École De Montarville : une brigade verte dédiée au compost
Cette année, l’école De Montarville, à Saint-Bruno-de-Montarville, est passée, en l’espace de quelques mois, de quatre à huit bacs bruns pour le compost.
« À l’école De Montarville, le virage vert est bien entamé. Nous avons une jeunesse motivée et impliquée, des jeunes qui méritent que nous soulignions leur engagement », commente l’enseignante de 1re année à l’école primaire, Catherine Lussier, qui souhaite que d’autres écoles s’inspirent de leur projet compostage.
Une douzaine d’enfants de l’école De Montarville, à Saint-Bruno-de-Montarville, se consacrent quotidiennement aux bacs de compost dans les classes. Ils récupèrent aussi le papier brun consommé dans l’école.
« Ça peut faire une différence. » – Romy
La brigade verte
Le journal est allé à la rencontre de ces jeunes. Des écoliers de la 2e, de la 3e et de la 6e année qui se disent engagés en faveur de l’environnement. Esteban, Adrien, Olivia, Eva, Mathis, Romy, Laurent, Samuel, Fatema, Mathilde, Olivier et quelques autres forment la brigade verte de l’école De Montarville. Une nouveauté qui a pointé le bout de son nez en cette année scolaire.
Le rôle de chacun est de récupérer les poubelles de papier brun dans les salles de bain et les petits bacs de compost dans les classes, de vider les contenants et de les laver avant de les ramener à leur place. « Avant la brigade, il y avait juste une classe de 6e année qui compostait. L’enseignante lavait le bac chez elle. Maintenant, toutes les classes font du compost », explique Adrien.
Pour l’enseignante de 2e année, Claire Desrosiers, l’idée derrière ce projet était au départ de réduire le nombre de déchets. En une semaine, tous les papiers de collations ont été récupérés. « Il y avait un monticule de déchets. Les enfants ont alors pris conscience du nombre de déchets que nous faisions en une seule semaine », mentionne-t-elle.
Parmi les jeunes de la brigade verte, il y a Romy, qui a constaté que depuis que le compost est ramassé, la poubelle de la classe est beaucoup moins pleine. « Pour l’environnement, ça peut faire une différence », dit la jeune fille.
Aujourd’hui, chaque salle de bain et les locaux de maternelle ont leur chaudière pour récupérer le papier brun, qui est ensuite jeté au compost.
Ce qui va dans le compost
Selon Catherine Lussier, ce n’est pas facile de s’adapter aux changements. Un comité d’élèves, des représentants de chaque classe, a fait le tour de l’école pour dire ce qui allait dans le compost. D’ailleurs, dans les salles de bain, ce n’est pas rare de trouver parfois des poubelles pleines de papier brun, alors qu’à côté se trouve une chaudière consacrée à ce papier. « Il y a encore de l’éducation à faire, un papier brun à la fois. C’est un travail compliqué. »
Rencontrés par le journal, plusieurs élèves insistaient pour rappeler ce qui va ou non dans le compost. Selon eux, il faut répéter en ce qui a trait au contenu du contenant brun.
À travers leurs responsabilités de membres de la brigade verte, les gamins constatent aussi beaucoup de gaspillage. Esteban et Fatema s’entendent pour dire qu’il y a des lunchs qui ne sont pas mangés. Ils se retrouvent soit à la poubelle, soit dans le compost. Ils interviennent encore à ce sujet. « On trouve des clémentines et des pommes pas mangées. Des collations pas croquées dans le compost. Au lieu de les jeter, laissez-les dans votre boîte à lunch. Ça remplit le compost », lancent-ils. De son côté, Olivia rappelle que tous ces efforts, c’est pour la planète et son environnement.
De quatre à huit bacs
Au début du projet de compost, trois bacs bruns étaient installés à l’extérieur de l’école De Montarville. Depuis, l’établissement scolaire est passé à huit. « Nous avons doublé notre flotte de bacs bruns grâce à la brigade verte! » exprime fièrement Catherine Lussier.
Contactée par le journal, la Ville de Saint-Bruno confirme que huit bacs bruns ont été livrés à l’école De Montarville au cours de l’année scolaire. En octobre 2024, la Municipalité en a laissé trois. Puis quatre supplémentaires en janvier dernier, en raison du changement de fréquence des collectes pendant la saison hivernale. C’était à la demande de l’école. En avril, un autre bac a été demandé et la Ville l’a apporté. Selon la porte-parole de Saint-Bruno, Manon Lacourse, le nombre de bacs est dû à la fréquence de la collecte. « Le nombre de bacs varie aussi selon le nombre d’élèves, des espaces disponibles et des besoins logistiques exprimés par chaque établissement. Même la présence de séchoirs ou de papier dans les salles de bain. Ça peut paraître un léger détail, mais dans les écoles, un bac ou deux peuvent être remplis de papier brun. »
Mme Lacourse poursuit. « La Ville reconnaît et félicite l’école De Montarville, qui a mis en place une superbe procédure à l’image de son école et qui a pris le temps de créer ses propres outils, afin de bien s’approprier le projet. Il faut souligner leurs efforts sur ces points et non valoriser le nombre de bacs. »
