Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre

Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre

Les commentaires du chef du Parti montarvillois au sujet du rapport financier de la Ville de Saint-Bruno nous laissent pantois. Il oublie quelques principes de base, dont celui-ci : lorsque le toit de ta maison coule, tu dois le réparer. Ne pas le réparer, c’est hypothéquer davantage les générations futures, parce que les coûts de réparation seront beaucoup plus élevés.

Investir dans ses infrastructures, ce n’est pas transférer le fardeau à la génération future : c’est faire ce qui est nécessaire pour conserver le patrimoine des Montarvillois. Depuis 2006, nous avons investi 55,7 millions de dollars dans nos infrastructures municipales :

  • Nos rues : 28,5 millions;
  • Nos installations sportives : 8,7 millions (terrains de soccer et de football synthétiques, réfection de l’aréna);
  • Nos bâtiments municipaux : 7,1 millions, dont 6,0 millions pour le garage municipal et 450 000 $ pour le Vieux Presbytère;
  • Nos infrastructures (réseau pluvial, égouts) : 2,0 millions;
  • Le refinancement de dettes antérieures : 2,1 millions;
  • L’acquisition de matériel roulant : 1,9 million;
  • L’acquisition de terrains pour le développement du Parc industriel : 1,7 million;
  • Le système informatique : 1,2 million;
  • Le financement du régime de retraite : 1,3 million;
  • Le financement des coûts du Comité de transition : 1,2 million.

Dans plusieurs cas, nous avons bénéficié de subventions des gouvernements dans le cadre des programmes de relance économique. Ajoutons que, compte tenu de la conjoncture économique, nous avons bénéficié de taux d’emprunts obligataires fort avantageux, soit de 3,4955 % en moyenne pour les quatre dernières années.

Aurait-il fallu attendre que les infrastructures se détériorent davantage, se priver des programmes de subventions et attendre que les taux d’intérêt augmentent pour enfin procéder aux investissements nécessaires à la municipalité? Il semble que ce soit là l’approche traditionnelle que prône le Parti montarvillois : la culture du « ne rien faire ».

Pendant ce temps, nous avons aussi assumé nos obligations financières. Depuis 2006, nous avons procédé au remboursement de la dette municipale à hauteur de 28 millions de dollars, dont 4,5 millions de remboursements par anticipation à même les surplus budgétaires de la municipalité. Nous devons emprunter pour maintenir notre patrimoine, pour investir dans notre développement économique, nous payons rapidement nos dettes tout en maintenant notre position concurrentielle sur le plan de la taxation par rapport aux villes avoisinantes. Voilà qui nous semble une attitude responsable envers nos concitoyens.

Notre administration est d’avis que l’approche « ne rien faire », c’est de l’irresponsabilité pure et simple.

Le maire de Saint-Bruno-de-Montarville,

Claude Benjamin

 

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