Jean-Charles Pelland dans la course

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Par Frank Rodi
Jean-Charles Pelland dans la course
Le candidat du Parti vert du Canada dans Montarville, Jean-Charles Pelland. (Photo : courtoisie)

Candidat du Parti vert du Canada dans Montarville

Les Canadiens se choisiront un nouveau gouvernement le 21 octobre prochain. Le journal Les Versants a décidé de s’entretenir avec l’ensemble des candidats de la circonscription de Montarville pour les présenter aux citoyens. La diffusion des entretiens respectera un ordre alphabétique.

Jean-Charles Pelland n’en est pas à ses premiers pas en politique. En effet, avant d’officialiser sa candidature dans Montarville pour le Parti vert du Canada, l’homme de 41 ans s’est également présenté dans Arthabaska, où il est né, en tant que candidat du Parti vert du Québec lors des élections provinciales de 2018. Il a aussi tâté le terrain en politique municipale, dans le cadre de deux élections à Saints-Martyrs-Canadiens, où il est président de l’Association des résidants du lac Nicolet. Il se dit enthousiaste à l’idée de se joindre au Parti vert du Canada dans la lutte perpétuelle pour contrer la crise climatique, donner la priorité à la conservation de l’environnement et bâtir un avenir vert et prospère.

Rappelons que Montarville comprend les municipalités de Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Basile-le-Grand, Sainte-Julie, ainsi qu’une partie de Longueuil.

Tout d’abord, pour demeurer dans l’actualité, que pensez-vous de la controverse du « blackface » du premier ministre Justin Trudeau?

C’est une situation malheureuse, navrante et désolante, mais je ne suis pas prêt à lui sauter dessus. Ce sont de vieilles erreurs de jeunesse. M. Trudeau a démontré une tout autre forme d’hypocrisie depuis qu’il est élu. Personnellement, je pense qu’il est préférable d’attaquer les libéraux à propos de leur plateforme.

« Je ne suis pas satisfait de la façon dont nos gouvernements répondent à l’urgence des changements climatiques. […] les gouvernements ne répondent pas de façon concrète à cette urgence. Pourtant, les scientifiques nous le crient depuis longtemps. » – Jean-Charles Pelland

De vieilles erreurs de jeunesse, est-ce que vous en avez fait?

On en fait tous des erreurs, alors oui, j’imagine. Mais je n’ai pas grand-chose à me reprocher. Tout est disponible sur Internet. D’ailleurs, avant de dénicher ses candidats, le Parti vert du Canada a fouillé dans nos antécédents pour s’assurer que personne n’avait de « poux » du passé.

Présentez-vous… qui est Jean-Charles Pelland?

J’ai grandi à Saint-Lambert. J’ai fait mes études secondaires à Saint-Hubert et mon cégep au Collège Champlain, à Saint-Lambert. Après avoir décroché un baccalauréat à l’Université McGill, j’ai poursuivi mes études à l’UQAM pour terminer mon doctorat en philosophie. En tant que boursier postdoctoral, en ce moment, je partage mon temps au New College of the Humanities de Londres, en Angleterre, et à l’Université McGill. Aujourd’hui, je demeure à Saint-Bruno-de-Montarville, un endroit dont la qualité de vie est au mieux. Des espaces verts et un centre urbain comme Montréal, à proximité. J’ai voyagé beaucoup après mon bac; il y a peu de places sur la planète qui propose cette qualité de vie.

Qu’est-ce qui vous a motivé à voyager?

Surtout la curiosité. La curiosité de voir les autres cultures, d’explorer les différentes facettes de l’être humain. J’ai voyagé en Indonésie, en Afrique, au Népal. J’ai exploré les espaces naturels comme l’Himalaya.

Pourquoi les études en philosophie?

Initialement, c’étaient les sciences, mais je n’étais pas satisfait. J’avais un intérêt pour la quête de la vérité. La philosophie, c’est l’ultime quête de vérité de la nature humaine.

Pourquoi la politique?

Parce que je suis déçu de l’inaction gouvernementale en matière de protection de l’environnement. Je ne suis pas satisfait de la façon dont nos gouvernements répondent à l’urgence des changements climatiques. Autant au municipal qu’au provincial et au fédéral, les gouvernements ne répondent pas de façon concrète à cette urgence. Pourtant, les scientifiques nous le crient depuis longtemps. Aujourd’hui, on voit le début des conséquences.

Et pourquoi le Parti vert?

Parce qu’au sein du Parti vert, nous sommes motivés par les considérations environnementales. Nous observons les recommandations proposées dans le rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Le Parti vert croit en la méthode scientifique et je crois en la science aussi. Ce n’est pas le cas pour la plupart des autres partis.

Selon vous, quelle est la solution aux changements climatiques?

Il y a encore des options, la science est claire là-dessus. Avec des changements, c’est encore possible d’éviter le pire et de réduire nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Il y a une différence entre « subir des effets » et
« subir des effets catastrophiques ». En tant que citoyens, nous avons tous un devoir, une responsabilité, de faire notre part, pour les générations futures.

Que connaissez-vous de la circonscription de Montarville?

De la circonscription, je connais surtout Saint-Bruno-de-Montarville, puisque j’y demeure depuis des années. À une époque, j’avais de la famille à Saint-Basile-le-Grand. J’associe la circonscription à sa belle qualité de vie. Le parc national du Mont-Saint-Bruno, dans sa cour, en est la raison pour beaucoup. Il y a aussi plusieurs associations citoyennes actives et inspirantes, comme la Fondation du Mont-Saint-Bruno et Saint-Bruno en Transition, qui font de beaux efforts. La Politique Ville nourricière de la municipalité de Saint-Bruno, un système alimentaire local, est un autre exemple de ce qu’il faut accomplir pour contrer les changements climatiques.

Quels sont vos engagements dans la circonscription de Montarville?

Comme engagements spécifiques, je priorise le transport en commun, les circuits d’autobus et le service du train de banlieue. C’est ridicule, en ce moment, l’offre proposée. Mes autres priorités: la crise du recyclage et le gaspillage alimentaire, auxquels je veux m’attaquer.

De quelle façon comptez-vous mener votre campagne électorale?

En termes d’action, j’effectue du porte-à-porte depuis quelques jours déjà. Je m’entoure d’une équipe de bénévoles qui me viendra en aide. Éventuellement, j’aimerais ouvrir un local électoral sur la rue Montarville pour faire quelques représentations et rencontrer les citoyens. C’est important de leur parler, de répondre à leurs questions. Les gens sont enclins à voter pour vous s’ils sont informés.

En attendant, comment la population peut-elle vous contacter?

Par courriel à l’adresse jean-charles.pelland@partivert.ca ou encore par ma page Facebook de candidat du Parti vert. Aussi, je devrais lancer un site Internet afin de simplifier mon approche et sur lequel je mettrai un résumé de notre plateforme électorale.

Les autres candidats dans Montarville ont accroché leurs pancartes électorales sur le territoire. Or, nous cherchons encore les vôtres; où sont-elles?

Cette semaine, je devrais installer quelques pancartes. J’ai pesé le pour et le contre, j’ai jonglé avec l’idée. Si ce processus démocratique fonctionne, je suis d’avis que les gens seront conscients de votre existence s’il y a des pancartes. Je suis à voir pour m’assurer de les réutiliser ou de les redonner à un organisme communautaire. C’est aussi une question de chiffres… le Parti vert n’a pas les mêmes ressources financières que les libéraux et les conservateurs, et ce, depuis que Stephen Harper a éliminé le système de financement des partis politiques en 2015.

Vous remportez vos élections le 21 octobre, comment partagez-vous votre temps entre votre rôle de député, et les allers-retours Montréal-Londres?

Je lâche tout et me consacre à 100 % à mon rôle de député. Ce que je réalise en tant que boursier en ce moment, c’est un passe-temps que j’adore, une passion, mais ce sera un honneur de donner tout mon temps afin de m’investir dans la tâche de député.

QUESTION AUX LECTEURS :
Êtes-vous interpellés par la cause environnementale?

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