Généalogie et culture à Saint-Basile

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Par Frank Rodi
Généalogie et culture à Saint-Basile
La bibliothèque Roland-LeBlanc, à Saint-Basile-le-Grand. (Photo : Frank Jr Rodi)

Bibliothèque municipale

Partout au Québec, les bibliothèques publiques innovent. À sa façon, c’est le cas aussi de la bibliothèque Roland-LeBlanc, à Saint-Basile-le-Grand.

Pour la directrice de la bibliothèque Roland-LeBlanc, France Goyette, la bibliothèque est bien davantage qu’un endroit servant à emprunter des livres. « Elle est un lieu d’apprentissage, de culture et d’éducation. La bibliothèque est un lieu où nous pouvons dorénavant parler et apporter notre café. Plus que jamais, elle se veut un lieu rassembleur, vivant et dynamique en lien avec les citoyens. »

« Ce qu’on retrouve ici, c’est un trésor national et précieux. » – France Goyette

France Goyette qualifie l’endroit d’accueillant et d’inspirant, qui offre la possibilité de travailler sur place ou de s’installer pour lire. Lieu d’accès à la culture et au savoir, mais également milieu d’animation, de convivialité, d’accueil pour tous. « [La bibliothèque] est une ressource au service de l’ensemble de la communauté », mentionne-t-elle. Le coin dédié aux enfants et l’espace consacré aux jeunes ados, avec mobilier adapté, ainsi que l’aire de lecture près des périodiques, ne sont pas à négliger. Ceux qui désirent travailler dans un environnement plus silencieux ont la possibilité de le faire dans la salle Antonio-Gagnon.

La salle Antonio-Gagnon

C’est le secret le mieux conservé de la bibliothèque Roland-LeBlanc. Quelque 3 000 bouquins traitant d’histoire et de généalogie (un don d’Antonio Gagnon, décédé en 2017) à consulter sur place. En effet, la salle Antonio-Gagnon cache des trésors : une riche collection en généalogie grâce, entre autres, à l’acquisition de la collection La Féminine et La Masculine. « Les citoyens peuvent consulter tous les ouvrages de généalogie et d’histoire dans [ce local,] ainsi qu’avoir accès à distance ou sur place à la base de données Généalogie Québec », révèle fièrement France Goyette. D’ailleurs, le journal Les Versants a eu l’occasion de visiter cette salle l’année dernière en compagnie de la directrice. « Ce qu’on retrouve ici, c’est un trésor national et précieux, une collection accessible aux chercheurs et passionnés d’histoire et de généalogie. C’est la raison pour laquelle on ne laisse pas sortir les livres; ce serait difficile de les remplacer », témoigne Mme Goyette, qui évoque « une oasis de tranquillité et de silence » lorsqu’elle parle de la salle Antonio-Gagnon. Il faut savoir que jusqu’à la fin de sa vie, soit une semaine avant de mourir, M. Gagnon est venu à la bibliothèque faire don de précieux volumes. « C’est une mine d’or, le contenu de cette salle, insiste la directrice de la bibliothèque, et nous souhaitons la faire connaître davantage, susciter un intérêt, parce qu’en ce moment, elle est méconnue de plusieurs de nos abonnés. » Afin de créer un engouement pour l’endroit en question, France Goyette songe à proposer des ateliers de généalogie avec le scolaire. « Il y a aussi quelque chose à faire pour une belle activité intergénérationnelle. »

Pas d’objets à emprunter

Contrairement à d’autres bibliothèques de la région, comme à Saint-Bruno et Sainte-Julie, en ce moment, il n’est pas possible d’emprunter divers objets à la bibliothèque Roland-LeBlanc, ni instruments de musique, ni télescope, ni jeux de société… Un service récent offert par certaines bibliothèques. Par contre, il est possible de faire des casse-tête sur place. « Pour améliorer l’accès à la culture pour ses citoyens et offrir une vitrine aux artistes [locaux], la Municipalité a préféré proposer un projet culturel intégré dans l’espace de vie de la bibliothèque : l’espace permanent d’exposition. Un espace pouvant accueillir de 8 à 15 œuvres. Ainsi, on allie la littérature aux arts visuels, ce qui permet d’assurer le rayonnement de la culture grandbasiloise. [Notre] objectif est d’offrir des projets et des événements artistiques et culturels dans un lieu de littérature et d’apprentissage », répond la directrice du Service des communications, Stéphanie Plamondon. Des expositions en arts visuels seront présentées dans ce lieu, chacune d’une durée de deux à trois mois.

À la bibliothèque Roland-LeBlanc, plus de 65 000 documents sont disponibles, dont albums, documentaires, encyclopédies, bandes dessinées (une collection intéressante pour adultes), publications gouvernementales, partitions musicales…, mais aussi 3 500 disques musicaux, 1 500 films et séries télé, 1 300 livres numériques, 300 livres audio et 100 revues et journaux spécialisés. « Nous avons aussi du personnel compétent, accueillant et dédié pour aider dans les recherches ou suggestions de livres », fait savoir France Goyette.

Quand on demande à la bibliothécaire professionnelle quel est son coup de cœur en la matière, Mme Goyette insiste sur l’élément qui fait de la bibliothèque de Saint-Basile un endroit particulier : « La salle Antonio-Gagnon est un espace dont la Municipalité est très fière. » Par contre, à titre plus personnel, elle avance que la grande bibliothèque « demeure intéressante pour son accessibilité, ses collections, ses espaces de travail, son médialab ». Si les budgets étaient illimités, la direction voudrait créer des occasions pour inciter les citoyens, petits et grands, à visiter les lieux! De son côté, Stéphanie Plamondon souligne l’implication de Mme Goyette : « La Municipalité est fière de la bibliothèque Roland-LeBlanc, qui offre de nombreux services et avantages à ses usagers, et ce, grâce à l’excellent travail de sa directrice et tout le personnel. »

Des options à l’élagage

Une opération d’élagage est effectuée chaque année; différents documents sont examinés pour estimer leur qualité, leur pertinence, et retirer ceux détériorés ou qui ne répondent plus aux objectifs de la bibliothèque, ni aux besoins et intérêts des abonnés. Ces documents ne sont pas déposés au recyclage, mais plutôt remis en partie à la Société d’histoire qui, en collaboration avec la fabrique, organise une revente. Les livres en bon état destinés aux jeunes de 0 à 12 ans sont cependant mis de côté pour bonifier les Croque-livres.

QUESTION AUX LECTEURS :

Connaissiez-vous l’existence de la salle Antonio-Gagnon?

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