anglais. Nous formons une grande communauté et plusieurs réalisations n’auraient pu être faites, n’eût été l’excellente collaboration entre les deux groupes linguistiques.

Lorsqu’on m’a présenté cette année à la cérémonie des prix, on a noté que j’étais l’un des membres originaux du comité de sélection y ayant siégé pendant 31 ans. Le maire a entamé la cérémonie, a présenté les dignitaires, a parlé de l’importance des bénévoles, mais n’a même pas pris la peine de parler en anglais une seule fois lors de ses maintes interventions. Si les gens d’expression anglaise qui habitent Saint-Bruno-de-Montarville ne sont pas assez importants, ou bien qu’on n’en veut pas, ou qu’on n’en a pas besoin à titre de bénévoles, eh bien voilà une façon de faire passer le message!

Ce n’est pas la première fois que ça arrive : par exemple, l’an dernier, lors d’une réception pour les bénévoles de la Ville où notre maire n’a pas su trouver le temps de saluer les bénévoles anglophones. J’ai déjà mentionné ceci au maire, mais il a fait la sourde d’oreille. J’ai souvent entendu l’expression « c’est un oubli ». Il se peut parfois que ce soit « un oubli », mais lorsque ça se produit continuellement, ce n’est plus « un oubli », mais plutôt une insulte. Ça démontre un manque de respect. Il semble que le seul moment où l’emploi de l’anglais est approprié soit lors d’une campagne électorale ou du compte de taxes municipales.

À titre de membre de la communauté anglophone de Saint-Bruno, je ne m’attends pas à un bilinguisme complet, mais plutôt à la courtoisie la plus élémentaire.

Joe Jaroslawski,

Montarvillois

 

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