Parc national du Mont-Saint-Bruno : des cerfs ont été abattus
La Sépaq a abattu 29 cerfs dans le parc national du Mont-Saint-Bruno. L’opération s’est déroulée du 24 au 29 novembre 2025.
« L’opération de contrôle de population a été à nouveau un succès cette année », confirme le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin.
Par succès, la Sépaq entend autant sur le plan prélèvement des bêtes qu’au chapitre de la sécurité publique.
« Le parc du Mont-Saint-Bruno présente à la base plus de contraintes [que le parc des Îles-de-Boucherville]. L’opération a été compliquée, notamment par des épisodes de brouillard et de pluie. » – Mélanie Pageau
Sécurité
Rappelons que pour des raisons de sécurité auprès des citoyens, la Sépaq se fait toujours avare de commentaires en amont de l’opération de contrôle. Elle ne donne pas de détails sur le déroulement de l’opération ni la date à laquelle celle-ci se déroulera. « La sécurité publique demeure la priorité de la Sépaq », insiste M. Boivin.
Pour la plus récente session d’abattage de cerfs, le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) avait accordé à la Sépaq un permis autorisant un prélèvement total de 555 cerfs de Virginie dans les deux parcs nationaux ciblés, le Mont-Saint-Bruno et les Îles-de-Boucherville. « Mais l’objectif était de 400 en raison de la complexité de l’opération », mentionne Simon Boivin.
Plus de 380 cerfs abattus
C’est un total de 381 chevreuils qui ont été éliminés dans les deux emplacements. En plus des 29 bêtes prélevées dans le parc national du Mont-Saint-Bruno, 352 autres ont été abattues au parc des Îles-de-Boucherville. « Ce qui réduit d’autant la pression exercée par la surabondance de cerfs et du broutage excessif sur les milieux naturels et les écosystèmes dans les deux parcs nationaux », affirme Simon Boivin.
De son côté, Mélanie Pageau, aussi de la Sépaq, nous indique que l’opération au parc national du Mont-Saint-Bruno a été plus complexe. « Le parc du Mont-Saint-Bruno présente à la base plus de contraintes [que le parc des Îles-de-Boucherville]. L’opération a été compliquée, notamment par des épisodes de brouillard et de pluie », dit-elle.
Mélanie Pageau précise. « Du côté du Mont-Saint-Bruno, l’atteinte de la cible requiert une combinaison d’interventions dans le parc, une intensification de la chasse en périphérie et des opérations réalisées par les autres sites naturels de la région. »
Une troisième fois
Il s’agissait de la troisième opération de contrôle menée par la Sépaq afin de réduire les cheptels à Saint-Bruno et à Boucherville. Au cours des deux dernières années, la Sépaq a abattu 271 cerfs à Saint-Bruno et 415 à Boucherville. « Tel qu’il a été indiqué par le passé, le problème de surabondance de cerfs est un enjeu régional et la Sépaq ne parviendra pas, à elle seule, à l’endiguer, compte tenu de la connectivité des territoires », déclare M. Boivin.
« Les cerfs se déplaçant librement sur le territoire, sans égard aux limites administratives, toutes les zones périphériques des parcs sont également concernées par le problème. C’est ce que l’on appelle la connectivité écologique, qui fait référence au mouvement des espèces animales et végétales à travers l’environnement », renchérit Mme Pageau.
La Sépaq attendra les résultats des inventaires du MELCCFP au printemps pour statuer sur l’opportunité d’une nouvelle opération l’année prochaine.
Venaison
L’ensemble de la venaison (viande de gibier) est remis gracieusement au programme Chasseurs généreux de la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs. L’organisme distribue ensuite la viande à travers des banques alimentaires de la région.
