Saint-Bruno : un champ de tir à décontaminer
Le député libéral dans Mont-Saint-Bruno – L’Acadie, Bienvenu-Olivier Ntumba, conviait ses partisans à un 5 à 7, le 18 décembre dernier à Saint-Bruno-de-Montarville. Pour l’occasion, la ministre Mélanie Joly était présente.
« C’est principalement une activité de financement pour l’Association libérale Mont-Saint-Bruno – L’Acadie, résume au journal Les Versants le député Bienvenu-Olivier Ntumba. C’est aussi un moment pour rappeler nos dernières annonces. »
Pour le journal, c’était aussi l’occasion d’évoquer le dossier de l’ancien champ de tir de la Défense nationale. « L’idée, c’est d’en faire un site pour Parcs Canada, ou de céder le terrain à la Sépaq. Moi, je veux que ça sorte de la Défense nationale », déclare Bienvenu-Olivier Ntumba.
Promesse brisée
Malgré la promesse de Steven Guilbeault et Bienvenu-Olivier Ntumba de faire avancer les choses dans les 90 jours après les élections fédérales s’ils étaient élus, le dossier de l’ancien champ de tir, à proximité du parc national du Mont-Saint-Bruno, n’a toujours pas avancé.
Pour l’ex-député fédéral de Montarville, Stéphane Bergeron, « cet engagement n’a toujours pas été honoré ». Avec la démission de Steven Guilbeault, M. Bergeron se demande d’ailleurs « Qui s’assurera que sa promesse est tenue? ».
M. Ntumba mentionne que depuis son élection, en avril dernier, il a eu l’occasion d’intervenir auprès de la Défense nationale pour effectuer un suivi sur l’état de la décontamination des munitions non explosées (UXO) sur le terrain de l’ancien champ de tir. Le processus est toujours en cours.
Questionné sur l’échéance de ces travaux de décontamination, le député dans Mont-Saint-Bruno – L’Acadie insiste pour dire que cette démarche ne peut s’effectuer que « pendant une période de cinq mois par année, environ de mai à septembre » lorsque les sols sont dégelés. « Une fois la décontamination complétée et jugée adéquate selon les critères du gouvernement fédéral, nous pourrons passer aux étapes suivantes », commente M. Ntumba.
Pas avant 2028
Selon lui, ce n’est pas demain matin que le site changera de main. « Les travaux de décontamination pourraient se terminer vers 2028 », répond-il au journal.
Quand on lui demande pourquoi le processus de décontamination perdure dans le temps, le député libéral répond que ce n’est pas une science exacte.
« La Défense nationale ne veut rien laisser échapper parce qu’en cas d’accident, ce sera sur notre responsabilité. Nous ne voulons pas cela. Nous sommes prêts à prendre tout le temps qu’il faut, le maximum de temps, pour les travaux de décontamination et s’assurer que tout est fait correctement. La Défense ne veut pas céder un terrain qui n’est pas sûr », précise-t-il.
Puis il ajoute. « Quand la décontamination sera terminée, c’est ensuite facilement transférable et sans contrainte. Toutefois, Parcs Canada sera le premier à qui le terrain serait cédé. »
Les prochaines étapes incluront aussi une consultation avec le ministère de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature du Canada.
Occasion ratée
« On peut certes comprendre que l’ex-militant écologiste en ait eu marre de devoir sans cesse avaler des couleuvres au sein du cabinet de Mark Carney, mais il a raté, avant de quitter, l’occasion de faire en sorte de poser un geste significatif pour l’environnement en s’assurant de mieux protéger la biodiversité du mont Saint-Bruno par la cession de l’ancien champ de tir afin qu’il soit intégré au parc national du même nom », dénonce Stéphane Bergeron.
Pour ce député sortant du Bloc québécois, « ne pas donner suite, après plus de 10 ans, à cette énième promesse libérale ne ferait qu’entretenir le cynisme des citoyens, qui attendent depuis longtemps son aboutissement ».
Lors de ce rassemblement libéral dans Mont-Saint-Bruno – L’Acadie, la ministre Mélanie Joly n’était pas disponible aux médias.
