Erreurs dans les dépenses électorales

Erreurs dans les dépenses électorales

Le Parti Montarvillois et le Parti équilibre n’ont pas été touchés par les erreurs, contrairement à l’Alliance municipale et Bruno Harvey.

Crédit photo : Archives

Saint-Bruno-de-Montarville

Les dépenses électorales des candidats des élections municipales de Saint-Bruno publiées par la Ville dernièrement étaient en fait erronées. Voici pourquoi.

La Ville de Saint-Bruno-de-Montarville a informé Les Versants d’erreurs qui se sont produites lors du calcul des dépenses municipales de certains candidats.

De prime abord, les montants des candidats du Parti Montarvillois et du Parti équilibre sont restés les mêmes. Par contre, il y avait des erreurs pour tous les candidats du parti Alliance municipale qui, dans le premier sommaire des rapports de dépenses électorales 2017, atteignaient la limite des dépenses permise au cent près, ce qui semblait inhabituel et peu possible.

C’est après une vérification que la Direction des finances de la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville s’est rendu compte de la même erreur qui s’était produite pour tous les candidats de ce parti. « Dans le document qui nous est remis, il y a la première ligne où les candidats ventilent leurs dépenses totales et la ligne d’en dessous qui est le montant maximum permis, explique Roger Robitaille, directeur des finances de la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville. L’erreur qui a été faite par un employé, c’est de prendre l’information sur la deuxième ligne plutôt que sur la première. »

« Ça faisait supposer que des candidats avaient dépassé leur limite ou qu’il y avait des invraisemblances, c’est notre erreur et on s’en excuse. » – Roger Robitaille

Une fois l’erreur corrigée, tous les candidats d’Alliance municipale ont désormais un total des dépenses plus bas que la limite permise, d’environ sept dollars pour les candidats au poste de conseiller et de 26,49 $ pour Thérèse Hudon, qui briguait la mairie.

Bruno Harvey n’a pas dépassé la limite
Dans le dernier rapport de dépenses, l’ancien candidat à la mairie semblait avoir dépassé la limite maximale permise d’environ 3000 $, ce qui constituait une infraction grave à la Loi électorale.

Roger Robitaille explique aussi cette erreur par une mauvaise entrée de données. « Dans les rapports qu’on a reçus, on aurait dû prendre la ligne 10, qui représente les dépenses électorales déclarées, mais à la place, on a pris la ligne 14, qui est le total des sorties de fonds. »

Ainsi, Bruno Harvey a dépensé 9044,97 $ et non 12 908,89 $. La différence de 3863,92 $ représente des dépenses qui ne sont pas incluses dans les dépenses électorales pour une raison quelconque, possiblement parce qu’elles ont été faites en dehors de la période électorale, et qui ne seront pas admissibles au remboursement.

Deux candidats indépendants ont subi la même erreur, il s’agit de Marilou Alarie et Stéphane Corbin. Ce dernier a dépensé 513,71 $ pour sa campagne électorale au lieu de 610,00 $ et Marilou Alarie 1048,88 $ au lieu de 1053,88 $.

Le directeur des finances présente ses excuses aux personnes touchées : « Ça faisait supposer que des candidats avaient dépassé leur limite ou qu’il y avait des invraisemblances, c’est notre erreur et on s’en excuse, soutient-il. On va sûrement mettre des contrôles ou des vérifications pour ne pas que ça se reproduise. »

Actuellement, selon Roger Robitaille, la Ville procède à la vérification des dépenses déclarées par les candidats ou les partis, un processus qui prendrait encore deux ou trois mois. Il se pourrait donc que ces chiffres changent encore d’ici la fin.