Des citoyens demandent la conservation intégrale du Boisé Sabourin

Des Montarvillois implorent la Ville de Saint-Bruno de conserver intégralement le Boisé Sabourin, un territoire de 38 hectares situé entre le boulevard Sir-Wilfrid-Laurier (route 116), le ruisseau Massé, le Grand Boulevard et la rue Gardenvale. Ils revendiquent de plus le manque de représentativité des citoyens au sein du Comité de concertation sur la protection des milieux humides et la mise en valeur des terrains situés au sud 116, créé en février dernier par le Conseil régional en environnement de la Montérégie (CREM).

En premier lieu, ces citoyens, qui forment le groupe apolitique Sauvons le Boisé Sabourin, remettent en cause la formation même du comité, puisque, selon trois études environnementales sur lesquelles ils basent leur argumentation, une seule conclusion prime : la préservation des milieux humides est vitale. Ces études ont été réalisées par le Centre d’information sur l’environnement de Longueuil (CIEL), le bureau d’études et de conseils en environnementAlliance Environnement Conseil, et Dimension environnement.

« Selon la dernière étude, le Boisé Sabourin représenterait un « nœud régional » pour la faune et la flore, rapporte France-Hélène Rayle Despatis, résidente de la rue Gardenvale et représentante du groupe. Tous s’accordent de plus pour dire, comme nous, que le Boisé Sabourin est clairement un milieu humide et naturel d’importance.»

Une voix au comité

Le groupe remet de plus en question le processus démocratique et la transparence du comité de concertation, alors que ses participants signeront une entente de confidentialité lors de la première rencontre. Il ne comprend pas non plus que seuls les citoyens limitrophes au Boisé Sabourin, sur les rues Gardenvale et le Grand Boulevard, aient été invités par voie postale à se joindre au groupe. France-Hélène Rayle Despatis et Madeleine St-Aubin dénoncent cette situation : « Pourquoi est-ce qu’un seul côté de rue a été invité à participer au comité? Pourquoi ne pas s’être adressé à tous les résidants de la rue Gardenvale et du Grand Boulevard?, s’interrogent les deux dames. Le Comité est la seule tribune disponible pour que puissent s’exprimer les résidants. Nous demandons donc à ce qu’il y ait plus de citoyens représentés dans le comité et que soient prises en considération les connaissances et les opinions de tous dans ce dossier. »

Aujourd’hui, le groupe fait appel à la bonne foi des propriétaires, dont certains sont des promoteurs, ainsi que de la Ville. « Nos élus doivent exercer leur pouvoir, afin de sauver et de valoriser ce précieux territoire. Prions notre conseil municipal de faire un choix audacieux pour la sauvegarde du Boisé Sabourin, qui préservera par le fait même notre fierté montarvilloise et contribuera à accroître la notoriété verte de Saint-Bruno-de-Montarville », conclut Mme Rayle Despatis.

 

NDLR: Le soir même de la publication de cet article, le journal apprenait que Mme Rayle-Despatis était nommée sur le Comité de concertation, par le CREM, à titre de porte-parole du groupe citoyen Sauvons le Boisé Sabourin.