Espace de création et heures bonifiées à Sainte-Julie

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Par Frank Rodi
Espace de création et heures bonifiées à Sainte-Julie
La Ville de Sainte-Julie donne 50 475 $ à trois organismes communautaires locaux. (Photo : archives)

La bibliothèque publique réinventée

Partout au Québec, les bibliothèques publiques innovent. C’est le cas entre autres à la bibliothèque municipale de Sainte-Julie, qui propose plusieurs idées.

« De nos jours, la bibliothèque publique est devenue un lieu de rencontres dynamique et vivant, pourvu de différentes missions, mentionne la bibliothécaire en chef à Sainte-Julie, Marie-Hélène Parent, en entrevue avec Les Versants. Mission d’éducation, d’alphabétisation, d’évolution, de création, d’information… »

Le Médialab

Par exemple, la bibliothèque de Sainte-Julie dispose d’un Médialab, un endroit citoyen, de rassemblement, de discussion, d’échanges; un lieu facilitant les rencontres entre des communautés d’apprentissage, de savoir et de découverte. En outre, ce Médialab permet de concevoir des projets musicaux; d’enregistrer des créations musicales; de concevoir des projets cinématographiques; d’effectuer des films, de mixer et créer des vidéos; de concevoir et réaliser des innovations techniques à l’aide d’imprimantes 3D et autres appareils.

Cet espace de création a vu le jour lors des derniers réaménagements de la bibliothèque, soit à l’été 2017. « Ce n’est pas quelque chose qui coûte très cher », évoque Mme Parent. Une somme de 90 000 $ a été déboursée pour les plans, la promotion, l’équipement du Médialab… « La Municipalité doit suivre aussi, doit être sensible aux besoins et aider à développer, estime-t-elle. Oui, il y a un minimum d’investissement pour de tels projets. »

« Le livre est toujours là, fait partie et demeure au cœur de la bibliothèque. Par contre, les abonnés viennent ici pour bien plus que l’emprunt de livres parce que l’offre de services est multipliée », répond Marie-Hélène Parent.

À Sainte-Julie, outre les bandes dessinées, les romans, les albums, les livres d’histoire, les recueils et autres bouquins, les abonnés peuvent aussi emprunter des partitions musicales, des DVD, des CD, des cours de langues et plus récemment, quelques objets, tels des instruments de musique. Parmi eux, bongo, djembé, glockenspiel, batterie compacte, trompette, banjo, guitare, violon… La bibliothécaire en chef à Sainte-Julie poursuit : « Nous posons la question : “Quels sont les besoins de la population?” Nous écoutons, nous essayons de diversifier les services afin d’offrir un plus à l’usager. Prochainement, nos abonnés pourront aussi emprunter le télescope. »

Elle ajoute que l’emprunt d’objets peut varier et est variable, selon l’espace et la communauté. « Aux États-Unis, par exemple, il y a des bibliothèques où les gens peuvent emprunter des kayaks pliables! »

« Le livre est toujours là, fait partie et demeure au cœur de la bibliothèque. Par contre, les abonnés viennent ici pour bien plus que l’emprunt de livres parce que l’offre de services est multipliée. » -Marie-Hélène Parent

Ces objets à emprunter amènent aussi les bibliothèques à renouveler et mettre à jour leurs collections de volumes et, éventuellement, à présenter des conférences sur ces sujets.

Bibliothèque sur deux étages

Notamment, les gens franchissent les portes de la bibliothèque située chemin du Fer-à-Cheval pour voir un événement culturel, admirer une exposition, assister à une conférence. En effet, entre les murs de ce lieu bâti sur deux étages, le citoyen peut trouver des salles d’études, une salle multifonctionnelle (dans laquelle les membres d‘un club de tricochet se rencontrent à l’occasion) et un salon de lecture. « Nous mettons à profit chaque mètre carré de ces deux étages, assure Marie-Hélène Parent. Nous avons en quelque sorte divisé les deux planchers : le rez-de-chaussée est consacré aux plus jeunes et aux familles aux enfants expressifs, le deuxième étage a été disposé en faveur des adultes et des gens qui ont besoin de tranquillité pour travailler. »

Jusqu’en juin prochain, la bibliothèque de Sainte-Julie est en projet-pilote pour l’accès libre-service. Un concept implanté l’automne dernier, à la suite d’un voyage de Mme Parent dans les pays scandinaves. « Au Québec, je crois que nous sommes la première bibliothèque publique à le proposer. »

Accès libre-service

Depuis septembre dernier, la bibliothèque bonifie son offre de services en ouvrant ses portes tous les matins de semaine (sauf le mercredi) afin de permettre aux citoyens de la fréquenter en accès libre, et ce, même si le personnel de l’endroit ne s’y trouve pas. « Certains abonnés nous ont fait la remarque qu’il n’y avait pas d’endroits pour travailler dans Sainte-Julie. Avec ce projet, nous leur offrons la possibilité de venir à la bibliothèque et d’accéder aux services pour lire, étudier, utiliser le photocopieur, les postes informatiques ainsi que la borne libre-service pour les prêts, ou payer les amendes, mais de façon autonome », conclut-elle. Bref, une autre façon de réinventer la bibliothèque.

Le journal Les Versants reviendra dans les prochaines publications avec des reportages semblables pour les bibliothèques de Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Basile-le-Grand.

QUESTION AUX LECTEURS :

Que proposez-vous pour réinventer la bibliothèque de votre municipalité?

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