Immobilier : les vendeurs en ont pour leur argent

Immobilier : les vendeurs en ont pour leur argent
Les maisons se vendent rapidement sur la Rive-Sud, secteur de Montréal. (Photo : Gabriel Provost)

Le marché immobilier actuel est idéal pour les propriétaires qui désirent vendre sur la Rive-Sud, secteur de Montréal, selon les données publiées le 21 janvier par Centris à propos du dernier trimestre de 2020.

Un article de Gabriel Provost

Le rapport du 14 janvier dernier de l’Institut de la statistique du Québec à propos de la migration interrégionale a confirmé la tendance des Montréalais à déménager vers d’autres régions, notamment la Rive-Sud. Ces arrivées de citoyens de la métropole semblent avoir eu une incidence sur le marché immobilier en banlieue, qui a connu des hausses pour l’année 2020, et ce, malgré la pandémie.

Ventes et prix en hausse
À Saint-Basile-le-Grand, les ventes ont notamment augmenté de 12 % au troisième trimestre de 2020, même si le nombre de propriétés inscrites a diminué de 50 %. Les ventes se font également dans des délais de plus en plus courts, ce qui a causé une augmentation en valeur marchande. Les maisons unifamiliales avaient ainsi un prix médian en hausse de 27 %, à 410 000 $.

À Sainte-Julie, les ventes ont aussi augmenté, cette fois de 57 %. Les inscriptions de résidences unifamiliales ont également reculé, avec 40 % moins de résidences sur le marché pour le dernier trimestre de 2020. Toujours dans la même tendance qu’à Saint-Basile, le prix médian des résidences unifamiliales a grimpé de 11 %, à 445 000 $, et les transactions pour cette catégorie de propriétés ont également diminué de 40 %, raison qui explique la hausse des prix. Finalement, il faut de moins en moins de temps pour réaliser une vente dans la municipalité voisine de l’autoroute 20, où les maisons se vendent en moyenne en 22 jours, soit la moitié moins de temps qu’au trimestre précédent.

Pour Saint-Bruno-de-Montarville, le portrait est similaire à celui des deux autres municipalités, mais avec des hausses supérieures. Ainsi, pour mettre la main sur une résidence unifamiliale, un acheteur devait être prêt à investir environ 545 000 $, soit 15 % de plus qu’au trimestre précédent. Mais acheter à Saint-Bruno devait également se faire rapidement, puisque les résidences unifamiliales trouvaient preneur au bout de 31 jours en moyenne pour le quatrième trimestre de 2020, un recul de 39 jours par rapport à la période précédente. Malgré le recul du nombre de jours pour vendre et du nombre d’inscriptions en vigueur – recul de 56 % pour les maisons unifamiliales – les ventes ont augmenté de 49 % entre les deux derniers trimestres.

Tendance sur 20 ans
Pour voir à quel point les prix ont augmenté au cours des dernières années, notre équipe s’est penchée sur les données immobilières émises il y a 10 ans, soit celles de 2011. Durant cette année, les chiffres de Centris indiquent que le prix médian des propriétés unifamiliales vendues à Saint-Basile-le-Grand était de 262 500 $, soit une augmentation de 156 % sur 10 ans et de 231 % depuis 2001.

À Sainte-Julie, la valeur médiane était de 268 500 $, ce qui fait que l’augmentation y est de 166 % sur 10 ans et de 201 % depuis 2001. Pour Saint-Bruno-de-Montarville, les propriétés vendues avaient une valeur médiane de 340 000 $, soit 160 % de différence en 10 ans et 240 % sur près de 20 ans. Ainsi, être propriétaire d’une maison depuis longtemps peut rapporter gros à la vente, mais les propriétés disponibles pour acheter par la suite risquent de coûter bien plus cher.

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