François Frigon, joueur de quidditch

François Frigon, joueur de quidditch

Le Montarvillois François Frigon s'adonne au quidditch à l'Université McGill.

Crédit photo : Courtoisie Université McGill

Le quidditch. Si vous connaissez la saga Harry Potter, alors ce sport, inventé par l’écrivaine J.K. Rowling, n’a aucun secret pour vous. Mais si, au contraire, même le mot vous est inconnu, sachez qu’il existe environ 25 clubs à travers le Canada, principalement dans les universités. Entretien avec un joueur de quidditch.

Grand amateur des romans et des films concernant l’histoire du petit sorcier à la cicatrice en forme d’éclair, François Frigon s’adonne au quidditch depuis peu. Nouvel étudiant à l’Université McGill, le Montarvillois a grossi les rangs du McGill A, l’un des deux clubs représentant l’établissement scolaire, en début de session. « Puisque j’amorçais ma première session, je souhaitais surtout rencontrer des gens et poursuivre la pratique d’un sport », raconte François Frigon, en entrevue avec Les Versants.

« Je suis amateur de Harry Potter, c’est intéressant de s’adonner à une activité qui provient des romans. » -François Frigon

Fraîchement arrivé du Collège Champlain, le jeune homme de 19 ans est inscrit au baccalauréat en commerce. À Saint-Lambert, il s’adonnait au volleyball : « À mon entrée à McGill, j’ai regardé les différents clubs sociaux et récréatifs disponibles. En sport, je visais une discipline moins connue, cette fois. »

Sur le site Internet de l’Université McGill, différents clubs sportifs sont accessibles pour les étudiants : le vélo, le tennis, l’escrime… et le quidditch! « Une bonne idée!, commentera François Frigon au téléphone. Puisque je suis amateur de Harry Potter, c’est intéressant de s’adonner à une activité qui provient des romans. C’est très convivial, compétitif, et ça me permet de rencontrer des gens. »

Quelques différences

Il existe quelques différences entre les matchs décrits dans les pages des bouquins, les affrontements aperçus dans les films et la réalité qui se déroule sur les campus universitaires. La plus notable étant que les athlètes de quidditch ne s’envolent pas sur des balais. Par contre, le balai ou le bâton est utilisé comme support de déplacement. Le vif d’or, cette petite boule dorée qui virevolte à l’aide d’ailes, est remplacé par une personne impartiale qui saute dans l’action après 17 minutes de jeu. Attraper l’objet donne 30 points, plutôt que les 150 de l’histoire. « C’est assez particulier de pratiquer un sport reproduit à partir d’un roman fantastique. Le travail de conversion a été très bien réussi; ils ont su en faire une activité attrayante, compétitive et amusante à pratiquer! »

Contrairement aux formations de football, de basketball ou encore de hockey de l’Université McGill, les Redmen et les Martlets, les groupes de quidditch sont peut-être moins pris au sérieux. Par contre, ils ne sont pas mal vus, assure l’étudiant. Loin de là.

Il faut savoir que le Club de quidditch des moldus (les non-sorciers dans l’histoire de Harry Potter) de McGill souligne son 10e anniversaire en 2018. Il est le premier « et le plus prestigieux club » de quidditch au Canada. Il est composé de deux équipes, McGill A, de laquelle fait partie M. Frigon, et Canada’s Finest Quidditch Club (CFQC).

Gardien des trois anneaux

Sur le terrain, en compagnie de trois poursuiveurs, deux batteurs et l’attrapeur, le Montarvillois occupe le poste de gardien, soit celui qui protège les trois anneaux afin d’éviter que les adversaires – parfois le Club de quidditch de l’Université de Montréal – marquent des buts. Il est le Olivier Dubois de la maison Gryffondor dans la saga. « Malgré mon rôle de gardien, il m’arrive d’appuyer l’attaque, mais toujours en retrait, en cas de revirement! »

Adepte de pratiques sportives depuis sa jeunesse, François Frigon s’est notamment adonné au hockey et au basketball. Plus tard, il s’est dirigé vers le volleyball. Il souhaite faire partie de l’équipe de volleyball de McGill à sa deuxième année.

Son intérêt pour Harry Potter

Lorsqu’il a plongé la première fois dans le livre Harry Potter à l’école des sorciers, François Frigon avait sept ou huit ans. Il se souvient qu’il a dû s’y prendre à deux reprises pour achever le tome 1. « À l’époque, je n’étais pas un grand lecteur. Je me suis désintéressé au départ. Puis un jour, j’ai repris ma lecture; j’ai mieux compris, j’ai accroché davantage à l’intrigue, à l’aspect fantasy et j’ai lu le reste », relate-t-il.

Pour le développement des personnages, l’histoire complexe et géniale et la mythologie dans laquelle l’écrivaine Rowling a glissé son univers magique font de ce cycle de sept romans une œuvre unique, selon le principal intéressé. Son personnage préféré est le professeur Severus Rogue pour son évolution à travers la saga, et l’histoire autour de cet antihéros : « Je trouve qu’elle a très bien élaboré l’intrigue autour de ce personnage. »

QUESTION AUX LECTEURS :
Saviez-vous que le quidditch se pratique dans les universités montréalaises?

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