La Carrière Goyer a créé des centaines d’emplois

La Carrière Goyer a créé des centaines d’emplois

La carrière est l’exploitation majeure de la famille Goyer. Un été, à la fin des années 1930, un véritable cataclysme s’abat sur la récolte que l’on entrevoit déjà. Une tempête de grêle vient la détruire. Les frères Édouard fils et Charles-Émile Goyer, fils aînés d’Émilia Boudrias et Édouard Goyer, songent qu’il serait préférable de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier. Ici commence l’exploitation d’une sablière.

Un texte de Claire Duval

 

La fille d’Édouard fils, Marie-Josephe, raconte : « Après avoir déraciné les plants détruits, au début des années 1940, mon père et mes oncles commencent à charger « à la petite pelle » des voyages de sable qu’ils vendent dans les municipalités environnantes. » Elle explique qu’il y a du sable frais et du sable sec. Ce dernier est utilisé dans la fabrication des engrais chimiques. Marie-Josephe précise que la fabrication du sable sec est une rare spécialité à l’époque. Leur oncle Rolland ne sera pas impliqué dans la gestion de la carrière. Cependant, il fera du transport pour ses frères.

Sous le sable, « les frères s’aperçoivent qu’il y a du gravier », rapportent les cousines. Ce gravier est utilisé pendant de nombreuses années pour la construction de routes dans les municipalités avoisinantes. « À la fin des années 1940, c’est la fin de l’exploitation de la gravière qui a néanmoins révélé une importante présence de pierre », de relater Marie-Josephe. Édouard et Charles-Émile se procurent l’équipement nécessaire. Le dynamitage, le concassage et le transport de la pierre commencent. La décennie qui suivra y sera consacrée.

La carrière, importante créatrice d’emplois

La carrière connaît une grande expansion dans les années 1950. « Elle procurait du travail à des centaines de travailleurs de Saint-Bruno et des municipalités environnantes », révèle Marie-Josephe Goyer. L’exploitation s’est poursuivie jusqu’au début des années 1960, alors que les frères la vendent ainsi que l’équipement requis. Selon Marie-Josephe, l’acheteur, Dominion Lime, a continué à l’exploiter durant quelques années.

Les condos Saint-Bruno-sur-le-Lac

En laissant monter l’eau dans la carrière, un lac s’est formé. Il a été nommé le lac Goyer. Le site est devenu un lieu enchanteur propice à la construction. Sur les rives du lac, de nombreux Montarvillois, et des gens venus de l’extérieur, habitent maintenant les luxueux condos Saint-Bruno-sur-le-Lac.

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