Saint-Basile : la rivière Richelieu est stable et sous surveillance
La rivière Richelieu ne fait pas partie des cours d’eau sous surveillance au moment d’écrire ces lignes.
« À l’heure actuelle, la situation de la rivière Richelieu est stable », répond la porte-parole de Saint-Basile-le-Grand, Stéphanie Plamondon.
Pour le directeur régional de la sécurité civile en Montérégie, Jean-Sébastien Forest, « il n’y a pas d’enjeu actuellement » avec la rivière Richelieu.
Une vague de dépressions a traversé le Québec au cours des derniers jours, déversant beaucoup de pluie.
Associée à la hausse des températures printanières qui a accéléré la fonte des dernières couches de neige dans certaines régions, elle a fait grimper le risque de débordement des rivières.
La semaine dernière, plusieurs cours d’eau étaient sous surveillance alors que quelques autres atteignaient le stade d’inondation mineure ou moyenne.
« Les précipitations des derniers jours ont entraîné une hausse du niveau, reconnaît Stéphanie Plamondon, en évoquant l’état du Richelieu. Mais rien n’indique pour le moment un risque imminent de débordement sur notre territoire. »
« Il y a eu plusieurs journées de précipitations, mais ce n’est pas suffisant, ça en prend plus que ça », renchérit Jean-Sébastien Forest.
Quand on lui demande si les autorités municipales surveillent le niveau de la rivière, Mme Plamondon répond que les équipes effectuent une vigie quotidienne et produisent un suivi régulier pour ajuster rapidement leurs actions en cas de changement à la situation. « Nous portons une attention particulière aux secteurs plus vulnérables et aux conditions météo annoncées. En cas de hausse rapide, nous appliquons nos procédures internes de mobilisation et de communications », rappelle la porte-parole.
Pour le directeur régional de la sécurité civile, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Les rivières de la Montérégie et de l’Estrie ne sont pas menaçantes.
« Le Richelieu pourrait encore réagir à la fin du mois d’avril, début mai, mais rien de comparable au printemps 2011. C’est ce qui se passe du côté américain qui fait réagir le Richelieu, avec le lac Champlain, le bassin Adirondack. Aux États-Unis, la neige est déjà toute fondue, contrairement à 2011. Le vent du sud, aussi, peut faire gonfler la rivière. »
En 2011, des inondations avaient frappé plusieurs villes de la Montérégie, dont Saint-Basile-le-Grand. Quelque 350 résidents avaient été touchés par la montée des eaux.

