La biodiversité en photos

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Par Alexandra Vieille
La biodiversité en photos
Jean-Simon Bégin fait de la photographie animalière depuis 20 ans. (Photo : Courtoisie Jean-Simon Bégin)

Un artiste peintre et photographe originaire de Cap-Rouge présentera une exposition photographique, Neige éternelle, à Saint-Bruno-de-Montarville prochainement.

Jean-Simon Bégin est actif dans ces deux disciplines depuis plus de 15 ans. Il a participé à une soixantaine d’expositions et a reçu plus d’une cinquantaine de prix au Canada comme à l’international.

La nature

Jean-Simon a toujours eu un intérêt pour la nature. « J’ai toujours eu une curiosité au sujet de la nature et ce que j’aime de ce type de photographie c’est qu’il n’y a rien qui est gagné d’avance. Il y a toujours de la surprise. Et puis, quand on réussi de belles photographies, on ne partage pas seulement une oeuvre, mais on partage aussi l’expérience qu’on a vécu. »

« C’est le plus grand accomplissement que j’ai fait en photographie en terme de rareté. »
– Jean-Simon Bégin

Être photographe animalier demande de la résilience et de la patience. « Ça fait 20 ans que je fais de la photographie animalière et pour la grande majorité de mes sorties, je reviens bredouille de photos. On ne revient pas bredouille d’observations par contre. Plus je me spécialise, plus je connais le territoire du Québec. Ce sont des connaissances qui ne s’apprennent pas à l’école, qui ne s’apprennent pas avec un mentor. C’est un métier d’explorateur. On apprend où trouver certains animaux, à quel moment de la journée, etc. », explique le photographe. Par exemple, Jean-Simon a passé des années à essayer de photographier des lynx. Chose qu’il a récemment réussi. « Ça pris plusieurs années avant d’arriver à ce succès personnel. »

Danger

Jean-Simon s’est parfois trouvé dans des situations qui auraient pu être dangereuses. « Il m’est arrivé quelques fois de photographier des mères ourses avec leurs petits. Évidemment, il peut être dangereux de s’aventurer trop près et sans le vouloir se placer entre la mère et les petits. Ce que j’ai appris la-dedans c’est que la mère va toujours avertir avant d’attaquer. Il m’est arrivé à quelques reprises que la mère pousse un gros souffle avec son nez en me regardant. À ce moment, j’ai pris un pas de recul et je suis parti. » Les animaux ont une façon d’exprimer leur mécontentement. « En guise d’avertissement, les orignaux quand à eux inclinent leurs oreilles vers l’arrière. Parfois, c’est difficile d’interpréter ce que l’animal veut nous faire comprendre. Mais une chose est sûre, plus on passe de temps avec les animaux, plus on comprend que ce sont des êtres vivants et qu’ils ont des modes de communication comme les humains. Quand on porte attention à ces modes de communication là, qui peuvent sembler invisibles parfois parce qu’ils sont tellement subtils, on comprend les limites et les avertissements. »

Neige éternelle

Jean-Simon a choisi de faire une exposition avec un paysage enneigé puisqu’il aime particulièrement l’hiver. « Ma grande passion c’est l’hiver, c’est la neige. C’est un canva qui est super versatile, qui porte aussi au minimalisme. Ça m’interpelle. On peut mieux distinguer l’animal de son paysage. »

En ce qui concerne l’exposition, la photographie qu’il préfère est celle de la famille de lynx qui marche. « C’est le plus grand accomplissement que j’ai fait en photographie en terme de rareté. »

 

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