Guillaume Choquette et Alicia Spinelli au Vieux Presbytère

Guillaume Choquette et Alicia Spinelli au Vieux Presbytère

Les œuvres du centre ont été faites avec la technique raku, une technique japonaise antique.

Crédit photo : Marianne Julien

Les artistes montarvillois Guillaume Choquette et Alicia Spinelli exposent leurs œuvres au Centre d’exposition du Vieux Presbytère ce printemps.

Dimanche prochain, le 17 mars, aura lieu le vernissage de l’exposition des deux artistes. Au premier étage se trouvent les œuvres de Guillaume Choquette, un artiste de 38 ans natif de Saint-Bruno.

Ce peintre propose une série de portraits féminins, au travers desquels il représente des émotions. « J’essaie de démontrer des émotions profondes et simples, de représenter leur réalité avec mon œil », explique Guillaume Choquette au journal Les Versants.

Il invite donc la population montarvilloise à venir jeter un coup d’œil sur les quelques œuvres présentées, illustrant des personnages empreints d’émotions simples.

Toutes ses œuvres sont à la peinture à l’acrylique, son médium de prédilection : « L’acrylique, c’est ce que je préfère et ça va le demeurer. Ce qui est bien avec cette peinture, c’est que ça sèche très vite, donc ça me permet d’être très spontané quand je fais une toile, ça me permet d’être dans le moment présent et dans l’immédiat. »

« J’essaie de démontrer des émotions profondes et simples, de représenter leur réalité avec mon œil. »

– Guillaume Choquette

La spontanéité est le mot d’ordre du peintre. « Suivant une adolescence où j’avais laissé de côté cette passion, j’ai eu la chance de rencontrer Yvon Boucher et de suivre un cours de fusain et de composition avec lui. Il m’a donné de son temps, m’a transmis sa vision de l’art, un souci de simplicité, de l’asymétrie et de la spontanéité », raconte-t-il.

Pour peindre et préserver cette philosophie, l’artiste restreint son choix de couleurs et se concentre sur les principaux contrastes observés; il se limite à une seule dimension de pinceau.

Guillaume Choquette se considère encore comme un jeune artiste qui continue d’évoluer : « J’espère avoir la chance de peindre davantage dans les années à venir et explorer de nouveaux sujets. À cette étape de mon cheminement, mon style n’est pas cristallisé et j’espère qu’il évoluera au gré de mes découvertes, mes expériences et des artistes qui m’inspireront. »

Alicia Spinelli

La sculptrice Alicia Spinelli présente ses œuvres au deuxième étage du Centre d’exposition.

Figurent au centre de son exposition deux sculptures en raku, une technique japonaise antique, qu’elle a pratiquée dans son pays d’origine, l’Uruguay. Elle précise : « Je faisais ça là-bas parce que j’avais beaucoup d’espace sur mon terrain, car c’est trop dangereux pour faire à l’intérieur d’une maison. »

Une fois au Canada, Mme Spinelli s’est tournée vers la porcelaine, dont le reste des œuvres de son exposition sont constituées. L’artiste voue une passion pour ces deux techniques bien différentes : « Le raku est imprévisible et plus rustique, et j’adore l’effet que ça donne. La porcelaine est plus difficile à travailler, c’est une matière plus dure, plus dense et j’adore la texture, les reflets et l’effet d’ombre et de lumière qu’elle donne. »

L’artiste crée des personnages et les imprègne d’émotions qui ont été pour elle justes ou belles : « Ce sont des sentiments qui sont reflétés dans quelque chose de concret et permanent; des moments d’introspection, des états d’esprit, des conflits, etc. »

Agronome forestière de profession, Mme Spinelli conserve un lien avec la nature dans ses œuvres, en y intégrant des végétaux, des feuillages, etc. « Ça fait quatre ans que je suis à Saint-Bruno et j’adore cette ville, car il y a beaucoup de nature, ça me rappelle un peu l’Uruguay à cause de la verdure. »

La sculptrice dit parfois avoir de la difficulté à communiquer en français, ses œuvres et l’exposition sont donc un moyen de découvrir qui elle est.

Rappelons que Guillaume Choquette et Alicia Spinelli ont remporté le concours en arts visuels de la Ville de Saint-Bruno en 2017 et ont obtenu une bourse de 1000 $, en plus de voir leur œuvre gagnante ajoutée à la collection de la Ville. Tous deux se disent très heureux et reconnaissants de pouvoir revenir au Vieux Presbytère pour exposer une fois de plus.

L’exposition se poursuivra jusqu’au 5 mai.

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