La boursière Ann-Stéphanie Fortin

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Par Frank Rodi
La boursière Ann-Stéphanie Fortin
Ann-Stéphanie Fortin est gardienne de but au soccer. (Photo : courtoisie)

Fondation de l’athlète d’excellence du Québec

La Fondation de l’athlète d’excellence du Québec poursuit sa mission en décernant, le 4 février dernier, un montant de 130 000 $ en bourses individuelles. Parmi 47 étudiants-athlètes boursiers, notons les honneurs décernés à la Julievilloise Ann-Stéphanie Fortin.

La Fondation de l’athlète d’excellence du Québec (FAEQ) a ainsi souligné les efforts d’Ann-Stéphanie Fortin, une jeune fille de 17 ans qui collectionne les bourses. C’est la quatrième fois que la FAEQ l’honore, cette fois avec une bourse d’excellence scolaire d’une valeur de 2000 $. « Pour moi, cette bourse est très importante!, répond Ann-Stéphanie Fortin, questionnée par Les Versants. Elle me donne la possibilité de continuer à m’entraîner avec mes entraîneurs privés et ma préparatrice mentale qui ont tous un rôle-clé dans mon cheminement et mon évolution en tant qu’athlète. Avoir la possibilité de m’entraîner avec ces personnes, alors que la majorité des sports sont sur ‘’pause’’ en ce moment, est un privilège. »

Encouragement

En tout, ils sont 22 lauréats à avoir décroché ce type de bourse, qui récompense les étudiants-athlètes qui ont maintenu une moyenne de 80 % et plus dans leurs études récentes. « Faire partie de cette grande famille de boursiers de la FAEQ me rappelle également que je ne suis pas seule à devoir m’adapter à cette situation hors normes que l’on vit présentement. Cette reconnaissance de la FAEQ m’encourage et m’aidera à m’accomplir davantage », estime-t-elle.

« Cette bourse est très importante! Elle me donne la possibilité de continuer à m’entraîner avec mes entraîneurs privés et ma préparatrice mentale. » – Ann-Stéphanie Fortin

D’ailleurs, Ann-Stéphanie Fortin étudie au cégep Vanier en sciences de la nature, profil science de la santé. Elle a maintenu une moyenne de 82 % à la session d’automne 2020.

Cette bourse lui a été décernée, selon la sportive, parce que ses efforts ont été reconnus. « Tous les efforts que je mets pour continuer à atteindre mes objectifs sportifs et scolaires [sont reconnus], malgré la pratique de mon sport difficile en ce moment et le fait que je débutais ma première session au cégep. Dire que cette première session a été difficile est un euphémisme pour moi. »

Organisation

En effet, alors qu’elle s’adaptait à l’enseignement collégial à distance, Ann-Stéphanie Fortin négociait ses futures années d’études et de soccer avec une université américaine (l’Université Rice, à Houston) et postulait pour un programme des plus contingentés : l’architecture. « Partager mon temps entre mes entraînements personnels, des négociations, la préparation de travaux pour mon admission en architecture et réussir mes cours au cégep m’a forcée à revoir mes façons de travailler et de m’organiser pour arriver à mes fins. Je suis fière de dire que cela a porté ses fruits! »

Architecture

Quand on lui demande pourquoi l’architecture, l’étudiante répond que son intérêt pour ce programme est tout récent. « Cela ne fait vraiment pas longtemps que je me suis découvert une passion pour l’architecture. C’est grâce à Sophie Brassard, conseillère aux athlètes-étudiants à la FAEQ, avec qui je converse depuis février 2020, que j’ai découvert mon intérêt pour l’art et la science. Nos entretiens m’ont permis d’en venir à la conclusion que le meilleur métier qui combine mes deux principaux champs d’intérêts, c’était l’architecture! »

La jeune femme reprend : « Ce qui est génial, c’est qu’au moment où j’ai pris cette décision de postuler en architecture à l’université, je commençais à être plus sérieuse dans mes recherches d’universités aux États-Unis et à rédiger une liste d’universités potentielles avec qui je devais établir un contact pour le soccer. C’est ainsi que Rice University, avec le deuxième meilleur programme d’architecture des États-Unis, s’est montrée sur mon radar! Non seulement Rice est un établissement réputé, un des meilleurs aux États-Unis, mais son programme de soccer est un programme en pleine expansion avec des objectifs qui concordent avec les miens. Dès le premier échange avec les coachs de l’université, j’ai compris que j’avais une place à Rice University. J’ai très hâte d’être parmi ma famille d’Owls! »

En décembre 2019, la joueuse de soccer a participé à deux rencontres amicales contre le Mexique au sein de la formation canadienne des moins de 17 ans. Puis, elle est arrivée deuxième en saison régulière dans la catégorie des moins de 17 ans en LSEQ AAA avec le club de soccer de Longueuil à l’été 2020. Ann-Stéphanie Fortin est membre du Centre national de haute performance de Soccer Québec.

Son profil, que la FAEQ nous a envoyé, en dévoile un peu plus sur elle : « Ann-Stéphanie se démarque dans les duels à un contre un et par sa communication efficace avec ses coéquipières. La gardienne de but veut participer à nouveau aux camps des équipes canadiennes et connaître du succès avec les Owls de l’Université Rice (Houston, Texas) dans la NCAA dès l’automne prochain. Elle s’est découvert une passion pour l’architecture et l’art et entend étudier dans ce domaine à Houston. »

Ses débuts au soccer

« La façon dont j’ai été amenée à jouer au soccer est assez clichée », nous dira-t-elle. Plus jeune, ses parents souhaitaient qu’elle touche à différents types de disciplines, autant des sports collectifs qu’individuels. Au cours d’une saison estivale, Ann-Stéphanie, du haut de ses 7 ans, a fait ses débuts au soccer récréatif. À 8 ans, elle amorçait le compétitif. « Mais le véritable moment où je me suis découvert une passion pour le soccer, c’est à l’hiver de mes 10 ans. Pendant un entraînement, je me suis portée volontaire pour aller garder les buts, et après, je n’ai plus jamais voulu quitter cette position!, se rappelle-t-elle. Il y a quelque chose d’ironique à cette histoire, car lorsque j’ai commencé à jouer au soccer récréatif et que mon tour est arrivé d’aller dans les buts, je me suis cachée dans mon but tellement j’avais peur du ballon! Aujourd’hui, je pense qu’il est juste de dire que mon intrépidité à me jeter dans les pieds de mon adversaire pour l’empêcher de marquer des buts est l’une de mes plus grandes qualités en tant que gardienne. »

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