Saint-Bruno : des cerfs dans la cour

Une citoyenne de Saint-Bruno-de- Montarville constate que malgré l’intervention de la Sépaq, à la fin de l’année, des cerfs de Virginie s’aventurent encore dans sa cour arrière. 

« Je comprends que l’équilibre du nombre optimal de cerfs n’est pas facile à rétablir », amorce celle qui souhaite demeurer anonyme dans son témoignage. 

Opération de contrôle

Rappelons qu’à la fin du mois de novembre, l’année dernière, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a abattu 29 cerfs dans le parc national du Mont-Saint-Bruno. La Sépaq évoquait alors un succès.

Il s’agissait d’une troisième opération de contrôle afin de réduire les cheptels sur le site du mont Saint-Bruno. Au cours des deux dernières années, la Sépaq a abattu 271 cerfs à Saint-Bruno-de-Montarville.

Visiteurs

La femme qui a contacté notre rédaction observe la présence de chevreuils sur sa propriété plutôt souvent. En juin dernier, une femelle et son petit ont pris d’assaut sa cour arrière. « Le jeune est même venu sur mon patio! Je vois leurs crottes et leurs pistes très souvent depuis cet hiver. Hier après-midi, j’en ai vu six qui traversaient d’un terrain à l’autre à partir de ma cour arrière », raconte celle qui prend des photos de ses visiteurs à partir de la fenêtre de sa salle à manger afin de « documenter la situation ». 

Ce n’est pas tout. La Montarvilloise ajoute que l’une de ces bêtes séjourne maintenant au fond de son terrain pendant la matinée. Les intrus mâchouillent les branches basses de ses vieux pommiers ou se régalent de tiges d’hydrangées.

Les chevreuils n’envahissent pas seulement l’arrière-cour de ceux qui demeurent aux abords du parc national du Mont-Saint-Bruno.

Depuis l’intervention de la Sépaq, le journal a aussi été témoin de la présence de cerfs dans des espaces publics. C’est le cas, notamment, le long du rang des Vingt-Cinq, soit du côté de la montagne de ski, soit du côté de l’autoroute 30, devant la maison des Pères trinitaires ou encore sur les terrains derrière le Collège Trinité. À l’arrière de l’établissement scolaire situé dans la montagne, les animaux se déplacent parfois à 15 ou 20 à la fois.

Selon la Sépaq, la densité idéale pour le milieu naturel serait de 5 cerfs/km2.  

Préoccupation

« Je ne les nourris pas et ne fais rien pour les attirer, mais ils sont là, plaide la citoyenne découragée. Ma préoccupation est qu’ils abîment les végétaux et sont porteurs de tiques. Ils ont faim, alors ils sortent en dehors des limites du parc national du Mont-Saint-Bruno. »