Georges Brossard, un « audacieux démesuré »

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Par Frank Rodi
Georges Brossard, un « audacieux démesuré »

Le Montarvillois Georges Brossard a passé la semaine en entrevue, à la télévision, à la radio, dans les journaux, afin de mousser la sortie de sa biographie, Audace et démesure, couchée sur le papier par Barbara Kahle. Il a aussi rencontré le journal Les Versants, question de discuter de ses projets d’avenir.

« Les médias ont assez couvert mon amour pour les insectes. C’est un sujet épuisé. Et avant d’être un entomologiste, je me considère comme un humaniste. Parce que j’aime le monde! » lance le coloré et sympathique Georges Brossard.

De ses sept ou huit professions, toutes sont « pour le monde ». Notaire, entomologiste, scénariste, acteur, muséologiste, conférencier… la liste est encore longue pour relater tout ce que le septuagénaire a accompli.   

Georges Brossard n’a plus besoin de présentation. Si vous ne connaissez pas ce qu’il a réalisé en plus de 40 ans de carrière, d’où il vient et ce qui l’a inspiré, vous l’apprendrez en lisant la biographie de 312 pages qu’a composée Barbara Kahle et qui est sur les tablettes depuis le 10 septembre.

Mais cet homme espère voir plusieurs de ses projets se matérialiser, encore une fois « pour le monde », pour venir en aide aux gens. « Je souhaite épouser plusieurs causes qui viennent me chercher, qui me tiennent à coeur. Les vieillards, les familles défavorisées, les jeunes. Pour ça, je vais prendre les grands moyens. Aussi, je désire faire encore plus de bénévolat », mentionne l’homme de 74 ans.

Selon lui, en éducation, il faut 100 fois plus d’orienteurs dans les écoles. « C’est un manque, une carence! » Il faut aussi permettre aux jeunes du secondaire de faire une grille de mots croisés quotidiennement. « Vous allez en faire des gens qui ont de la culture, des connaissances! » Enfin, il aimerait créer une association ou un ordre de « vrais sénateurs », des aînés bénévoles qui seraient, l’espace d’un moment, conférenciers dans les écoles, afin de parler de leur vie et de leurs métiers aux étudiants qui se cherchent. « Il y a de l’énergie à mettre là-dessus! Ça prend un virage! » d’ajouter celui qui demeure à Saint-Bruno-de-Montarville depuis 45 ans.  

Deux romans à peaufiner

Au cours de sa carrière, plus de 20 femmes ont approché Georges Brossard pour écrire sa vie. Mais c’est à Barbara Kahle qu’il a dit oui : « Je salue le courage de Barbara parce que c’est une passionnée et parce qu’elle a pris un gros risque en délaissant son emploi. Elle écrit très bien, de façon impeccable et je lui donne une note de 100 %. Maintenant, j’ai deux romans que j’ai faits durant des moments de passion, pendant que j’étais en voyage. J’écrivais 50 pages par jour! Mais ces textes restent à peaufiner, à retravailler et je veux que Barbara s’en charge. »

Ces deux bouquins, Une vie de doré, une histoire pour enfants, ainsi que Tous ceux qui n’ont plus la passion, devraient donc un jour se retrouver sur le bureau de la Montarvilloise, qui a ajouté une corde à son arc en devenant écrivaine.    

De la biographie Audace et démesure, Georges Brossard avoue ne pas avoir tout lu. « Il y a des choses dont je préfère ne pas me souvenir sur moi. Un jour, je vais la lire au complet, mais j’appréhende ma lecture. » Son passage préféré? Le message de ses deux fils, Georges Jr et Guillaume, qui lui rendent hommage.

De revenir ainsi sur son passé, son enfance, ses réalisations, a-t-il appris quelque chose sur lui-même? « Je n’aurais jamais cru avoir autant de charisme. Et aussi à quel point la vie est éphémère. Chaque fois que je tue un insecte, je m’en rends bien compte. »

Curieusement, sa plus grande fierté demeure ses années de notariat, parce qu’il pratiquait le « culte de la propriété », soit d’aider les gens à devenir propriétaires : « Ça responsabilise, ça ennoblit. Ça permet de passer d’une classe à une autre, d’une catégorie de citoyen à une autre. Ça améliore votre sort. Tout le monde devrait travailler fort afin d’améliorer son sort! » explique le conférencier.

De sa vie, il y a quatre ou cinq choses qu’il dit ne pas avoir faites correctement. « Lorsqu’en 1974 je me suis présenté en tant que candidat pour le Parti conservateur dans La Prairie, j’aurais dû choisir un meilleur parti. Et j’aurais dû me représenter à la suite de ma défaite. C’est ce que j’appelle une candidature sacrifice. J’ai encore l’ambition, un jour, de rendre les berges du fleuve accessibles aux 10 villes de la Rive-Sud (Montréal) qui le longent. »

De cette rencontre, Georges Brossard conclut : « Tout le monde a une richesse, mais on l’étouffe, on ne l’utilise pas, on l’écarte. Tant de talents perdus. Imagine la quantité et la qualité de tout ce qui est ignoré. Ajoute des cordes à ton arc, va chercher d’autres pistes de réflexion. Tu es plein de talents, plein de forces! Réalise-toi! » 

C’est ça, Georges Brossard, un audacieux démesuré.

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