La Butte vers l’Islande…

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Par Frank Rodi
La Butte vers l’Islande…
Cinq des huit jeunes de La Butte qui partiront en Islande, accompagnés de Rose Béliveau, deuxième à partir de la gauche, et Guillaume Roy-Grondin, deuxième à partir de la droite. (Photo : (Photo : courtoisie))

La Butte est en campagne de financement jusqu’à la mi-décembre pour un projet de voyage en Islande. L’objectif est de récolter une somme minimale de 15 000 $. 

La Maison des jeunes de Saint-Basile-le-Grand fait appel à la générosité des citoyens pour récolter les derniers milliers de ce montant.  

La campagne de financement, d’une durée de six semaines, a pour but d’amoindrir les coûts d’un projet qui a pour nom l’Odyssée nordique. Un groupe de huit jeunes et deux accompagnateurs est impliqué dans un projet de voyage en Islande prévu à l’été 2023. « Depuis le printemps, le groupe s’est mobilisé pour amasser du financement », explique le directeur général de la Maison des jeunes La Butte, Martin Renaud.  

Au moment d’écrire ces lignes, quelque 10 000 $ ont été accumulés. « Cette campagne influencera beaucoup le choix final de la destination. Les jeunes aimeraient beaucoup l’Islande, mais ils sont conscients qu’il est possible de revoir cette destination en fonction du financement obtenu. Dès janvier, le groupe se mettra en mode de planification et d’organisation. Pour l’équipe d’intervenants, le processus est aussi important que la finalité », reconnaît Martin Renaud.

Coordonnateur à La Butte, Guillaume Roy-Grondin est l’un des deux intervenants qui accompagneront les jeunes lors du périple. C’est aussi l’instigateur de ce « projet porteur de grande envergure ». Intervenante à La Butte, Rose Béliveau complète le groupe. 

Quand on demande pourquoi ce sont Rose et Guillaume qui voyageront avec les ados, Martin Renaud soulève que le premier a des études en loisirs et que la deuxième détient des compétences en relations d’aide. C’était important aussi d’envoyer un gars et une fille pour le groupe.

« Ce n’est pas seulement la destination; c’est aussi comment s’y rendre. » – Rose Béliveau  

« C’est d’offrir aux jeunes l’opportunité d’être porteurs d’un projet de grande envergure. D’instaurer aussi des projets de grandes initiatives. Au bout du compte, ce que nous voulons, c’est que les jeunes qui vont participer à ce projet-là, c’est de les asseoir autour de la table et de parler du processus », mentionne Guillaume Roy-Grondin. 

Le processus qui fera passer le projet de son stade initial à sa finalité. L’argent nécessaire, l’échéancier pour trouver la somme, la logistique derrière le voyage, les appels dans les agences de voyages, la gestion de l’argent, la planification… « Il y a quelque chose de très éducatif dans tout ça », note Martin Renaud. Les adolescents impliqués ont en moyenne 14 ou 15 ans, font preuve d’un grand sentiment d’appartenance pour l’organisme jeunesse, de leadership et d’autonomie. Des jeunes qui ont été, avec le temps, décorés par La Butte, soit comme recrue de l’année, jeune de l’année, bénévole de l’année, ou encore qui ont montré une belle implication au sein de l’organisme. « En bout de ligne, ils représentent bien les valeurs de La Butte », exprime Guillaume Roy-Grondin.     

« Ce n’est pas seulement la destination; c’est aussi comment s’y rendre, commente Rose Béliveau. Faire des projets comme cela, en tant qu’intervenante, j’appelle ça être gardien du processus, mais ce sont les jeunes, finalement, qui font le choix, qui proposent des idées… Nous, on encadre ça pour que ça demeure réaliste. »   

Parmi les activités qui seront initiées pour récolter des dons, les jeunes se proposeront pour pelleter durant les prochaines semaines. Un appel aux cannettes est aussi prévu auprès de la population. Il est question, enfin, d’établir quelques partenariats. La Butte sera présente dans le cadre du Défilé du père Noël à Saint-Basile, le samedi 3 décembre.  

Historique

De telles initiatives à La Butte sont réalisables. Il y a d’ailleurs un historique en ce sens. Il y a quelques années, Jonathan Bussière, aujourd’hui décédé, avait emmené un groupe de jeunes à Toronto, puis un autre en Belgique, avec un saut en Allemagne. « Guillaume a pris l’initiative de se proposer dans la philosophie de Jonathan, celle d’initier un projet. Il a pris le flambeau laissé par le départ de Jonathan. Le sentiment d’appartenance est l’ingrédient n°1 dans le gâteau pour un organisme en santé », témoigne Martin Renaud.  

Outre le fait de passer par les différentes activités de financement, il est possible aussi d’offrir un don à l’Odyssée nordique en scannant le code QR de cette page, ou en passant par ce lien : https://www.labutte.org/nouvelles/74-campagne-de-financement.

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