Hugo Richard, coureur de records

Hugo Richard, coureur de records

Le Montarvillois Hugo Richard.

Crédit photo : Archives

Football universitaire

En plus d’avoir été nommé joueur offensif de la semaine du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) à quatre reprises au cours de la saison, le quart-arrière du Rouge et Or de l’Université Laval, Hugo Richard, a battu plusieurs records. Entrevue avec un recordman.

Le Rouge et Or de Laval a conclu sa saison parfaite de 8 victoires le 21 octobre dernier grâce à un gain de 53 à 0 sur le Vert & Or de Sherbrooke devant 11 405 personnes au Stade TELUS-Université Laval. Hugo Richard a profité de ce match pour devenir le recordman du RSEQ au chapitre des passes de touchés en carrière pour un quart-arrière. Le pivot lavallois a réussi une 70e passe de touché et a franchi le cap des 1 000 verges en carrière; il est devenu le premier quart de l’histoire du football québécois a atteindre 30 touchés au sol en plus de compléter plus de 60 passes de touché.

« Dès que je suis arrivé à Laval, je voulais laisser ma marque sur le football québécois. » -Hugo Richard

Les Versants : Cette année, vous avez abattu nombre de records du football universitaire et de l’histoire du Rouge et Or, recevant tous les qualificatifs : « recordman », « légende », « parmi les grands », « un pur-sang »… Qu’est-ce que ça représente pour vous ce statut qui vous collera maintenant à la peau pour les prochaines années?

Hugo Richard : Dès que je suis arrivé à Laval, je voulais laisser ma marque sur le football québécois, et je crois qu’avec ces statistiques, j’ai été capable d’accomplir ça, alors je suis satisfait.

Les Versants : Parmi tous ces records, lequel est le plus intéressant à vos yeux?

H.R. : Celui qui me représente le plus, c’est que je suis le premier à lancer plus de 60 passes de touché et faire 30 touchés au sol.

Les Versants : Auriez-vous connu la même carrière, les mêmes statistiques, au sein d’une autre organisation de football universitaire?

H.R. : Je crois que ça aurait été difficile. Mes entraîneurs ont une grosse partie du mérite dans mes succès et je crois que les conditions à Laval étaient très propices pour moi, pour que j’aie du succès.

Les Versants : Maintenant que le calendrier régulier est terminé pour le Rouge et Or, comment résumeriez-vous votre saison, en tant que quart-arrière, et en tant qu’organisation?
« Dès que je suis arrivé à Laval, je voulais laisser ma marque sur le football québécois. » -Hugo Richard

H.R. : J’ai eu une bonne saison; elle a commencé tranquillement avec un match ordinaire à Sherbrooke, mais je m’en suis bien remis par la suite. Le fait qu’on ait eu une saison parfaite en dit beaucoup sur notre équipe. On a été capables de sortir avec la victoire dans des matchs un peu plus difficiles et de progresser de semaine en semaine.

Les Versants : Une saison parfaite, c’est important pour un club de football?

H.R. : Ce n’est pas important; ce qui est important est de finir premier dans la saison, pour avoir l’avantage du terrain pour les séries.

Les Versants : Est-ce que votre semaine de congé arrive à un bon moment, juste avant la demi-finale du RSEQ

H.R. : Oui, ça va faire du bien! Ça permet à quelques joueurs de guérir leurs petites blessures avant les séries.

Les Versants :Diriez-vous que vous étiez en mission pour la saison 2018, en ce sens qu’il s’agit de votre dernière année avec le Rouge et Or, mais aussi parce que le match de la Coupe Vanier aura lieu à la maison pour votre organisation?

H.R. : Exact! Il est important pour moi de finir sur une bonne note. Et en plus, la Coupe Vanier se trouvant à Québec, si on peut s’y rendre, ce serait une très belle dernière saison.

Les Versants :Qu’en est-il des études pour Hugo Richard?

H.R. : Je suis sur le point de finir mon baccalauréat en génie mécanique, en décembre prochain.

Les Versants : Qu’en est-il de la suite de votre carrière de football après le Rouge et Or, quelles seront vos options?

H.R. : Ma prochaine option est d’aller jouer dans la Ligue canadienne de football. Après ne pas avoir été repêché en mai 2018, il faudrait que je signe un contrat comme agent libre en avril/mai prochain pour tenter de me tailler une place avec une équipe.

Les Versants : Un poste d’entraîneur est-il envisageable?

H.R. : Je souhaite devenir entraîneur, mais pas tout de suite. Si je n’ai pas d’opportunités comme joueur, j’aimerais travailler un peu dans mon domaine et peut-être faire d’autres sports avant de m’investir dans le coaching.

Les Versants : Lorsque vous repensez aux Barons de Saint-Bruno et aux Cheetahs du Collège Vanier, quels souvenirs conservez-vous de cette époque?

H.R. : De belles époques! Quand j’étais avec les Barons, c’était simplement du football avec mes amis, il n’y avait pas de stress ou de pression. C’était vraiment pour le plaisir, et en plus de pouvoir vivre ça avec mon père, qui était un de mes entraîneurs, c’était très cool! À Vanier, c’était différent un peu. C’est pas mal plus compétitif comme environnement, mais je chéris vraiment mes moments à Vanier et les personnes que j’ai rencontrées là-bas

QUESTION AUX LECTEURS :
Croyez-vous aux chances d’Hugo Richard de soulever une autre coupe Vanier?

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