Inauguration de la forêt urbaine à Saint-Bruno

Inauguration de la forêt urbaine à Saint-Bruno
Plusieurs étudiants de la chaire de l’UQAM s’affairaient à la plantation, au moment du lancement de l'opération il y a près d'un an. (Photo : archives)

Pour le dixième anniversaire de la Journée nationale de l’arbre, Hydro-Québec a inauguré ce matin une forêt urbaine de 360 arbres sur ses terrains de Saint-Bruno-de-Montarville. Celle-ci est aménagée dans le cadre d’un projet de banc d’essai qui constitue une première mondiale.

Au total 180 arbres ont déjà été plantés pendant la première phase de ce projet et 180 autres s’ajouteront dans les prochaines semaines.

Les objectifs de ce banc d’essai sont multiples : diminuer le nombre de pannes causées par la végétation tout en limitant les coûts liés aux activités de maîtrise de végétation ; favoriser la biodiversité urbaine et la présence de végétation à proximité des lignes électriques en conciliant la croissance des arbres avec la présence du réseau d’Hydro-Québec ; contribuer à l’augmentation de la canopée dans les municipalités ; augmenter nos connaissances sur l’effet de différentes espèces d’arbre et de différentes pratiques d’élagage sur l’interception de l’eau, l’atténuation de la chaleur, la diminution de la pollution et la fixation du carbone et comprendre l’effet de différentes espèces d’arbre sur la biologie et la fertilité du sol.

« Cette forêt urbaine jouera un rôle très important pour nous puisqu’entre 40 % et 70 % des pannes sont causées par la végétation. La cohabitation entre les arbres et notre réseau électrique est un défi constant pour Hydro-Québec et, afin d’assurer la qualité du service d’électricité, nous prévoyons investir environ 100 M$ cette année dans nos activités de maîtrise de la végétation à proximité des lignes électriques », d’indiquer dans un communiqué Éric Filion, vice-président exécutif – Distribution, approvisionnement et services partagés, Hydro-Québec

Le professeur Christian Messier, titulaire de la chaire CRNSG sur le contrôle de la croissance des arbres, étudiera les répercussions de différentes techniques comme l’installation de tuteurs, l’installation de capuchons de toile géotextile et les coupes directionnelles sur la croissance des branches des six différentes espèces d’arbres qui composent la forêt urbaine.

« Ce banc d’essai constitue une première mondiale ; il n’y a jamais eu de publications scientifiques à ce sujet. En étudiant l’impact de différentes techniques de maîtrise de la croissance sur ces arbres nous espérons être en mesure de favoriser la biodiversité dans les villes du Québec et aussi de faire en sorte que moins de travaux d’élagage soient nécessaires », d’ajouter Christian Messier, titulaire de la chaire d’étude CRNSG. (Source : Hydro-Québec)

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