Martin Guevremont démissionne

Par Marianne Julien
Martin Guevremont démissionne
(Photo : Courtoisie)

Le conseiller municipal Martin Guevremont démissionne de son poste à la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville.
Après un mandat de cinq années, Martin Guevremont a officiellement annoncé hier, le 1avril, qu’il quittait ses fonctions à la Ville, sans que ce soit pour autant un poisson d’avril.
Ce dernier explique que de nouvelles circonstances à son emploi ne lui permettaient plus de se consacrer à son rôle de conseiller municipal comme avant : « Mon horaire professionnel a changé depuis janvier, je voyageais déjà beaucoup pour mon travail, là je voyage encore plus, dit-il. J’ai également trois enfants à la maison et une épouse, c’est juste impossible pour moi de jongler maintenant avec mes carrières depuis 2019. »
Et d’ajouter : « Si je ne suis pas capable de rencontrer le standard que je me suis donné pour ce travail, j’aimerais mieux que ce soit quelqu’un d’autre qui prenne la relève, ce n’est pas dans ma nature de faire les choses à moitié. »
Martin Guevremont soutient que cette décision a été très réfléchie, et évidemment bien accueillie à la maison.
Dans sa lettre de démission, il affirme d’ailleurs vouloir susciter une réflexion parmi les membres du conseil sur le profil de conseiller dont les villes ont besoin : « Il devient difficile de recruter des citoyens qui doivent concilier famille, emploi à temps plein et politique municipale. Si la municipalité souhaite une relève forte et à temps plein au conseil municipal, on pourrait envisager de réduire le nombre de conseillers et de les rémunérer sur la base d’un travail à temps plein. »

« Mon horaire professionnel a changé depuis janvier, je voyageais déjà beaucoup pour mon travail, là je voyage encore plus […] c’est juste impossible pour moi de jongler maintenant avec mes carrières depuis 2019. » – Martin Guevremont

La date officielle de son départ n’est pas encore connue, puisque des vérifications seraient à faire au Service du greffe de la Ville. Toutefois, le conseiller partira assez rapidement.
Il précise aussi que le climat politique de la Ville, dans lequel la gouvernance du maire à la Ville est remise en question, n’a rien à voir avec son choix. « Si le climat politique avait été super harmonieux, j’aurais pris la même décision », avance l’homme. Il renchérit : « Je me suis lancé en politique pour remplir une mission et cette mission-là, c’étaient les engagements et les décisions. Que le climat soit rendu là où il est, avec la décision de certains conseillers municipaux de faire ce qu’ils font, c’est propre à eux, ça n’a rien à voir avec moi et ça n’entache pas ce qui a été fait. »

Fier de son héritage

Dans sa lettre de démission remise au maire, Martin Guevremont révèle être fier de ce qu’il laisse derrière lui après cinq années au pouvoir, tels le Plan d’urbanisme, le revirement de la situation financière de la municipalité grâce au développement du secteur industriel, la tenue de grands événements comme le Marché public et la Féérie de Noël, etc.
« C’est absolument incroyable ce qui a été accompli quand on regarde en arrière depuis 2013, Saint-Bruno aura été dans une période hyper excitante, souligne-t-il. Que ce soit dans le secteur industriel, tout ce qui a été fait et ce qui va être fait sont le résultat de ce qui a été fait entre 2013 et 2018, tout comme la revitalisation du centre-ville et le développement du pôle agrotouristique. »
S’il avait pu faire des choses différemment, l’ex-conseiller aurait aimé montrer plus de « courage politique » : « Si j’avais appris l’étendue du courage politique et jusqu’où on peut le prendre, fort probablement qu’il y a des choses qui se seraient réalisées plus rapidement. C’est donc de faire face aux risques qu’une municipalité peut gérer pour des poursuites d’entrepreneurs ou de promoteurs, de ne pas avoir la crainte de devoir satisfaire tout le monde, etc. On aurait pu faire des choix plus carrés. »

Une situation à relever

Le maire de Saint-Bruno, Martin Murray, assure que l’annonce de cette démission a été un choc : « Je ne m’y attendais pas après tout ce qu’on a vécu. C’est sûr que ça n’a rien à voir avec le climat actuel, mais ça vient aussi ajouter un élément au fait que la situation est complexe, ça ne vient pas faciliter le travail. »
Il n’a que de bons mots à l’égard de Martin Guevremont : « C’était un plus pour la municipalité, pour le parti, c’était un gros actif et c’est une grosse pointure à remplacer. »
Il en va de même pour le Parti Montarvillois qui a publié un communiqué sur le sujet. « Le Parti Montarvillois remercie Martin pour sa contribution significative à la vie municipale depuis 10 ans, dont plus de la moitié à titre d’élu », exprime la présidente du parti, Martine Bousquet.
Une élection partielle devra avoir lieu dans les prochains mois pour élire un nouveau conseiller municipal dans le district 4. Les détails devraient être connus prochainement.
Martin Guevremont quitte avec un conseil pour les prochains candidats : « Il faut se retirer émotivement de son rôle de conseiller municipal, parce qu’on n’est pas là pour servir nos intérêts, mais ceux des citoyens qu’on représente, ce n’est jamais une question de ce qui est important pour soi. »
« J’ai adoré mon expérience de conseiller municipal sur toute la ligne. La réflexion, la décision et l’exécution d’idées et de projets ont été ma principale motivation. Je souhaite bon succès à la personne qui me succédera », conclut-il.

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