De nouveaux joueurs se joignent au Comité de concertation
France-Hélène Rayle-Despatis représentera la voix citoyenne au sein du Comité de concertation sur la protection des milieux humides et la mise en valeur de certains terrains situés au sud de la route 116, à titre de porte-parole du groupe « Sauvons le Boisé Sabourin ». La nouvelle a été annoncée lors de la dernière séance du conseil municipal. Deux autres joueurs ont été invités à siéger; la Fondation du Mont-Saint-Bruno a confirmé sa présence récemment.
En créant le groupe, avec trois autres membres, Mme Rayle-Despatis ne s’attendait pas à ce que les choses se bousculent aussi rapidement. Elle s’en dit toutefois très ravie, « puisque le Boisé Sabourin a une implication dans la vie de beaucoup plus de gens que les résidants limitrophes ». « Je suis bien heureuse de constater que la voix des citoyens est importante pour le Comité », a exprimé d’entrée de jeu la Montarvilloise, quand le journal l’a rencontrée.
Maintenant qu’elle a un pied dans la place, il n’est pas question pour Mme Rayle-Despatis de changer son fusil d’épaule; sa principale préoccupation sera toujours la conservation intégrale du Boisé Sabourin. « Quand le CREM m’a invitée, il savait en tout état de cause quelle était la raison d’exister du groupe, précise-t-elle. Ne reste plus qu’à voir comment sera la collaboration avec les autres membres du Comité. »
Depuis plusieurs semaines, la résidante de la rue Gardenvale approfondit ses recherches et ses connaissances sur le pouvoir décisionnel et les obligations des différentes instances gouvernementales dans le dossier. Et, à la lumière de ses lectures, elle reste convaincue qu’il est toujours possible de sauver le Boisé. « Pour parler par exemple du PMAD, de ses grandes orientations et des aires TOD, j’ai de la difficulté à croire que la Communauté métropolitaine de Montréal accepterait que l’on détruise un milieu naturel riche pour y construire des maisons. »
Dans le communiqué de presse que le groupe avait envoyé aux médias il y a quelques semaines, la signature d’une entente de confidentialité par les membres du Comité était vivement critiquée. Aujourd’hui qu’elle se retrouve dans le camp adverse, Mme Rayle-Despatis avoue mieux en comprendre les raisons. « Je me suis fait expliquer qu’il pouvait y avoir des éléments très précis et de nature privée qui ne pourraient pas être dévoilés, mais que ceux-ci ne nous feraient pas changer d’idée sur la valeur écologique du milieu; je ne vois pas de malaise si l’entente de confidentialité va dans ce sens. Par contre, nous pourrons, après consensus, décider des éléments qui seront rendus publics. »
La pétition lancée par le groupe est toujours d’actualité. Au dire de Mme Rayle-Despatis, la collecte de signatures va bon train auprès des résidants du sud 116.

