Katia Clement-Heydra parle d’un modèle

Katia Clement-Heydra parle d’un modèle

La joueuse de hockey des Canadiennes de Montréal, la Montarvilloise Katia Clement-Heydra. (Photo : Céline Gélinas)

Retraite de Caroline Ouellette

La quadruple médaillée d’or olympique, Caroline Ouellette, a annoncé la fin de sa carrière mardi dernier. Entrevue avec sa coéquipière au sein des Canadiennes de Montréal, Katia Clement-Heydra.

« Depuis que je suis jeune fille, Caroline Ouellette a été un modèle à suivre pour moi, mentionne Katia Clement-Heydra. Elle est l’une des Québécoises qui a connu le plus de succès dans notre sport! »

En plus de ses quatre médailles d’or olympiques, la hockeyeuse est aussi sextuple championne du monde. Elle a été membre de l’équipe nationale pendant 16 ans, prenant part aux Jeux olympiques de Salt Lake City, Turin, Vancouver et Sotchi. C’est âgée de 39 ans qu’elle tire un trait sur sa carrière de joueuse. Or, elle restera au sein des Canadiennes de Montréal à titre d’entraîneuse technique. Pour Katia Clement-Heydra, il n’y a personne de mieux que Caroline Ouellette pour occuper ce rôle. « Avec les Canadiennes de Montréal, Caroline a été une leader; elle a su apporter une présence forte dans le groupe et des connaissances aux autres membres du club. Nous avons un bon personnel d’entraîneurs, mais j’ai aussi beaucoup appris de joueuses comme elle », observe la Montarvilloise de 28 ans.

« Caroline Ouellette a été un modèle à suivre pour moi. » – Katia Clement-Heydra

« Elle m’a prise sous son aile »

À la suite d’un camp d’évaluation, de tests physiques, d’entraînement et de matchs préparatoires, Katia Clement-Heydra s’est jointe aux Canadiennes de Montréal lors de la campagne 2015-2016. Depuis, elle a accumulé les points : 20 (2015-206), 12 (2016-2017) et 26 (2017-2018). Lors de sa première année avec l’organisation, elle évoluait sur le même trio que Caroline Ouellette. « Je me souviens que j’étais timide avec elle. Je n’osais pas lui parler, mais elle m’a prise sous son aile. C’est une fille honnête, qui n’hésitait pas à nous parler sur le banc. Une fille allumée et passionnée par le jeu », de poursuivre la jeune femme.

De Caroline Ouellette, elle dit qu’elle a appris à prévoir et planifier les jeux, à se montrer plus maligne que l’adversaire. La n° 19 des Canadiennes de Montréal ajoute : « C’est dommage qu’elle prenne sa retraite, mais je suis heureuse pour elle. Elle a tout accompli, il est temps pour elle de penser à sa famille. » La nouvelle retraitée est l’une des deux mamans de Liv, à qui elle adresse une lettre sur la plateforme Podium.

Une nouvelle saison qui s’amorce

Quant à Katia Clement-Heydra, il est temps de penser à la saison régulière, qui s’amorce dans près d’une semaine. Les deux premières rencontres sont prévues à la Place Bell, le domicile du Rocket de Laval, les 13 et 14 octobre; un programme double contre l’Inferno de Calgary est au calendrier.

En raison de plusieurs départs, le rôle de Clement-Heydra sera appelé à changer. Cette année, elle fera partie des quelques vétéranes. Selon elle, elle aura de plus grands patins à chausser : « Il y a eu plusieurs changements. Nous avons un nouveau groupe de joueuses, plus jeunes, et des nouveaux venus au sein du personnel hockey. Un vent de renouveau semble s’installer dans l’équipe, un vent de fraîcheur. »

Pour un meilleur salaire

L’athlète de Saint-Bruno-de-Montarville invite la population à venir assister aux matchs des Canadiennes les 13 et 14 octobre. Quelque 10 000 sièges sont disponibles pour ces deux rencontres, et des billets sont en vente au coût de 15 $. « Ce serait incroyable de remplir cette salle pour les deux parties! lance-t-elle. Ça pourrait nous aider à atteindre nos objectifs de ventes annuelles et peut-être un jour recevoir des salaires plus élevés. » Elle a pour la saison une allocation de 3 000 $ (la somme allouée à une joueuse de 4e année, en plus de quelques bonis).

Le hockey est un sport qui passionne Katia depuis un très bas âge. Une « passion naturelle, un amour du sport qui font partie de moi », amorcés avec l’Association du hockey mineur de Saint-Bruno. D’abord avec les garçons, plus tard avec les filles. Elle a joué pour les Ailes du Richelieu (peewee et bantam), pour ensuite continuer son cheminement avec L’Express du Richelieu (midget AA). Du midget, elle est montée au collégial. Après trois années, l’athlète a été approchée par l’Université McGill, avec qui elle a signé et où elle a étudié les relations industrielles et la psychologie. Elle souhaite prolonger sa carrière de hockeyeuse aussi longtemps que possible. Ensuite, l’étape suivante devrait se situer derrière le banc en tant qu’entraîneuse.

Quand on lui demande si elle souhaiterait pratiquer son sport jusqu’à 39 ans, comme Caroline Ouellette, Katia éclate de rire : « J’aimerais ça jouer encore 10 ans! Mais si nos salaires ne s’améliorent pas, je vais devoir penser à une vie ailleurs que dans le hockey. J’aime encore mon sport, et j’espère porter les couleurs des Canadiennes aussi longtemps que possible, mais l’argent risque d’être un problème… »

QUESTION AUX LECTEURS :

Croyez-vous que les athlètes féminines devraient empocher les mêmes salaires que leurs confrères masculins?

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