Grève chez le personnel de soutien

Par Jean-Christophe Noël
Grève chez le personnel de soutien
Éric Gingras, président du Syndicat de Champlain. (Photo : archives)

Les membres du personnel de soutien du Syndicat de Champlain seront en grève le 4 mai.

C’est donc à dire que les écoles du Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP) seront privées des services de garde, des secrétaires, des concierges, des techniciens en éducation spécialisée, etc. Ce groupe représente un volume considérable au sein de l’école. Pour Éric Gingras, président du Syndicat de Champlain, personnel enseignant et de soutien, la démarche vise à faire la démonstration suivante : « Voici une journée sans personnel de soutien, imaginez tous les jours », met-il en reflet en reprochant au gouvernement de ne pas prioriser la négociation du personnel de soutien.

Casse-tête pour les parents

Dans une journée scolaire typique, un élève passe presque autant de temps au service de garde qu’en classe. Que fera-t-il sans ce service entre ses heures de cours? « On va comprendre le principe de l’importance du personnel de soutien dans une école », met en valeur le président su syndicat.

« Voici une journée sans personnel de soutien, imaginez tous les jours. » – Éric Gingras

Grève suspendue

Les enseignants devaient procéder à une grève le 27 avril dernier. Une proposition d’offre globale a été déposée le 23 par le gouvernement. Cette avancée aux tables de négociations a fait en sorte de suspendre la grève, le temps d’analyser si ce qui est présenté se conclut en une entente ou un rejet. « C’est un pas en avant. C’est de savoir si ce pas est assez grand pour ce que les membres désirent obtenir », résume Éric Gingras. L’assemblée générale a eu lieu le 29 avril. Les enseignants avaient ensuite 48 heures pour voter. La grève a été finalement votée.

Grève du 14 avril

Le 14 avril dernier, les enseignants du CCSP étaient en grève de minuit à 9 h 30. Plutôt que de permettre aux élèves de se rendre à l’école dès 9 h 30, le CSSP a opté pour fermer l’école et prodiguer l’enseignement à distance. « Nous avons déposé des ordonnances de sauvegarde, nous sommes allés devant les tribunaux. Nous pensons que le CSSP n’avait pas le droit d’en arriver à cette solution et qu’il ne pourrait pas procéder ainsi à nouveau », termine M. Gingras. Le verdict à ce sujet devrait voir le jour dans « les semaines à venir ». Tout comme il l’avait fait le 14 avril, le CSSP a choisi l’enseignement à distance pour les élèves du primaire et du secondaire en ce qui a trait à la grève du 4 mai.

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