Joël Teasdale mise sur les détails

Joël Teasdale mise sur les détails

Le n° 24 de l’Armada de Blainville - Boisbriand, le Julievillois Joël Teasdale, a signé un contrat d’entrée de trois ans avec le Canadien de Montréal. (Photo : Antoine Meunier - Photographe sportif)

Contrat d’entrée de trois ans avec le Canadien de Montréal

Le Canadien de Montréal a annoncé le 21 septembre dernier la signature d’un contrat d’entrée de trois ans accordé à Joël Teasdale. Entrevue avec l’attaquant de l’Armada de Blainville – Boisbriand.

Peu de temps après avoir paraphé cette entente, le CH a retranché Joël Teasdale de son camp d’entraînement. Le jeune homme de 19 ans, qui a habité Sainte-Julie quelques années, s’en est retourné avec son équipe dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). « Je suis redescendu de mon nuage!, lance-t-il, lorsque joint quelques jours plus tard par le journal Les Versants. J’ai recommencé à pratiquer avec l’Armada, alors je suis revenu sur terre. »

Équipe de son enfance

Joël Teasdale s’est entendu sur les modalités d’un contrat de trois campagnes avec le Tricolore, une signature semblable à celle que le Montarvillois Antoine Waked a acceptée en avril 2017. « C’est un sentiment incroyable! C’est le club de mon enfance. Je me souviens que je jouais au hockey dans la rue avec le chandail du Canadien sur le dos », poursuit Teasdale. D’ailleurs, c’est après avoir observé ses voisins pratiquer le sport national qu’il a eu la piqûre. Les années ont suivi et il a appris à développer sa passion. Il raconte : « Ce ne sont pas mes parents qui m’ont forcé à m’inscrire au hockey. J’ai vu mes voisins qui jouaient dans la rue, et j’ai eu envie d’essayer. »

Joël Teasdale se dit plus ou moins surpris par l’octroi de ce contrat. Invité au camp de perfectionnement du Canadien en juin dernier, il a aussi pris part au camp d’entraînement régulier. Contre les Panthers de la Floride le 19 septembre, il a disputé un premier match préparatoire dans la LNH. Il était flanqué de Michael McCarron et William Bitten, l’un premier maintenant rétrogradé au Rocket de Laval, le club-école du CH, le deuxième échangé au Wild du Minnesota. Lors de cette partie, Teasdale a tiré une fois au filet adverse et accumulé 11:12 de temps de glace. Il affirme qu‘il a bien fait au camp. « Je leur [les dirigeants du Canadien de Montréal] ai forcé la main!, soutient le Julievillois, qui avait ce contrat professionnel en tête. Mais je n’avais aucune idée de ce qui se tramait jusqu’à cet appel de mon agent qui m’annonçait la nouvelle. »

« Je suis redescendu de mon nuage! J’ai recommencé à pratiquer avec l’Armada, alors je suis revenu sur terre. » -Joël Teasdale

De ce camp d’entraînement, il dira que c’était intimidant d’être assis aux côtés de Carey Price, et qu’il a appris à connaître les autres jeunes espoirs qui, comme lui, tentaient de se tailler un poste régulier. « Je connaissais déjà Nick Suzuki (la nouvelle acquisition du CH dans la transaction Max Pacioretty) pour l’avoir côtoyé un peu avec Équipe Canada. Mais sinon, j’ai ouvert mes yeux et mes oreilles, et j’ai regardé les habitudes de chacun. Phillip Danault m’a donné quelques conseils. Tout est dans les détails », ajoute celui qui dit être devenu, depuis son séjour à Montréal, un hockeyeur plus mature et expérimenté.

Pas un « flashy player »

Pour se définir, Joël Teasdale constate qu’il n’est pas un « flashy player ». Loin d’être flamboyant sur la patinoire, il mise plutôt à bien réussir tous les petits détails : « C’est ce que les entraîneurs aiment bien de la part de leurs joueurs. » Quand on lui demande de comparer son jeu à celui de certaines vedettes de la Ligue nationale de hockey, le n° 24 de l’Armada n’hésite pas à répondre Patrice Bergeron, le cœur des Bruins de Boston : « Il travaille fort autant défensivement qu’offensivement. » Du côté du Bleu-Blanc-Rouge, il évoque les noms de Phillip Danault et Tomáš Plekanec.

Joël Teasdale a vécu quelques années à Sainte-Julie, l’amenant à jouer son hockey bantam AAA au sein du Noir et Or de De Mortagne, à Boucherville. Quant à ses années midget AAA, il portait les couleurs des Gaulois d’Antoine-Girouard, à Saint-Hyacinthe. « J’ai beaucoup évolué depuis ce temps, mais c’est pendant ces années que j’ai appris que je pouvais aller plus loin si je portais une attention particulière aux détails. »

En ce mois d’octobre, celui qui est né à Lavaltrie entame une quatrième campagne dans l’uniforme de l’Armada de Blainville – Boisbriand. À son retour avec l’organisation, il a été nommé assistant : « Mon camp professionnel m’a apporté une maturité et une expérience que je n’avais pas auparavant. Je veux utiliser ça pour montrer l’exemple aux plus jeunes de l’équipe. »

Au cours des dernières années, Teasdale évoluait sous les ordres de l’entraîneur-chef Joël Bouchard, un instructeur « juste et respectueux avec tous, mais sévère », qui lui a entre autres enseigné l’éthique du travail. Joël Bouchard est devenu au cours de l’été le dirigeant du Rocket de Laval. C’est au tour de Bruce Richardson de prendre la barre de la formation de la LHJMQ. « Ça ne change rien, assure Joël Teasdale, qui souhaite, au cours de l’automne, se tailler un poste avec Équipe Canada, en vue du Championnat mondial junior 2019. Le tournoi d’envergure aura lieu du 26 décembre au 5 janvier à Vancouver et Victoria, en Colombie-Britannique. L’organisation garde la même mentalité, la même philosophie. C’est ce qui nous permettra de parcourir le chemin gagnant. »

On peut suivre le Julievillois sur Twitter à l’adresse @TeasJo.

QUESTION AUX LECTEURS :

Croyez-vous que Joël Teasdale rejoindra un jour la formation régulière du Canadien de Montréal?

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