François Pérusse au cinéma

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Par Frank Rodi
François Pérusse au cinéma
L'humoriste François Pérusse. (Photo : (Photo : Jérémie LeBlond-Fontaine))

François Pérusse fait ses débuts au cinéma avec un premier rôle dans Niagara, un film de Guillaume Lambert. Il y a quelques semaines, l’humoriste était au Diamant et foulait le tapis rouge de la soirée d’ouverture du Festival de cinéma de la ville de Québec. 

« C’était extraordinaire! Cette première a été pour moi comme un retour à l’enfance. Je me suis revu à dix ans, quand j’allais au Cinéma de Paris regarder des comédies de Louis De Funès », exprime François Pérusse, en entrevue avec Les Versants

Le Théâtre Le Diamant de Robert Lepage a été construit à l’emplacement du Cinéma de Paris, à place d’Youville. « Québec, c’est ma ville natale. C’était ma première visite au Diamant. J’ai eu un feeling. C’était un beau lancement », commente le Montarvillois. 

Un premier rôle

Dans cette comédie dramatique, François Pérusse personnifie Alain, l’un des trois frères qui se retrouvent à la suite du décès de leur père. François Pérusse donne notamment la réplique à Éric Bernier et à Guy Jodoin, qui campent le reste de la fratrie. Katerine Levac et Véronic Dicaire, Marcel Sabourin, une idole d’enfance pour Pérusse, font aussi partie de la distribution. Avec son personnage, l’auteur des 2 Minutes du peuple décroche non seulement un premier rôle au cinéma, mais aussi un premier rôle dans le scénario. François Pérusse se retrouve aussi sur l’affiche du film. « Il y a trois rôles principaux dans ce film, rectifie-t-il. Guy [Jodoin] et Éric [Bernier] sont importants là-dedans. Le film tourne autour de ces trois frères-là. Nous avons à peu près le même temps à l’écran. Mais je dirais que le malheur d’Alain est le fil conducteur de l’affaire. »

Une partie du film a été tournée comme un road trip, de Québec à Niagara, lors duquel les personnages de François Pérusse et d’Éric Bernier renouent avec le passé, leur enfance, leurs souvenirs. En chemin, ils font la rencontre de Stacy (Véronic Dicaire) et Penelope P. (Kat Levac), deux Ontariennes. 

Collaboration  

Ce n’est pas la première fois que François Pérusse est approché par Guillaume Lambert. Dans Les scènes fortuites, le premier long-métrage du réalisateur, le citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville assurait la narration. Pour Niagara, le metteur en scène a offert à l’humoriste un rôle plus important, au grand écran. « C’était inattendu, lance d’emblée François Pérusse, quand on lui demande comment il a reçu cette proposition pour le cinéma. Une surprise. Enfant, un peu comme tout le monde, j’ai rêvé de me retrouver dans un film. Mais une fois adulte, j’ai abandonné ce rêve. »

Pour convaincre François Pérusse, Guillaume Lambert a évoqué un personnage malchanceux, à la grande face longue, intense. « T’es fait pour ce personnage; c’est toi!, que l’on m’a dit. Guillaume tenait à montrer que François Pérusse, ce n’est pas juste ça, pas juste le gars drôle des albums du peuple. Il voulait m’amener dans un autre territoire. »

» Enfant, un peu comme tout le monde, j’ai rêvé de me retrouver dans un film. Mais une fois adulte, j’ai abandonné ce rêve. »  – François Pérusse

Bien que pétrifié par la tâche, celui qui conçoit ses capsules dans son studio à Saint-Basile-le-Grand a su relever le défi. « Je ne voulais pas décevoir. Ça aurait été catastrophique pour moi de décevoir Guillaume et le reste de l’équipe. »

Les scènes les plus difficiles ont été tournées au tout début. Entre autres, celle où Alain pète les plombs alors qu’il apprend au téléphone qu’il a tout perdu dans un incendie, a été enregistrée au deuxième jour de tournage.

Une carrière au cinéma? 

En entrevue, l’homme de 61 ans admet que cette expérience a fait naître en lui une forme de piqûre pour le 7e art. Il ne dit pas non à répéter l’expérience, surtout si Guillaume Lambert et son équipe lui proposent quelque chose à nouveau. Puis, il aimerait bien rédiger un scénario, compléter des textes qui traînent dans un fond de tiroir. Au bout du compte, il se dit flatté d’avoir été une inspiration pour un personnage et qu’on lui tende la main pour un grand rôle au grand écran. « Je n’ai pas l’ambition de faire maintenant partie du catalogue des acteurs. Ce n’est pas mon premier métier… mais peut-être à l’occasion. »

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